Le Community Manager que vous recherchez se trouve déjà dans votre entreprise

Je me suis posé la question avant de publier cet article et d’enfoncer le clou par rapport à un article récent sur le community management qui avait largement fait réagir : Réflexions autour du community management : pourquoi le community manager doit faire partie de l’entreprise.

J’estimais effectivement que le community manager devait faire partie de l’entreprise. Suite aux échanges, je vais même plus loin : le community manager se trouve déjà dans votre entreprise…

En effet, j’ai eu ces derniers jours, suite à l’article, pas mal de demandes assez diverses (agences, annonceurs, etudiants) autour des différents points que j’abordais. Les retours, de manière assez unanimes, sont que dans la théorie tout le monde reconnaît que le community manager se trouve au sein de l’entreprise. Les entreprises et community managers apportent les deux bémols suivants :

  • L’entreprise a un temps de retard et l’agence est là pour combler ce retard et ne pas bloquer ainsi l’adoption des dispositifs communautaires par l’entreprise.

  • Les freelances mettent en avant leurs connaissances du marché et leur adaptabilité.

Vous comprendrez que ces deux arguments sont une vaine tentative de défense qui ne tient pour les raisons suivantes :

  • L’entreprise n’a pas de retard si elle est accompagnée. L’agence se contente du rôle de proposer une personne qui fera office de community manager en attendant que l’entreprise trouve meilleure solution. La solution que je préconise est tout autre : l’entreprise doit être accompagnée par des conseillers afin de faire acquérir les compétences aux personnes ciblées dans l’entreprise qui tiendront ce rôle. On comprend que dans ce dispositif ce n’est pas l’agence qui peut tenir ce rôle (puisqu’elle préférera vendre sa compétence via des jours / homme plutôt que de la diffuser) mais bien de vrais experts prêts à accompagner et diffuser leurs connaissances et compétences. Sauf, que ces experts ne peuvent pas être le premier bloggeur trouvé sur la Toile qui parle de Community Management car il a animé deux forums dans sa vie, mais bien une personne pouvant avoir un vrai retour d’expérience. J’en viens ici au point que finalement le community management n’existe pas. Il serait plus opportun de parler de “Brand Management” à travers une communauté. La compréhension des enjeux communication / marketing / stratégique de la marque sont essentielles, d’où l’importance de trouver la personne en interne répondant à ces critères. Les compétences (rédactionnelles, web – usages et outils, …) pourront être apportées par un conseiller externe…

  • Une personne ne peut gérer qu’une communauté à la fois… Pour se revendiquer comme community manager d’une communauté, on comprend qu’il faut comprendre la communauté (ses membres, la marque, …). Comme je l’évoquais précédemment, le brand management implique que l’on ne gère pas de la même manière une communauté politique qu’une communauté de joueurs en ligne, par exemple. Les agences et freelance feront tomber les annonceurs dans des généralités. J’en ai l’exemple puisque j’accompagne des annonceurs dans leurs démarches et que je vois en face les recommandations en community management d’agences qui sont stéréotypes et non adaptés à la communauté…

Je souhaite donc arriver à la conclusion que le community manager existe déjà en interne dans les entreprises. Il ne faut pas aller chercher en dehors de vos murs le community manager idéal. C’est un mouton à 5 pattes qui, par définition, n’existe pas. Il vaut mieux capitaliser sur des personnes qui ont une logique et une compréhension des enjeux de l’entreprise plutôt qu’une personne qui sur le CV vous vantera ses capacités web, rédactionnelles, relationnelles ou d’expertise en social media. Votre community manager existe : il suffit de le trouver au sein de votre entreprise et de le faire accompagner par des experts.

47 commentaires pour “Le Community Manager que vous recherchez se trouve déjà dans votre entreprise”

  1. Posté par Jean a dit : le

    Encore une fois Cédric, nous sommes tout à fait d’accord :)
    Pour aller dans ce sens, j’ai tendance à expliquer qu’il est beaucoup plus simple d’apprendre le métier de community manager que d’apprendre à connaître un secteur d’activité, et donc une communauté et d’y gagner sa crédibilité.

  2. Posté par Aurélien Gaucherand a dit : le

    OK sur le fait que c’est une compétence interne à développer, et en ce sens la formation doit être une partie importante de l’accompagnement.

    Par contre, je ne dirais pas qu’une personne ne peut animer qu’une communauté. La raison est simple: chaque personne appartient par nature à plusieurs réseaux et que l’animateur de réseau (ou de communauté) est un savoir être avant tout. Si j’ai le goût de l’animation du “faire ensemble”, je serai a priori apte à animer plusieurs communautés AUXQUELLES J’APPARTIENS. Et ce sans le titre officiel de “community manager”.

