Et si Google avait définitivement perdu la bataille du “réseau social” face à Facebook ?

Aujourd’hui la bataille entre les deux géants, ce n’est plus (depuis longtemps) Microsoft contre Google, mais bien Google contre Facebook. Google en position de leader dominant et poussé par une vision orientée autour de la maitrise du contenus a laissé la place à son principal rival sur le domaine social. Toutes les tentatives plus ou moins récentes se sont soldées par des échecs plus ou moins retentissant.

Aujourd’hui Google a bien compris que la bataille se menait contre Facebook et qu’il lui fallait réagir vite. En premier lieu, Eric Schmidt, ancien CEO de Google a lui même reconnu qu’il s’est trompé sur le social. La bataille se situe bien autour de l’utilisateur, de sa connaissance, de son graphe sociale et de la pertinence des informations que l’on pourra lui proposer en s’appuyant sur les entreprises qu’il faut également séduire.

Mais voilà aujourd’hui, les entreprises semblent de plus en plus séduites par Facebook qui a dépassé Google en terme de revenus publicitaires (display). Il faut séduire les internautes qui depuis déjà quelques mois passent plus de temps sur les réseaux sociaux que sur les moteurs de recherche.

Les trois erreurs que Google a commises

  • Se penser empereur loin des invasions barbares : depuis son lancement, le positionnement Google n’a pas changé : offrir les possibilités de pouvoir rechercher une information où elle se trouve. A partir de cette simple promesse, Google a développé tout un ensemble de services gratuits. La révolution Google tient également à ce dernier point : le cœur des services de Google est gratuit. Mais à la différence, de nombreux services (Surévaluation des sociétés phare des médias sociaux), la valorisation de Google est mérité au regard de la rentabilité et la monétisation réussie des services. Se penser empereur, c’est à la fois se penser numéro 1 à vie indétrônable et donc ne pas voir les invasions infiltrer sont empire. Le meilleur exemple est celui de Facebook. Facebook est un service parti de rien, d’une université et qui s’adressait à une population bien ciblée (les étudiants). Le modèle de Facebook sur le papier est donc à mille lieux d’inquiéter Google. Dans sa bataille acharnée face à Microsoft, Google a laissé la place à Facebook sans savoir comment arrêter son ascension irrésistible. Le service Google Orkut était loin de pouvoir se positionner comme un concurrent de Facebook…

  • Se penser le maître du monde et que les utilisateurs adopteront ses services, alors que les usages ne sont pas là. L’exemple auquel je pense ici est bien entendu Google Wave. Le service quoique bien réalisé était certainement beaucoup trop en avance sur son temps et ne répondait pas aux attentes actuelles des internautes. Avoir raison c’est parfois avoir tort et Google l’a appris à ses dépends. Les fonctionnalités de collaboration intégrées à Gmail étaient très pertinentes mais loin des préoccupations de la plupart des utilisateurs. En fait, comme de très nombreux services estampillés entreprise 2.0 comme BlueKiwi ou d’autres, ces services ont pensé qu’il allaient pouvoir remplacer l’e-mail dans les entreprises ou être adoptés par les collaborateurs une fois le service mis en place. La clé du changement n’est jamais l’outil ou la technologie, il ne peut être que l’usage et la maturité d’une population. La technologie est le facilitateur de ce changement dans les usages… mais pas l’inverse (autre exemple pour s’en convaincre, l’internet mobile il y a quelques années ou bien encore la télévision sur son téléphone).

  • Avoir lancé des services qui n’ont pas fonctionné. Le constat peut paraître simpliste car on sait que ça fonctionne ou pas, une fois que les choses sont en place et lancées. Oui mais finalement on peut se demander si Google ne s’est pas trompé en précipitant le lancement de certains services. Google Buzz est en effet vite apparu comme une tentative de Google de vouloir contrer la montée en puissance de Twitter. Sauf que là encore, et comme pour Google+ d’une certaine manière, il paraît compliqué de faire passer une population cible (geek dans un premier temps) d’un service à un autre si la valeur ajoutée n’est pas forte : Google Buzz is a Twitter killer ? Don’t make me laugh. Google Buzz était même plus c’était, à mon sens, une version de Google Wave qui n’avait pas fonctionné (Google Buzz = le social e-mail par Gmail)

Les conséquences de ces 3 erreurs sont multiples : le départ de Eric Schmidt qui n’hésite plus à dire que, sur la question du social, il s’est foiré (Eric Schmidt admits big screw up, identifies the bif four of Internet). Le constat est clair. La volonté depuis 2011 d’accélérer sur la question du social est le principal enjeu de Google : le rachat de PostRank, le lancement du bouton Google +1, le lancement de Google+… Google a décidé de ne plus se cacher et de lancer un service plus abouti…

Et Google+ change-t-il la donne ?

