De la présence à l’animation sur les médias sociaux
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Lorsque l’on parle de Social Media Strategy, on parle souvent d’une démarche engageante (Conseils pour mettre en place une stratégie de Social Media) et on présente souvent les 4 fameuses étapes de la mise en place de cette stratégie :
- Ecouter les conversations existantes : voir et dresser une cartographie de votre présence non maitrisée sur les médias sociaux, générée par les conversations existantes par les internautes.
- Définir sa stratégie : acquisition, fidélisation, notoriété. Il ne faut pas raisonner d’abord outils mais d’abord stratégie et bénéfices recherchés (cf : Avant de voir les outils voyez les usages et Pensez aux cibles que vous voulez toucher plutôt que de penser aux outils technologiques)
- Développer sa présence : il faut se lancer une fois les deux étapes précédentes mises en place
- Animer et analyser
Malheureusement, parfois les étapes sont faites dans le désordre. Beaucoup d’annonceurs, attirés par l’audience déclarée de certains médias sociaux (Facebook = 12 millions de membres en France) ou par le buzz autour de nouveaux outils (qui a dit Twitter ?), peuvent avoir tendance à directement sauter à la 3ème étape. Hors une campagne de Social Media pour rencontrer le succès, doit se placer dans le cadre d’une stratégie préalablement définie. Rares sont encore les entreprises qui voient l’utilité d’un poste de Social Media Strategist. Je pense que plutôt que de parler de Community Manager (animation d’une communauté), il faut déjà avoir un Social Media Strategist ou Community Leader, une personne compétente qui saura définir et guider la stratégie et les bonnes actions d’animation.
L’autre point souvent oublié, par certaines agences… est celui de l’animation. Une campagne de Social Media ne doit pas être réalisée comme un mini-site de communication. Par exemple, lancer sa fan page est intéressante que si derrière il y a une vraie politique d’animation pertinente de la page pour drainer des « fans », les faire revenir et les faire parler positivement de la marque (« ambassadorship »).
Raisonner aujourd’hui par rapport aux fans pages sur lesquelles vous êtes inscrits : globalement il es rare de retourner sur la page hors mis par le biais de notifications pertinentes qui remontent. Car c’est la force des fans page de Facebook, vous êtes notifiés à chaque nouveau statut laissé par l’animateur sur la page. Sauf si ces messages ne sont pas intéressants, n’apportent pas un contenu ou une information jugée intéressante ou pertinente, la fan page risque de ne pas rencontrer le succès. Pour se convaincre de l’intérêt fortement temporaire des fans page si aucune animation n’est faite, il suffit de voir l’évolution du nombre de fans. Hors les outils d’animation d’une fan page sont nombreux :
- contenus exclusifs
- sondages
- applications
Pourquoi je rappelle ces éléments ? Parce que de la théorie à la pratique, le fossé est grand même pour les agences les plus réputées. Alors certes, cela implique un changement de logique pour les agences comme les annonceurs mais celui-ci est indispensable.
Ça va sans dire, mais ça va tellement mieux en le disant !
Merci de rappeler ces bases, on croise beaucoup trop d’apprentis sorciers ces temps ci !
Hello Cédric !
Je suis d’accord avec toi sur le manque de « méthodologie » : trop souvent, je vois des marques / des agences se lancer sans réfléchir en amont et oublié que les résultats se gagnent au fil du temps et des efforts dispensés.
Lorsque tu dis qu’il faut d’abord recruter un social media stratégist avant de recruter un community management, je me demande si cela est vrai dans toutes les situations ?
Certaines petites ou moyennes entreprise peuvent avoir intérêt à recruter un community manager en priorité et se payer ponctuellement les conseils d’un social media strategist. Qu’en penses tu ?
@Akostic
(Réfléchir avant d’agir, disait ma maman…)
Oui mais a priori la stratégie vient avant l’action
Oui on est d’accord, c’est vrai que ma phrase porte à confusion
Bien écrit et très bien expliqué.
Mais pourquoi aussi consensuel ?
A place de :
« Beaucoup d’annonceurs, attirés par l’audience déclarée de certains médias sociaux ou par le buzz autour de nouveaux outils, peuvent avoir tendance à directement sauté (sic : ER) à la 3ème étape. »
Il fallait dire :
« beaucoup d’annonceurs, guidés par l’inexpérience de leurs responsables com dans le domaine du digital, essaient désespérément de refaire les campagnes censées avoir cartonné d’après la presse -papier- publicitaire actuelle qui n’a juste qu’un an de retard. »
C’est plus proche de la réalité non ?
Ce qui n’empêche pas cet article d’être très bon
Rappel de bon sens mais nécessaire et très vrai. C’est le principal risque de tout ce que permet Internet : s’y précipiter sans savoir pourquoi.
D’ailleurs je vais faire ajouter la notion de « Social Media Strategist » à ma fiche de poste de ce pas !
Attention cependant de ne pas tomber dans le piège qui consisterait à déterminer la stratégie au niveau d’un seul canal, on perdrait en cohérence avec l’image globale… Selon moi la stratégie doit se décider en amont de tout canal puis à un second niveau prendre en compte les particularités des canaux.
@mathieu +1
Vos articles ont très intéressants, mais de grâce, faites-les corriger avant de les publier, ils sont truffés de fautes d’orthographes et de grammaire… dommage!
@ Alexa > Hé oui mais c’est là tout le malheur de la sphère professionnelle française : vous avez le droit de ne pas avoir d’idée ou de voler celles des autres, mais si jamais vous faites des fautes d’orthographe… alors là… c’est le discrédit immédiat.
Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué ce blog est gratuit et sans publicité, ça veut dire que nous n’avons pas les moyens de nous payer une assistante de rédaction.
Si tu cherches des articles qui traite de sujets équivalents mais sans fautes, je te recommande le Journal du Net (mais il ne faudra pas venir te plaindre de la qualité du contenu).
/Fred
Très bonne analyse, et le fait de rappeler qu’avant d’animer il faut construire de manière cohérente parait tellement logique qu’on ne comprends pas pourquoi personne n’y pense. Combien de boites annoncent recruter un community manager (qui doit d’ailleurs aussi etre graphiste, developpeur, referenceur, et savoir faire un bon café …;-) simplement parce que le mot est à la mode, mais ne s’inscrivent pas dans une logique à moyen ou long terme… Le temps-réel des médias sociaux fait souvent oublier que construire sa reputation prend du temps… (au fait, j’ai fait des fautes, non ?)
Bonne continuation !