    Peut être est-ce le point sur lequel on se rejoint: Tu écris “pour se revendiquer Community Manager”… Et LES animateurs de communautés ne sont pas uniquement ceux qui en ont le titre …

  3. Posté par Cédric DENIAUD a dit : le

    @Aurélien

    Impliquer vs gérer… Gérer une communauté peut etre un travail quotidien. Cela prend du temps (attention je parle ici de communautés développées et pas de la promotion de PME sur les médias sociaux car même si l’intitulé community manager est utilisé pour les deux, il ne recoupe pas la même réalité). Le point est surtout sur le risque d’appliquer des règles à des communautés différentes… Ayant un léger retour d’expérience sur les communautés (et sur des communautés bien différentes …), je peux avouer que lorsque je lis ou discutent avec certains, je vois des discours stéréoptypés sur des dispositifs d’animation à mettre en place. Une communauté ce sont des individus…

  4. Posté par axyome a dit : le

    +1
    Tout à fait d’accord, mais attention à ne pas se tromper de conseiller. Bien se renseigner sur les résultats réels (en contactant les références) des conseillers et non sur une pseudo réputation de ceux-ci.
    Merci pour ce bon billet ;)

  5. Posté par Management du Risque | Archives de Sécurité Tube a dit : le

    [...] Médias sociaux > Le Community Manager que vous recherchez se … [...]

  6. Posté par Benoit Faverial a dit : le

    Merci Cedric pour ce billet d’une très grande qualité, comme d’habitude !

    Toutefois, ayant bossé ce sujet précis ces derniers mois, j’aurais un bémol à y apporter.

    Le Community Manager venant de l’interne est la meilleure solution dès lors que l’on parle de culture d’entreprise, de message approprié, d’authenticité globalement.

    Par contre, le Community Manager venant de l’interne peut avoir des difficultés à mener à bien ses missions justement parce qu’il vient de l’interne, que son service d’origine peut (et sera) stigmatisé pour toutes sortes de bonnes et de mauvaises raisons bref … Il aura une étiquette pré-existante qui nuira au dialogue et à la transversalité de ses tâches.

    Certaines entreprises ont un tel chemin à faire pour être présentes de manière saine sur Internet que si ça vient de l’interne, ça sera jugé comme une prise de pouvoir, un grignotage de platebandes, et la politique intra entreprise se mettra en branle comme en 40 :)

    Bref : ta réponse est souvent la bonne, et parfois la pire :)

  7. Posté par Philippe CHOURAQUI a dit : le

    Si je suis d’accord avec la nécessité d’impliquer fortement l’entreprise dans le community management, je trouve les remarques sur les agences plus que caricaturales, et peu respectueuse de la maturité digitale des clients de plus en plus importante.

    Par définition, un véritable travail de recommandation ne peut être stéréotypé. Il s’appuie sur une connaissance complète du client (marché, positionnement, offre, réputation, visibilité, enjeux, communautés, …), sur toute l’expérience de l’agence (aussi bien de le secteur concerné que dans tous les autres) et sur un travail de recherche (benchmark, concept relationnel, charte éditoriale, …).

    Une agence est un allié important pour mener à bien une réflexion commune avec l’entreprise afin de définir la stratégie communautaire le plus adapté aux enjeux recherchés.

    Il est par contre effectivement souvent souhaitable que l’exécution se passe en interne, avec un suivi de conseil de l’agence.

  8. Posté par greg a dit : le

    Encore une fois, au sein de Nurun, je conseille toujours les clients d’avoir leur Community manager en interne car personne mieux qu’un interne ne pourra tenir le rôle quitte à le former et l’accompagner.
    Question rentabilité, c’est aussi plus rentable pour l’agence qui n’a pas besoin d’embaucher une armée de CM et préfère vendre du conseil avec une personne qui sait de quoi elle parle…
    Enfin c’est mon point de vue :)

  9. Posté par Bruno CLEMENT a dit : le

    @greg:
    “Enfin c’est mon point de vue :)”
    => c’est le mien aussi ;-).

    Pour des raisons économiques (pas vraiment rentable ni pour l’agence, ni pour l’annonceur d’externaliser cette fonction sur du moyen terme).

    Mais également en raison d’une nécessaire réactivité liée au Real Time Web.

