Valérie Pecresse veut faire du participatif…

Pendant qu’aux États-Unis et même en Europe, on loue la politique d’utilisation des médias sociaux que Barack Obama a su mettre en place pendant les élections et après les élections. Nous avons déjà eu l’occasion de vous en parler dans Barack Obama + Social Media + E-commerce = Promouvoir et fédérer et Barack Obama : une victoire pour le Social Media Marketing ?

Pendant ce temps là que fait-on en France ? Beh on essaie de se dire que ça serait bien de faire également du participatif, du dialogue mais malheureusement faute de moyens et je pense surtout de compréhension de ce que sous-entend dialogue, écoute et engagement dans une démarche participative on fait des choses bancales.

La dernier exemple en date est celui de Valérie Pecresse qui sur la base de Google Maps a développé (ou plutôt a fait développer) une API, appelé Agora Carte Ile de France, permettant de voir les suggestions / critiques des citoyens sur une carte d’Ile de France. Au début, je me suis dit que cela pouvait être pertinent mais malheureusement hors mis l’API, il n’y a rien d’autres alors que celle-ci aurait pu juste servir d’éventuelle illustration sur une plateforme participative où la recherche de contenus serait plus simple.

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Le deuxième point qui me gène plus c’est que par le biais de cette API, Valérie Pecresse montre qu’elle écoute ces concitoyens. Oui mais derrière il se passe quoi ? Pas de réponse par rapport aux demandes remontées qui prouve qu’il s’agit là bien d’un gadget pour se donner un côté « web » mais sans en comprendre les enjeux et la démarche global. Pas de réaction permettant de mettre en avant sa compréhension des besoins / attentes des concitoyens. Le tout n’est pas de mettre un outil participatif en place, il faut être en mesure de pouvoir y faire de l’animation afin de montrer sa présence et son engagement.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

13 commentaires pour “Valérie Pecresse veut faire du participatif…”

  1. 100% d’accord Cédric…et on risque de voir d’autres « bout de ficelles » fleurir comme ça de plus en plus…

  2. Certes, la carte fait chic, et demander une participation permet de remonter de nombreux éléments mal formulés, imprécis, parfois de l’ordre de la simple humeur.

    Ce qui manque, c’est une réponse sur ce qu’il en sera fait, ou du moins sur le traitement qui est en cours (on ne fait que recueillir, on catégorise les demandes, on a monté un groupe de réflexion…). On verra donc plus tard le lien qui est fait (ou pas) avec son programme comme annoncé.

  3. @Alban : et j’ai peur que les « bouts de ficelles » se multiplient dans le milieu politique où nos politiques tentent de comprendre l’usage d’Internet mais sans en avoir les moyens surtout financiers.

    @Enikao : une démarche participative sous-entend écoute… mais aussi réponse, sinon les utilisateurs auront plus l’impression de jeter une bouteille à la mer et que finalement on ne les écoute pas.

  4. Je vous trouve un peu dur. Sans rentrer dans des considérations politiques, un élu (ou prétendant) est bien dans son rôle lorsqu’il anime le dialogue avec ses concitoyens. C’est un début à encourager. Il vrai que la mise en scéne est un peu légère, voire maladroite pour s’inscrire dans la durée.
    Un blog qui relate des nouvelles formes de discussions citoyennes : http://blog.sigiriya.fr
    Une étude sur le sujet : http://www.useo.fr/include/etudes/USEO_EEP20_v1_080917.pdf

  5. @Arnaud

    Merci pour les deux liens.

    Globalement, par rapport à ton commentaire, je ne dis pas si cette expérience est mieux ou pas que de rien faire. Mais de la part de politique qui prône les valeurs d’écoute, de dialogue, de proximité, l’application est plus proche de l’accumulation de « post-it » sur une carte que une véritable démarche de dialogue. Alors peut-être que l’usage d’une telle API satisfait les futurs élécteurs de Valérie Pecresse dans une démarche de s’exprimer mais pour consulter, réagir l’outil me semble mal adapté et ne permet de créer ce que l’on appelle l’intelligence collective ou la démocratie participative, qui devrait être présente sur ce type d’opération.

  6. L’agora carte de Valérie Pécresse (réalisée par l’enchanteur) est directement inspirée de la démo-carte de Jean-Noël Guérini mise en place par la Netscouade pour le site de campagne de ce candidat aux dernières élections municipales à Marseille. Pour évaluer ce genre de dispositif, il serait bon de pouvoir évaluer dans quelle mesure les « post-its » géolocalisés sont pris en compte par le politique dans ses décisions et projets … malheureusement Guérini a perdu, rendant impossible cette évaluation ;-)

  7. Je te rejoins complètement Cédric, il manque d’une part la réponse, et d’autre part la mise en avant des propositions les plus intéressantes. Quand le nombre de contributions va augmenter, la carte va devenir illisible, malgré le tri par thème.
    Bref, ce n’est pas vraiment une plateforme participative, plutôt un gadget.
    Et puis ce nom… Ils n’auraient pas pu trouver encore plus cliché et commun?

    Ceci dit, tout cela va dans la bonne direction. Il ne reste plus qu’à travailler l’exécution.

  8. @loichay en ce qui concerne l’évaluation, un premier bilan avait été fait dans l’hebdo local, à lire sur le site de l’agence : http://www.lanetscouade.com/content/la-cartosph%C3%A8re-a-favoris%C3%A9-la-participation-marseille-hebdo

    pour le reste, assez d’accord avec Cédric (et les autres) sur l’importance du retour sur les contributions, une revue commentée des plus intéressantes pourrait par exemple être publiée sur le blog

  9. Bonjour Cédric,

    Comment ne pas être d’accord avec toi. L’écoute c’est bien mais c’est qu’une première étape vers l’action ou plutôt la satisfaction. Donc du participatif oui si derrière tu agis en conséquence

  10. Valérie Pécresse est en campagne interne, aussi répondra-t-elle une fois son programme lancé, voire une fois son potentiel mandat lancé. Aujourd’hui, elle fait remonter les informations de la base vers le sommet.
    A terme, elle répondra sûrement, sachant qu’il faut penser à un moyen efficace de le faire.
    enfin, quand bien même il s’agit de post-it sur une carte, je trouve que c’est un outil intéressant pour faire remonter infos rapidement et efficacement.
    Après, l’administration est ce qu’elle est, il ne s’agit pas de mettre un point sur une carte pour régler le problème. Nos élus en seront informés et pourront faire des stats (bcp plaintes insécurité, environnement,etc)

  11. @ charlotte b
    Le problème c’est que la scénarisation et l’explication de ce qui sera fait du contenu n’est pas mis en avant. Sur une opération de dialogue où l’on a plusieurs phases : phase 1 écoute, phase 2 invitation à réagir par rapport à des propositions retenues et phase 3 : communication sur les actions réalisées, il faut expliquer tout cela à l’internaute pour l’inciter à participer et ne pas le laisser croire qu’il s’agit d’un simple gadget ou l’équivalent d’un questionnaire ouvert où une fois répondue, il ne sait pas ce qu’il advient du contenu qu’il a créé.

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