Google part du principe, à l’inverse de Facebook, qu’il possède toute l’information du monde, où elle se trouve. On en revient à la promesse initiale de Google. Le social, l’internaute n’est donc qu’une clé d’entrée, un filtre vers cette information. Google pendant très longtemps à ignorer cette donnée dans une vision du Web 3.0 où la sémantique allait prendre le pas. Pour en savoir plus sur Google+, vous pouvez déjà lire les deux très bons articles diffusés précédemment :

Google+ change la donne car Google place ici l’internaute au cœur de l’information. Avec le bouton Google+1, l’ambition n’est pas aussi forte, mais est en tout ce cheval de Troie, comme il l’est pour Facebook, pour s’implanter dans les sites mondiaux, en dehors de ses propres sites, mais surtout pouvoir récolter quantité d’informations sur les goûts et intérêts des internautes en fonction de leur lecture et partage d’informations (Un pas de plus de Google vers le social search avec ” +1 button “).

La question qui vient immédiatement est : est-ce que Google+ fonctionnera ? Clairement, le service est très bien, très facile à prendre en main et apparait comme une surcouche sociale de services existants. Et c’est là la principale force de Google à la différence historique d’un Twitter ou d’un Facebook : Google peut s’appuyer sur son audience existante pour lancer plus facilement un service qui n’apparaît pas comme un service indépendant mais comme un vrai service intégré. Là où Google Buzz ou Google Wave, quoique lié à Gmail, avait un fonctionnement plus indépendant, Google+ voit plus loin. Je pense que c’est la clé de succès du service.

Au niveau des bémols, l’un semble de taille. La pertinence du service par rapport à Facebook. Lorsque vous vous inscrivez, vous vous apercevez vite que comme pour tout service social pour être pertinent vous devez rapidement réintégré tout votre graphe social. Ici, le fonctionnement par “Cercles” offre une modularité plus simple de gestion de ses réseaux de contacts, encore faut il prendre le temps de le faire. Pas sûr que les utilisateurs le fassent. L’autre bémol est la similitude trop fort avec Facebook sur bien des aspects qui renforce malgré ce que beaucoup disent (et que je rejoins sur de nombreux points), la sensation que Facebook et Google+ sont concurrents. La valeur perçue de la prise d’information sociale  ou curation, sur un principe proche d’un Twitter, d’un Scoop-it ou d’un LinkedIn Today, apparaît à mon sens insuffisante auprès d’une population early adoptrice. Malgré donc le buzz du lancement, Google+ n’arrivera pas à fédérer cette cible très influente. A voir ce que les prochaines semaines disent de cette prédiction…

29 commentaires pour “Et si Google avait définitivement perdu la bataille du “réseau social” face à Facebook ?”

  1. Je pense tout à fait l’inverse :) Google+ vient d’arriver, en tant que première version c’est très impressionnant. Souvenez-vous les premières version de Facebook ou Twitter, ça n’a rien à voir.. Et je n’ai jamais vu une adoption aussi rapide et -surtout- constante de la part de mes amis ou personnes qui me connaissent et m’ajoutent à leurs cercles. C’est presque comme si c’était déjà rentré dans leurs habitudes d’early adopters.

    Google a parfaitement réussi son coup, faire un tremblement en montrant de quoi ils sont capable d’un point de vue réflexion, design et simplicité. La suite, c’est de devenir plus “mainstream”. Applications, jeux, fonctions pour les entreprises qui s’interconnecteront à AdWords/AdSense, Analytics, GoogleMaps, etc. A partir de là, l’intérêt d’une page Facebook devient quelque peu désuet..

    Mais c’est un pari sur l’avenir, en tout cas j’ai hâte de voir la suite !