  10. Posté par @anthonybesson a dit : le

    Hello Cédric et tout le monde,
    Je suis désolé de te dire ca Cédric, mais je ne suis absolument pas d’accord avec toi et même, je trouve ta démarche peu crédible en fait. Finalement, tu défends ton boulot de consultant, ni plus ni moins. Les offres des agences en community management répondent à des besoins précis des entreprises – c’est un fait, et le nier à mon avis est une erreur. Après, tout dépend comment l’on conçoit le community management. Je travaille dans les relations publiques et dans ce métier, nous avons l’habitude de travailler sur le long terme avec nos clients. A la différence des agences marketing, nous ne travaillons pas en projet, mais en “retainer” sur des périodes de plusieurs années. Le travail des agences de Relations Publiques a toujours été de coordonner les relations d’une marque avec ses différents publics, et trouve donc tout à fait sa place dans ces nouveaux métiers du community management.
    Pour ce qui est d’internaliser le métier du community management, je ne suis pas d’accord non plus car le métier de community manager ne se résume pas à bien connaître son secteur ! Il est un véritable métier de communication qui requiert des qualités d’écriture, de gestion de crise, de relationnel. Bref ce n’est pas un travail qu’on peut donner à n’importe qui sous prétexte qu’il connaît bien l’entreprise, Twitter, Facebook ou autre ! C’est une vision réductrice du métier je trouve – et je dis ca parce que je suis community manager hein, cela s’entend. Bref l’avenir nous dira comment évolue ce métier, mais j’éviterais pour ma part de faire des pronostics. Regardons la réalité du marché, la réalité des besoins et la meilleur façon d’y répondre concrètement.

  11. Posté par Devenir Community Manager - Gularu.fr a dit : le

    [...] rebondis sur l’article de Cédric Deniaud qui a fait sensation sur Twitter et qui nous affirme, et je suis d’accord [...]

  12. Posté par Cédric DENIAUD a dit : le

    @Benoit

    Je me suis déjà exprimé sur le sujet… Je suis d’accord avec toid’ou le besoin d’un élément externe pour mettre de l’huile dans les rouages… C’est le rôle d’accompagnateur dont je parle mais pas d’exécutant.

    @Philippe

    Tu sais comme moi qui c’est de la théorie et qu’aujourd’hui les agences préferent vendre des hommes pour animer les outils plutôt que donner la compétence à l’entreprise. Donc je comprends et j’approuve ton discours sur la connaissance de l’entreprise pour la définition de la stratégie sauf qu’aujourd’hui cela est guidé par des projets. Regarde la plupart des projets mis en place ne sont justement que des projets qui ne sont pas coordonnées dans une stratégie globale dans l’entreprise. Mais comme partout, il y a des exceptions. Autant, je pourrai t’en citer outre-Atlantique autant en France elles sont plus rares…

    @Greg
    D’accord avec toi… mais la vision agence, tu le sais est aujourd’hui plus tournée / orientée projet que accompagnement dans la compréhension des enjeux pour la mise en place de vraie stratégie relationnelle via les médias sociaux

    @Anthony
    Ton commentaire prouve que justement les agences web, comm, RP se tirent la bourre entre elles sur les sujets concernant les médias sociaux. Comme tu dis, je suis consultant. Mon métier n’est pas de faire. Donc que ca soit l’agence ou l’entreprise qui fasse le CM, ca ne change rien pour moi… donc je ne comprends pas bien ton argument… Il ne faut pas regarder la réalité et s’y adapter. Ce n’est pas ma position et le métier de consultant n’est pas de répondre de manière opportuniste aux besoins exprimés par le client. C’est là mon métier d’évangéliste (plus que de consultant) ;)

  13. Posté par Philippe Chouraqui a dit : le

    @Cédric : EN te lisant, je suis heureux de constater que le positionnement de Nurun est vraiment singulier.

    Nous ne plaçons pas des hommes, ne nous inscrivons pas dans des projets court-termistes.

    Nous sommes précisément dans al définition et l’accompagnement stratégique long terme, pour offrir une réponse pertinente, personnelle et porteuse de valeurs (internes et externes) à l’entreprise.

    Je suis à ta disposition pour en discuter.

  14. Posté par Cédric DENIAUD a dit : le

    @Philippe
    Tu ne ferais pas avec Greg un peu trop de pub pour ton agence ;)

  15. Posté par Nicolas Steinmetz a dit : le

    Il y a un point qui me gène mais c’est peut être une notion de vocabulaire : “Brand management” me fait penser à une personne plutôt orienté RP en fait et qui animerait une communauté publique entre une marque et ses consommateurs. Cf les exemples que vous donnez : Dell, SNCF, 2xmoinscher, etc.

    Pour une communauté interne à l’entreprise, j’aurais plutôt tendance à utiliser le terme d’”experts” au sens de personne connaissant un métier / une activité de l’entreprise.

