Vers une remise en cause de l’influence présumée des réseaux sociaux ?
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Je préfère tourner le titre de l’article comme une question car il serait prématuré de remettre totalement en cause l’influence des internautes entre eux sur ce média. Mais des premières études et premiers signes commencent à remettre en cause les discours de certains rêveurs ou utopiques. J’aurai l’occasion de continuer à évoquer le sujet prochainement en parlant de Youtube et des nouveaux changements préparés par Google sur la plateforme vidéo leader.
Une réalité : notre navigation Internet est devenue profondément sociale
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Facebook est devenu le 2ème moteur de recherche derrière Google et devant Bing et Twitter est devenu pour nombre de métiers un outil d’informations et de veille, avant d’être un réseau social (s’il pouvait être catégorisé comme tel).
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Facebook dépasse en audience désormais Google aux Etats-Unis et certaines populations (notamment les plus jeunes) passent désormais plus de temps sur les réseaux sociaux que sur leurs boites e-mail.
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On surfe de contenus en contenus selon des catégorisations faites par les internautes. Des outils comme Pealtrees (qui vient de dépasser les 100 000 inscrits) ou Scoop-it sont à mettre dans cette catégorie de sites, qui réaggrègent du contenu déjà existant sur laToile, mais selon une classification différente de celle d’un moteur d’un recherche ou d’un portail d’informations / blog généraliste ou vertical.
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On surfe sur des contenus en fonction de la recommandation faite par les internautes. L’annonce récente de Google +1 Button est à mettre en perspective avec cette tendance. C’est aussi le cas avec LinkedIn Today que je vous ai présenté dans . Le média social replace donc bien l’humain au centre comme un média… mais un média qui partage du contenu.
Les internautes veulent entendre la voix du Directeur !
La question pourrait être différente si finalement l’internaute se détournait de tous ses avis et contenus crées par ses pairs pour se recentrer vers des contenus plus fiables et plus experts. C’est une tendance qui commence à émerger et qui n’est probablement pas à négliger. Quand tout le monde parle, on a tendance à se recentrer sur les références installées. Les médias, par rapport à l’information, ont une vraie place à prendre sur la certification et l’expertise dans l’information apportée plutôt que de jouer la course aux buzz qu’ils auront perdu de toute manière, le schéma de diffusion de l’information commençant par les médias chauds que sont Twitter ou Facebook par exemple.
Il n’y a pas d’influence sur les réseaux sociaux… en ce qui concerne l’achat
La bataille de Google et Facebook pour l’influence reste pour le moment une victoire de Google. En tout cas, c’est ce qui ressort d’une étude récente de Goldman Sachs sur le sujet.
Deux analyses à la lecture de ces chiffres.
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Les réseaux sociaux sont d’abord des lieux de socialisation avant d’être des lieux de recommandation. Les marques y ont leur place, nul doute sur ce point. Pour autant, les internautes ont bien compris que l’information que l’on pouvait y trouver est à relativiser car est d’une noyée dans un flot d’informations qui n’a rien à voir (les statuts à la c.. de vos amis) et de deux est à prendre avec des pincettes. On rejoint alors en partie les données du premier graphique de cet article où une information vue / lue sur un réseau social a besoin d’être confrontée avec une source plus fiable, plus experte qu’elle soit interne ou qu’elle soit légitime. N’oublions pas que dans les 5 piliers de l’influence, il n’y a pas que l’audience ou la proximité, mais bien la légitimité et la crédibilité !
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On ne parle ici que de réseaux sociaux externes. Ne sont donc pas pris en compte les sources dites UGC indexées et trouvées par les internautes depuis une recherche depuis le moteur de recherche (ou plutôt elles sont prises en compte dans Search Engines). La confiance alors n’est pas en fonction de la typologie du site de destination (un blog, un forum, un site d’avis, …) mais bien le positionnement du site dans un moteur de recherche. Google opère donc comme un indicateur de fiabilité. Le Google +1 Button peut alors être vu, sous cet angle, comme une bonne chose puisqu’au delà déjà de cette fiabilité reconnue, il vient ajouter une couche sociale.
12 commentaires pour “Vers une remise en cause de l’influence présumée des réseaux sociaux ?”