  2. Salut Cedric ,
    On n’a pas fini d’entendre parler de google +… je crois que google possede deja tous les outils /données(gmail/picasa/maps) etc pour Faire de Google plus une plateforme de circulation des donnees sociale super puissante …et donc un outil publicitaire ultra ciblé pour les marques.
    Est ce que tu peux me donner la source sur le fait que Facebook ait depasse Google en terme de revenus publicitaires ? Thanx

  3. Très bon article, pour ce qui est du fait de devoir repartir de zéro (“vous devez rapidement réintégré tout votre graphe social”), des solutions existent déjà : http://bit.ly/iPiGCr . Je ne pense pas donc que ce soit un facteur bloquant.

  4. Ne pas oublier également que Facebook est très lié à Microsoft. Ce dernier a clairement identifié (et l’a affirmé) qu’il n’y avait pas de place pour un autre réseau social ; résultat, plutôt que d’améliorer Live , il a préféré s’imbriquer dans Facebook, financièrement, mais également technologiquement. Les cartes Bing, Skype, le partage de documents etc sont de grandes victoires presque indicibles , certes, mais qui ont prit le pas sur le concurrent Google.

    Microsoft reste clairement un sérieux concurrent à Google, mais en plus sournois. Plutôt que de faire une attaque frontale sur les médias sociaux, en lançant un énième site, il s’est greffé à certaines fonctionnalités clés de Facebook, et ça c’est génial. A côté de ça, il concurrence le search avec Bing qui lui même profitera certainement de passerelles avec le réseau social, ou avec de très importants partenariats. Ainsi, après les accords avec Yahoo, maintenant Microsoft s’associe avec Baidu en Chine. C’est une autre stratégie, l’alliance.

    Donc au final, on a Google qui synchronise tout en un point sous la même bannière, ce qui évidemment demande des efforts considérables, et Microsoft qui mélange symbiose avec un géant et alliance avec des historiques, ce qui permet une plus large manoeuvre

  5. Joli décryptage. Seule remarque, sur les revenus publicitaires. Google fait 97% de ses 29 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel grâce à la publicité. Facebook en est (pour l’heure?) encore loin. Les dernières estimations placent ses recettes à 4 milliards pour 2011. En revanche, Facebook est bien devant Google aux Etats-Unis en part de marché du display (mais ce dernier est toujours mineur dans les revenus de Google, malgré l’essor de Youtube et de la vidéo), cf l’étude de eMarketer : http://www.emarketer.com/PressRelease.aspx?R=1008450

  6. Pour le “Facebook qui a dépassé en terme de revenus publicitaires Google”, il ne s’agit que de display, uniquement aux Etats-Unis et selon des estimations externes pour l’année en cours, non ? L’affirmation est un peu trop puissante pour ne pas être accompagnée de précisions…

  7. Bonjour,

    d’un côté, vous êtes dans le vrai. En effet, que peut apporter un réseau social lorsqu’il n’y a personne pour communiquer… le gros dilemme pour tout réseau social.
    Là où je suis optimiste, c’est que google a l’air de prendre cette tache à bras le corps, je veux parler de modules (déjà existant apparement) qui permettent de faire migrer l’agenda FB ou twitter vers google+
    De plus, je lisais hier un retour d’utilisateur assez juste. 2 points ont marqué cette personne, les cercles bien évidemment (point fort, mais futile à mes yeux), mais surtout la sensation que google+ puisse devenir ENFIN un aggrégateur des services google. En partant de ce détail, Google+ n’est pas en train de faire plus ou moins bien que FB, c’est juste en train de naître, on est qu’au début, et je ne donne pas chère de la peau des autres réseaux. Hormis twitter (que tout le monde suit, mais dont personne n’en visite le site), google+ proposera à terme tout ce que propose les autres réseaux et plus (uniformisation d’échanges mails, calendrier, meilleure intégration du partage de photos (picasa) de videos (youtube))
    Après, est-ce que les gens seront d’accord pour “donner” leur vie numérique à une seule entité, une seule entreprise, cela reste à voir, mais j’ai souvent été surpris par le comportement des masses…

  8. Google+ frappe fort et génère un buzz important qui ne cesse d’alimenter les passions des acteurs des médias sociaux mais peut-il vraiment concurrencer Facebook ? Moi je ne suis pas convaincu…

    En tout cas, débat est ouvert ici, passionnés ou professionnels, c’est le moment de venir réagir et de donner votre avis, qui aura son dernier mot : Facebook ou Google+ ?
    http://actuchiffres.com/marketing/5-raisons-qui-font-que-facebook-domine-et-dominera-toujours

  9. Je rejoins François, l’information sur le dépassement de Google par facebook sur les revenus publicitaires demande plus de précisions (sources ? données chiffrées ?). Merci.