    Donc simple pb de vocabulaire ou dans le cas présent, vous ne parlez que des communautés ouvertes sur l’extérieur ? Le cas échéant, comment adaptez-vous votre discours pour une communauté interne ?

  16. Posté par Cédric DENIAUD a dit : le

    @Nicolas

    Oui je parle ici de communauté externe… mais le propos est encore plus vrai en interne car on touche non seulement à la communication interne mais à la culture, organisation, hiérarchie et niveau de collaboration. L’accompagnement externe peut là encore être judicieux (pour, si je reprends mon image, “mettre de l’huile dans les rouages”, diffuser de bonnes pratiques et accompagner au changement culturel : passer à culture de la collaboration et du partage)

  17. Posté par Jean-Sebastien a dit : le

    Merci pour cet article Cédric qui est criant de vérité.
    J’aimerais ajouter un point. Nous accompagnons nos clients dans le community management, mais souvent le choix de la personne en charge est déficiente et on tombe dans le “réflexe de la secrétaire”: Choisir la personne la moins qualifiée, qui connait un peu Internet gérera la communauté.

    J’ai vécu trop souvent des formations où j’explique à une personne comment tweeter, comment ouvrir un compte Facebook ou comment “embedder” une vidéo youtube. On n’est plus en 2004, mais les entreprises viennent d’arriver et ne saisissent pas la complexité relative à la gestion de ces réseaux. Si la personne ne connait pas les réseaux, elle devient inutile. Malheureusement, le CM doit avoir des connaissances sur les réseaux sociaux, forums ou blogues sans quoi la courbe d’apprentissage est longue.

    Finalement, c’est une question de culture d’entreprise. J’ai trop souvent vu des entreprises voulant prendre la vague sociale, mais bloque l’accès aux différents réseaux à ses employés. C’est un paradoxe trop grand. Elles croient que le 2.0 est destiné au marketing lorsqu’il peut apporter plus qu’une campagne média.

  18. Posté par Nicolas Steinmetz a dit : le

    Ok, on est en phase donc ; en effet, pour une communauté interne, il est d’autant plus nécessaire que la personne soit un interne.

  19. Posté par Frédéric CAVAZZA a dit : le

    @ Greg & Philippe > Ca commence à bien faire de venir faire la publicité de votre agence, vous avez chacun un blog pour faire ça, non ? Je trouve de plus cette démarche complètement stupide : Vous prenez la parole sur le thème du “brand management” et de comment vous vous y prenez (soit disant) mieux que les autres mais regardez ce que vous faites sur ce blog : De la vulgaire publicité. En d’autres termes, vous ne vous illustrez pas. Si je devais choisir un prestataire, j’éviterais ceux qui font preuve de si peu d’élégance.

    Au prochain dérapage je supprime vos commentaires.

  20. Posté par Favorisez le partage de connaissances en interne avec Wordpress & Prologue | NiceToFeedYou a dit : le

    [...] à la clé. Tout comme le Community Manager de votre entreprise se trouve déjà parmi vos collaborateurs, le veilleur est en chacun de vos salariés, associés, partenaires. Je parle là [...]

  21. Posté par floence a dit : le

    Cher Cédric, merci pour vos billets toujours clairs, nets et précis. Je trouve néanmoins votre point de vue un peu réducteur sur ce coup-là :
    - Les agences (j’ose l’espérer, en tout cas cela se passe comme ça dans la mienne) s’appuient sur une étude poussée du secteur, de la concurrence, des objectifs du clients… Elles lui font bénéficier de leur expérience pour développer une stratégie de médias sociaux complètement personnalisée et adaptée à chaque client. Si elles plaquent mécaniquement les mêmes analyses et les mêmes solutions pour tous leurs clients, ce ne sont pas de bonnes agences :)
    - vous sous-entendez que les agences ne transmettront jamais leur compétence à leur client, pour éviter que le client à terme n’ait plus besoin d’elles.. Je trouve votre propos bien manichéen. Il me semble que cela dépend des clients : certains veulent une présence sur les médias sociaux, mais leur culture d’entreprise en est restée au web 1.0. Autrement dit, ils demandent une prise en charge totale et à n’avoir qu’un rôle de validation. Pour d’autres au contraire, dès le début le travail de présence sur les médias sociaux s’effectue en partenariat étroit entre le client et l’agence. Et là, on les forme à l’utilisation des médias sociaux, on leur transmet une partie des connaissances, on leur explique pourquoi tel outil est plus adapté pour eux… Il y a un risque que l’entreprise, ayant acquis cette compétence, se passe à terme des services de l’agence, mais je n’y crois que moyennement. Si les conseils sont pertinents, si les tarifs ne sont pas délirants, on fera toujours appel aux spécialistes du secteur.
    - je vous rejoins en ce que la personne la plus à même de recueillir les informations cruciales à l’animation de la communauté se trouve bien sûr en interne. Pour autant, sera t-elle la mieux placée pour l’animer elle même ? Aura t-elle la légitimité en interne, les autres services saisiront-ils les enjeux d’un tel poste ? Aura t-elle les compétences rédactionnelles, des notions de référencement naturel, un recul vis-à-vis des différents outils, un réseau personnel sur lequel s’appuyer ? A l’heure actuelle, je ne crois pas.