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Merci pour cet article qui amène un autre point de vue. Aurais tu d’autres informations sur l’étude réalisé? (les différences entre anglophone et francophone seraient intéressantes)
Ce retour à la confiance et à l’écoute des experts ne serait il pas dut à l’amélioration de leur communication?
Entre 2009 et 2011 les entreprises ont de plus en plus développer leur veille, à prendre en compte les feedback et à répondre via leurs sites, leurs blogs, ou des réseaux sociaux.
Cette tendance à répondre aux internautes à sans doute influencer leur confiance contrairement à l’ancienne méthode ou le dialogue était à sens unique.
Ce serait une conséquence du don, contre-don et l’avenir tendrait à rapprocher les internautes des expert et des marques.
Bonjour Cédric,
Intéressants, ton article et ces chiffres.
Ils montrent bien que sur ce quoi les gens de contenu, comme moi, travaillent depuis longtemps est une réalité nécessaire : produire des contenus experts, portés par des individus ou des organisations légitimes et crédibles est nécessaire à toute entreprise/marque qui souhaite s’exprimer sur le web.
Et les réseaux sociaux n’échappent à cette nécessité : la montée puis la remise en cause des usines à contenus en est le parfait exemple. Une forte croissance grâce à la multiplication de contenus, mais une perte récente de crédibilité de par la faible légitimité et expertise des contenus proposés.
Je retiens une phrase en particulier dans ce que tu as dit : “Les réseaux sociaux sont d’abord des lieux de socialisation avant d’être des lieux de recommandation. On l’oublie (les marques en particulier) trop souvent, et il fait bon revenir aux bases !
Sinon, une remarque sur un fait que tu cites et qui me dérange toujours :
“certaines populations (notamment les plus jeunes) passent désormais plus de temps sur les réseaux sociaux que sur leurs boites e-mail.”
L’usage du mail et des réseaux sociaux étant très différent (répondre ou écrire pour l’un, converser et socialiser pour l’autre), cela ne paraît que très normal, non ? C’est le contraire qui serait étonnant : de même, le temps global de conversation téléphonique est certainement plus long que le temps global d’envoi de SMS.
@Oiviverb pour la partie sur l’email, je ne compare pas des usages mais plutôt un temps d’attention disponible de l’internaute. S’il passe du temps sur un support, ca veut dire nécessairement qu’il passe moins de temps (en relatif) sur d’autres.
Je pense qu’il y a de nombreux fantasmes sur l’influence des réseaux sociaux lors de l’acte d’achats. Certes, les marques peuvent exploiter une belle zone de notoriété, de branding. Mais au moment de l’acte d’achat, la recommandation prise en compte est celle des proches, celles de sites d’avis ou via des moteurs de recherche.
Si la recommandation se fait de vive voix ou par e-mail, elle peut également se transmettre par le biais de commentaires d’un statut ou pour un message sur un mur dans le cas de Facebook. Ce sont des éléments qui ne peuvent être pris en compte par les sources UGC et qui peuvent être inclus dans un modèle de conversation semi-privée. Le seul moyen de “pénétration” d’une marque dans cet espace est la publicité ciblée sur ces plateformes qui si elles n’influencent que peu le “recommandant” peut rappeler l’existence de la marque au moment de la rédaction de son message. Nous sommes dans le subliminal mais je ne vois guère d’autres possibilités d’influence directe de l’acte d’achat via les réseaux sociaux.
Je doute de la pertinence du camembert ci-dessus. Les réseaux sociaux et les moteurs de recherche sont-ils réellement concurrents ?
Le processus de consommation passe par 3 phases :
1. motivation/stimulation/influence
2. démarche de passage à l’acte
3. obtention et consommation
Il me semble que les réseaux sociaux interviennent sur la phase 1, au même titre que la publicité, alors que les moteurs de recherche interviennent à la phase 2. Les outils de recommandation, quand à eux, sont peut-être à cheval sur les phases 1 et 2.
Soulignons également les limites de l’étude elle-même : les gens ne sont généralement pas pleinement conscients de l’impact des réseaux sociaux sur leurs décisions (tout comme avec la publicité).
Enfin les réseaux sociaux tels que Facebook reproduisent tellement fidèlement nos relations sociales humaines que la frontière entre les influences respectives de Facebook et de notre milieu social est ambigüe.