Les stratégies « me-too » du Social Media

Aujourd’hui, le marché des médias sociaux en France, en apparence, gagne en maturité. Les prestataires sont de plus en nombreux, les outils gagnent en maturité, les postes se créent, les départements (hors communication) dont la Relation Client s’intéressent plus fortement au sujet

Or, bien souvent, le constat fait des actions et démarches menées à date est parfois amer et plus souvent désillusionné.

  • Amer parce qu’une certaine impression de ne pas savoir si les actions mises en place sont pertinentes ou plutôt bien souvent l’impression de savoir que la démarche engagée n’est pas pertinente et de ne pas savoir nécessairement pourquoi.
  • Désillusionné plus souvent car c’est le constat a posteriori que les notions d’engagement, de transparence, de relation client ne peuvent pas juste être des mots présents dans une stratégie social media au format PowerPoint mais applicables dans les faits, avec les départements concernés.

La désillusion de la stratégie me-too

Si on pousse plus loin l’analyse de la désillusion, hors mis les deux points que je mentionnais précédemment, en fait il s’agit d’une désillusion du marché au global et pas propre à sa démarche personnelle. En effet, bien souvent, la stratégie (puisque tout le monde avait  compris qu’il fallait une stratégie) se résume à ne pas en être une. A mieux ce sont des lignes directrices génériques applicables aussi bien à une marque A qu’à une marque B dont le point de départ est les médias sociaux. Or être présent sur les médias ne peut pas être un objectif en soi

Le point de départ de toute stratégie devrait être les forces en présence et donc d’abord des questions internes autour des ressources et de l’organisation et aussi des attentes des cibles à toucher par ces médias, le tout mis en cohérence avec la stratégie globale d’entreprise. Je parle souvent de Social Media washing qui serait ce vernis social que l’on applique à sa marque pour montrer (comme les autres marques) que l’on occupe le terrain des médias sociaux (surtout le terrain médiatique des médias sociaux à savoir Twitter et Facebook). On pourrait finalement appeler ces stratégies sur les médias sociaux des « SoMeToo » (à comprendre SOcial MEdia ME-TOO).

Quelle solution pour  bénéficier des opportunités des médias sociaux ?

Pas de solution miracle, je vais vous décevoir, mais plutôt,  le choix d’une d’une recette à suivre. Cette recette ce n’est pas seulement de suivre une démarche « prêt à porter » : Ecouter, Réagir, Agir, Mesurer mais plutôt la recette de l’implication des équipes et du choix des batailles à mener. Cela ne sert à rien d’aller à la guerre pour faire la guerre, si la diplomatie est une meilleure stratégie.

Définissez votre plan de bataille si la guerre est la meilleure option mais ne définissez pas ce plan de bataille pendant quand vous serez au cœur de la mêlée et que l’on vous criera que vous apprenez en marchant. Je voudrai aller dans ce discours de l’expérience et de l’expérimentation mais croyez-moi c’est un discours qui fait peur aux décisionnaires et qui ne correspond finalement pas à ce qu’ils attendent de leurs généraux. Avant d’aller en guerre, il faut compter ses hommes mais aussi limiter les pertes une fois que l’on y ait, au risque de mener une bataille éclair. Les discours autour du « lâcher prise » va à l’encontre de la philosophie de n’importe quelle grande entreprise. Certes, prenez des risques mais aussi minimisez les risques. S’exposer sur les médias sociaux peut être pertinent mais il faut savoir placer le curseur de cette exposition et ne pas ouvrir grand les portes, qui avant étaient fermées à double tour.

Pour éviter la Bérézina…

6 commentaires pour “Les stratégies « me-too » du Social Media”

  1. Posté par STEF a dit : le

    Article intéressant Cédric, mais mérite une relecture. Certains passages deviennent difficilement lisibles avec les fautes.

  2. Posté par SegBoutin a dit : le

    J’allais le dire…

  3. Posté par Cédric DENIAUD a dit : le

    @Stepf @SegBoutin J’ai apporté quelques modifs pour le rendre peut être plus lisible. L’idée de fond (car c’est ce qui est le plus important ;) ) est que l’on se trompe de stratégie en se focusant sur les outils et on se trompe en calquant sa stratégie sur des best practices vendues par des agences… alors que la stratégie part d’abord de l’interne de l’entreprise.

  4. Posté par Emakina Blog : Blog Archive : La vérité sur le social media a dit : le

    […] est aisé d’y voir une des raisons profondes à ce que Cédric Deniaud appelle du désenchantement, un sentiment que je rencontre pour ma part de plus en plus sur le terrain. Mais le problème ne […]

  5. Posté par La vérité sur le social media, par Alexis Mons (billet invité) : SMC FRANCE – Social Media Club France a dit : le

    […] est aisé d’y voir une des raisons profondes à ce que Cédric Deniaud appelle du désenchantement, un sentiment que je rencontre pour ma part de plus en plus sur le terrain. Mais le problème ne […]

  6. Posté par La vérité sur le social media, par Alexis Mons (billet invité) : Social Media Jobs France (beta) a dit : le

    […] est aisé d’y voir une des raisons profondes à ce que Cédric Deniaud appelle du désenchantement, un sentiment que je rencontre pour ma part de plus en plus sur le terrain. Mais le problème ne […]