  22. Posté par Denis a dit : le

    Tout dépend de ce que l’on entend par community Manager !

    Quelles sont les compétences d’un Community Manager ? Fort pouvoir rédactionnel, bonne utilisation des outils de veille et/ou de “surveillance” qui ne peuvent se résoudre aux alertes Google, bonne connaissance des métiers de l’entreprise, bonnes connaissances en matière de SEO.

    Je pense, pour ma part, que le principal obstacle à votre thèse est le cloisonnement excessif de l’entreprise.

  23. Posté par Cédric DENIAUD a dit : le

    @floence

    L’implication de l’agence ne dépend pas du client. En tout cas, si c’est le cas, c’est là que je dis que c’est une mauvaise agence. Combien d’agences proposent une vraie démarche SRM aujourd’hui à leurs clients sur Internet ? Les rares démarches SRM connues en France n’ont pas été mises en place par des agences. Les agences sont dans leurs rôle de communication (promotion, ..) et pas de conversation / relation. C’est le pourquoi de l’apparition de nouveaux acteurs. Vous aurez beau me dire connaissance du client, … on sait que les agences n’ont pas l’expertise CM et SRM aujourd’hui. J’évolue depuis assez longtemps dans ce milieu et j’ai travaillé avec assez d’agences pour le savoir.

    Oui il y a certaines cellules qui font des choses bien et j’ai déjà au l’occasion de parler d’elles en bien. Oui il y a des agences et des personnes chez elles avec qui j’ai plaisir de travailler car elles tentent de faire entendre leur voix… Oui j’ai le plaisir d’accompagner certaines agences dans la réflexion et mise en place de vraie stratégie Social Media (et je ne parle pas ici juste d’imaginer la prochaine campagne de billets sponsorisés, ou quel onglet ajouter sur la fan page…)

    Il faut constater, et ca a été l’objet d’un article, que bien souvent on tombe, malgré parfois un bon vouloir, dans du Social Media Washing.

    Votre propos témoigne que vous vous pliez aux exigences de fonctionnement du client. Vous parlez de diffusion de compétences sur des outils, là où je parle de compréhension des enjeux pour mettre en place des démarches pérennes, réfléchies et adaptées dans une vision de brand management et pas d’opportunisme

    Mon propos est de dire que sur ce sujet novateur, le client ne peut probablement pas avoir raison s’il ne comprend pas… Le mot clé ici est celui d’accompagnement. L’agence, qui de fait par ses intérêts business, ne peut pas jouer ce rôle d’accompagnateur. Elle a un positionnement comme une agence de veille en un, comme un CM freelance en a un… C’est là le rôle je pense de vrais accompagnateurs experts qui doivent aider à la compréhension des entreprises, pour qu’en suite elles briefent les agences pour mettre en place les démarches pertinentes… Pourquoi aujourd’hui en France, hors mis quelques cas, on ne peut pas ressortir de vraies démarches SRM ? Ce n’est pas seulement une question de la faute du client mais bien du fait que les agences tirent le marché vers du social media washing (du beau, du cher, du non pertinent – voir mes articles sur les stratégies d’influence – là on devrait penser utile pour la marque et le client final)

  24. Posté par Cédric DENIAUD a dit : le

    @Denis

    La question n’est pas, et ne doit pas être, celle des compétences. Je l’ai déjà écrit : “le vrai CM est un mouton à 5 pattes qui par définition n’existe pas”. Pour autant, je privilégierai une logique et compréhension des enjeux strat de l’entreprise et clients (relation client) plutôt que des compétences web ou rédactionnelles.

  25. Posté par Cédric DENIAUD a dit : le

    Je reprends ici une phrase de Fred Cavazza, qu’il a laissé dans un commentaire sur son blog a propos du CM : “Rien de mal à s’entourer de personnes compétentes du moment qu’il y a transfert de compétences et non sous-traitement aveugle.”

    Je retiens ici le fait qu’il faut savoir qui sont les personnes compétentes et surtout que le rôle de l’accompagnateur est bien de transférer ces compétences…

  26. Posté par Deborah a dit : le

    Cedric, ton billet me fait penser à la récente affaire de la page de fans Nestlé.

    Ne crois-tu pas qu’une agence, avec toute l’expérience accumulée sur de multiples projets, aurait su traiter avec plus de doigté une telle situation?

    La gestion de cette crise par un community manager interne fait peser sur les épaules de cette personne une responsabilité souvent difficile à supporter. Sans parler des risques en terme de gestion de carrière si cela tourne mal (alors qu’on peut toujours changer d’agence en cas de problème…).

    Je comprends bien entendu ton point de vue, qui peut se justifier. Mais je crois que tu donnes une vision bien négative du travail des agences, et que tu passes sous silence les nombreux avantages que procure l’externalisation de compétences. En réalité, le débat que tu mènes est bien plus large que le sujet du community management. La relation entre une entreprise et ses sous-traitants est un sujet vieux comme le monde, n’est-ce pas?

  27. Posté par Cédric DENIAUD a dit : le

    @Deborah
    Le problème de Nestlé est seulement celui des compétences et de la préparation des scénarii de crise. Le métier du CM c’est aussi de savoir prévoir et anticiper. Aujourd’hui, lorsqu’on parle de Netgripping et de ereputation, on sait que n’importe quelle marque peut être prise en grippe sur Internet, il faut juste que les réactions soient prévues. Le cas Nestlé témoigne de cette non préparation et de l’action non coordonnée et réflechie dans la précipitation. Je pense que l’agence ici aurait ralenti le processus. Je pourrai prendre un exemple sur le sujet actuel des retraites ou le CM est délegué et où l’entité se retrouve prise de court sur les bonnes réactions à avoir… J’en reviens ici au point sur la connaissance des enjeux stratégiques, organisationelles et client par la ou les personnes impliquées dans le CM… Dans le cas Nestlé, que la personne soit en interne ou externe, n’est pas la question. La question est celle seulement du poste dans l’organigramme et par rapport aux prises de décisions, de l’anticipation et des compétences.

  28. Posté par Deborah a dit : le

    C’est justement le point central! La question des compétences et de la préparation, c’est ce qu’apporte l’agence, et qu’on ne trouve que trop rarement au sein des entreprises.

  29. Posté par greg a dit : le

    @Fred > Désolé mais je ne comprends pas vraiment ta réaction. Cédric fait un article expliquant que les agences font n’importe quoi, il est logique que les agences répondent… il ne s’agit aucunement de publicité, je n’ai mis aucun lien sortant vers quoique ce soit par ailleurs…
    Nous sommes actifs dans la blogosphère et nous nous intéressons à ce qui est dit et nous répondons, bref, rien de plus logique…
    Dans ce cas, imagine que toi qui est ta propre entreprise, chaque fois que tu poses un commentaire pour donner ton avis et en signant de ton nom, on pourrait considérer que tu fais ta pub…est-ce vraiment comme cela que tu envisages les choses ???
    Si un truc t’agaces parlons-en mais tu ne peux pas imaginer attaquer les agences sans qu’il y ai un droit de réponses de ces dernières, les commentaires sont fais pour le débat si je ne me trompe pas…
    Citer l’agence dans laquelle je bosse permet de crédibiliser le discours, personnellement, je ne suis ni payer au com (commentaire) ni à la com (commission), cette agence ne m’appartient pas et puis une boite qui fait 15 millions d’Euros n’attends pas après des commentaires sur un blog aussi gros que ce soit ce dernier…ce n’est pas exactement là ou ca se joue même si mediasociaux.com fonctionne bien…
    Désolé de ma réponse un peu vive mais elle l’est sans doute moins que ton commentaire.

  30. Posté par Cédric DENIAUD a dit : le

    @greg
    L’article n’est pas pro / contre agences… mais bien sur la place du Community Manager. La vocation n’est pas de dénoncer des dérapages qui existent mais bien de faire avancer les discussions autour de ces nouveaux métiers et des nouveaux usages liés aux médias sociaux.

  31. Posté par JonathanM a dit : le

    Malgré une mise en forme très convaincante, j’ai tout de même une ou deux questions qui nous “ramènent un peu à la réalité”. Etes-vous conscient du niveau “digital” des clients que nous rencontrons au jour le jour ? Eux, sont-ils conscients des enjeux stratégiques du CM ? Pensez-vous prendre une personne lambda, sans aucune disposition publicitaire / créative, et lui déverser en quelques mois ce qui nous a demandé des années à apprendre ?

    Le Community Management, c’est de la communication. Et la communication, c’est le boulot des agences. Tout comme la publicité classique, un bon CM d’agence doit savoir s’imprégner de la culture client pour proposer quelque chose de convaincant.

  32. Posté par Cédric DENIAUD a dit : le

    @JonathanM
    On n’est pas d’accord sur le postulat de départ. Le CM ce n’est pas (que) de la comm. C’est d’abord de la relation et de la conversation. Et la conversation, c’est d’abord le “boulot” de l’entreprise…

  33. Posté par » Petite veille référencement naturel – mai 2010 | Delphine M. [ veille ] a dit : le
  34. Posté par Amelie a dit : le

    Tout à fait d’accord ! C’est exactement ce qui s’est passé dans mon cas… J’étais consultante en communication. Mes affinités web et blogs se limitaient à la sphère personnelle, aux loisirs.

    Et un jour, le déclic, l’envie de rebondir sur l’évocation d’une stratégie blogueur, d’aller plus loin dans une opération de communication en proposant une déclinaison digitale, une action vers les blogueurs.

    Consultante en communication, je reste et community manager, de cette façon, je suis devenue. J’ai d’ailleurs exactement suivi le schéma que tu décris : une sensibilité personnelle que mon entreprise a su déceler et sur laquelle elle a su capitaliser ;-)

  35. Posté par phil gerard a dit : le

    Absolument d’accord !
    D’ailleurs, je cite ce billet, en référence.
    http://www.communication-web.net/2010/06/a-quoi-sert-un-community-manager-.html#more

  36. Posté par Pourquoi je ne vends pas de community management | So... what ?!?! Blonde outside, geek inside a dit : le

    [...] l’embauche d’un community manager (ou pas, lire Cédric Deniaud, qui considère que le community manager se trouve déjà dans l’entreprise), il s’agit avant tout de capitaliser sur la richesse de l’ensemble des équipes et [...]

  37. Posté par Community Manager, un métier social et sociétal ? | Socializ - Conseil en Community Management / Social Médias / E-réputation / Veille - Dijon a dit : le

    [...] Manager. Transformé en buzzword ces derniers mois, il est difficile de positionner ce « mouton à cinq pattes » comme l’indique Cédric Déniaud  tant il fait appel à des compétences diverses et variés [...]

  38. Posté par EsraDT a dit : le

    Bonjour,

    Tout à fait d’accord sur l’idée et c’est d’ailleurs ce qui s’est passé dans mon cas (l’ajout d’une mission CM dans mon entreprise actuelle).
    Le seul bémol c’est qu’au sein de l’entreprise, tous les collègues peuvent ne pas saisir que c’est une nouvelle mission prenante et essentielle (et alors minimiser le travail, l’entraver même,etc). En revanche le “consultant extérieur” a une plus grande légitimité parce qu’il est l’”expert en truc Internet qui va tout bien faire”. Donc oui la solution peut-être CM interne + soutien extérieure… à condition qu’il y ait une adhésion et compréhension interne sur cette nouvelle approche… Et ça, ce n’est pas toujours gagné !

  39. Posté par Community Manager … ou Community Management ? L’erreur des entreprises : Le blog d'Antoine Dupin a dit : le

    [...] un profil avec des compétences mais un véritable métier dédié à la communication. Comme le conclue Cedric Deniaud : Je souhaite donc arriver à la conclusion que le community manager existe déjà en interne dans [...]

  40. Posté par Le community "management", est il bien réel ?! a dit : le

    [...] terme est partout : « le community manager est déjà dans l’entreprise« , « le community management c’est bien mais pas pour les entreprises [...]

  41. Posté par Aspectconsulting.fr le blog Communication Corporate et e-reputation a dit : le

    [...] il suffit de le trouver au sein de votre entreprise et de le faire accompagner par des experts » (Le Community Manager que vous recherchez se trouve déjà dans votre entreprise). Et l’expertise, c’est le rôle que doivent jouer les agences ! Comme dans tous les autres [...]

  42. Posté par Social media strategy, step 1 : Fire your community manager ! | Courir Longtemps a dit : le

    [...] Mais la (bonne) manière de le faire n’est pas encore définie. Faut-il débusquer ce fameux mouton à 5 pattes dans votre entreprise, ou bien déployer une véritable armée mexicaine de spécialistes des médias sociaux ? Ou encore [...]

  43. Posté par A quoi sert un community manager ? | Le blog de la communication on-line a dit : le

    [...] agence, la problématique et le travail. Mais là, je partage le point de vue de Cédric Deniaux : Le Community Manager que vous recherchez se trouve déjà dans votre entreprise.Community manager : un tandemAprès la conférence Media Aces, en dialoguant avec Maryline Gertach, [...]

  44. Posté par Entreprise20.fr > Une dilution des pratiques sociales dans l’organisation grâce à la social business unit a dit : le

    [...] Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire : constituer une équipe. Et souvenez-vous que les ressources les plus intéressantes ne sont pas à l’extérieur (les community managers dont on parle beaucoup trop) mais à l’intérieur (des collaborateurs motivés dont vous pourriez faire évoluer le poste : Le Community Manager que vous recherchez se trouve déjà dans votre entreprise). [...]

  45. Posté par Patrick a dit : le

    J’adhère à 100%!! L’ADN de l’entreprise se trouve dans l’entreprise et à ce titre, la personne la mieux placée pour le porter doit être identifiée à l’interne.

  46. Posté par RGmobility a dit : le

    En tant que consultant formateur sur les TIC, les réseaux sociaux, les outils collaboratifs… (ça c’est pour le côté promo ou crédibilité du discours je laisse à Frédéric le choix d’en décider !)

    Le billet est un peu long, mais j’essaye exceptionnellement de ne pas « opiner » !

    Je suis amené régulièrement à former des responsables de communication, des recruteurs, responsables marketing aux “outils ” qui peuvent les aider dans le cadre de l’animation d’une ou de plusieurs communautés… Je m’adresse donc à des personnes de métiers différents qui ont besoin de monter en compétences sur la compréhension et l’utilisation de ces outils.

    Dans la plupart des cas, quelques soit leur horizon professionnel, je partage ce constat : « l’approche le SRM est quasi inexistante ». Si je peux me permettre cette analogie avec les sites internet, le risque est grand de faire un réseau “vitrine”. À l’époque tout le monde devait avoir un site, aujourd’hui tout le monde veut faire comme son voisin : avoir une page Facebook, un compte twitter… du moins, c’est le message “ambiant”… Mais voilà est-ce intéressant d’avoir un site vitrine pour mettre une adresse et un tel ? De la même manière est-ce intéressant d’avoir un compte Twitter si on ne sait pas l’utiliser ?

    Pour ma part (moi qui viens des ressources humaines et non de la communication ou du marketing) j’insiste sur le “sens” de tout ça ! C’est quoi la finalité de cette “relation/conversation” recruter ? Vendre ? Avoir de la visibilité ? Pour en faire quoi ?

    Dans mon approche pédagogique, j’insiste lourdement sur la distinction à faire entre médias sociaux et réseaux sociaux. Peut-être aurions-nous là un embryon de critères de choix dans le fait d’internaliser ou d’externaliser cette compétence en « Community management »

    En effet, si je me rapproche de la vision de Cédric je devrais aborder le Community management avec une approche plutôt relationnelle “réseaux”. Si je me rapproche de la vision de Greg et Philippe, je devrais aborder celui-ci avec une approche “communication/publicité “…Mais voilà (comme le dit si bien Frédéric), les réseaux sociaux deviennent des médias sociaux (ex. : facebook) et des outils de publications (ex : Slideshare) tendent à devenir des réseaux sociaux. En conclusion cette proposition d’internalisation ou d’externalisation selon l’approche « réseau / médias » risque d’être difficile

    Mais pourquoi l’externalisation de cette compétence fait débat ?

    Peut-être parce que l’externalisation d’un métier (qui en dehors d’être flou : « à ranger dans les mêmes mots valise que : consultant / chef de projet… ») N’a pas préexisté dans l’entreprise.

    Alors que traditionnellement de nombreuses fonctions “métiers» ont d’abord été créées en interne (recrutement, comptabilité, export, communication…) puis externalisées. On se retrouve ici avec un métier que l’on externalise, mais dont on ne connait pas les contours !

    J’en viens donc à penser que nous tous, évangélisateurs « de tout poil », devrions nous mettre autour d’une table et travailler sur un répertoire opérationnel des métiers du web et des contours associés aux Community management. Et là seulement, nous pourrions entreprendre intelligemment l’externalisation de certaines « missions » propre au CM (éditions, rédaction, diffusion, veilles…).

    Si Frédéric organise ça je suis partant…

  47. Posté par 71Signe Experience » Du « community manager » à l’« animateur de communauté » : Introduction aux soubresauts de la communication numérique de marque a dit : le

    […] monde se souvient du succès de l’expression « mouton à cinq pattes », apparue sur le blog mediassociaux.fr sous la plume de Cédric Deniaud (2010) et très largement reprise depuis […]

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