  10. J’aimerais ajouter une remarque à propos du fonctionnement général de Google; on parle beaucoup de l’échec d’Orkut notamment, alors que ce produit a bénéficié du même traitement que les autres services de Google lors de son lancement : on le laisse se lancer, et s’il explose et que les gens s’y intéressent, on y consacre plus de ressources et commence vraiment à investir dans son développement.

    C’était en tout cas le positionnement de Google pour le lancement de ses produits jusqu’à il y a 2 ans. On peut critiquer cela, mais cette méthode s’est avérée efficace pour beaucoup de leurs produits. Si un produit ne prend pas, on ne perd pas de temps avec, ni d’argent.

    Maintenant, c’est vrai que cette stratégie aurait due être révisée au moment où Facebook a commencé a prendre de l’ampleur. cela a été l’erreur de Google à ce moment-là, lui faisant perdre un temps précieux dans la course.

    Mais personnellement, je suis confiant; Google a les moyens de rattraper son retard : après tout, Google+ n’est pas un autre réseau social; c’est un projet sur le long terme, qui sera ajouté à tous les produits que nous consommons tous les jours, de sorte que personne ne pourra pas y échapper.
    Si on ajoute à cela le fait que Google, c’est aussi Google OS, Android, Chrome, cela fait autant d’autres endroits où s’implanter dans nos vies !
    Maintenant qu’ils parlent de domotique avec Android@home, ils ont la possibilité de s’engager sur un terrain où Facebook est loin de pouvoir mettre les pieds.

    Enfin… On verra ! :-)

  11. L’article rejoint vraiment mes pensées sur Google Plus. N’empêche qu’il me semble que Google comment une faute lourde en n’imposant pas la réciprocité. Ainsi, je suis noyé sous les informations de personnes que je n’ai pas ajouté à mes cercles et donc noyé sous le contenu que je pourrai facilement comprendre comme du spam.

    De plus, si je veux communiquer avec l’ensemble de mon réseau social, il faut pour cela qu’ils soient sur Google Plus… Ce qui n’est pas encore le cas.

    Je me permets de lier mon avis complémentaire sur Google plus en abordant le côté sociologique de ce réseau social, si vous souhaitez le lire, c’est par ici > http://internetetmoi.blog.lemonde.fr/2011/07/01/google-une-idee-geniale-avec-une-erreur-fatale/

  12. Je parlais bien évidemment de display comme certains d’entre vous l’ont précisé justement dans les commentaires. J’ajoute cette indication dans l’article. Mon propos est sur la captation de l’audience et l’intérêt des annonceurs. Google a aujourd’hui en termes de revenus plus de sources potentielles (Google Adwords, Youtube, …) et garde une longueur d’avance.

  13. J’ai pu constaté 2 indices d’une meilleure “captation” de G+ par rapport aux précédents flops de Google : le premier est sa réaction et son anticipation avec l’ouverture globale pour ne pas restreindre l’outil aux early adopters, la seconde une première polémique sur la confidentialité qui vient souligner l’intérêt grand public.

    Il est clair que Google joue gros avec Google+, et son intégration via la nouvelle barre, la nouvelle charte graphique est un atout pour acquérir les Google users, mais que c’est bien la migration des users Facebook qui restera signe de victoire…

  14. Je me demande quand même si les simple utilisateur de facebook. sont prêt à faire le pas et à changer ou avoir 2 places de réseau sociaux . pour la plus part s’inscrire sur facebook à déjà été une grosse étape.

  15. Je trouve ton point de vue sur Google Wave extrêmement pertinent !
    L’outil était absolument génial et ça courrait au flop : personne n’a compris sauf quelques geeks de mon espèce.

  16. Bon billets et bonnes réflexions.

    Pour ma part, Google+ a sa pertinence et s’adresse à des gens qui ont une approche performative de leur profil social. En cela, je trouve que Google+ est plus proche d’un Chatter et d’applications à visée professionnelle. Pour les geeks et travailleurs de l’information, Google+ ira de soit, qui plus est s’il est bien couplé aux Gapps. Le grand public, c’est autre chose. Il lui faudra plus qu’une belle promesse techno et surtout pas des tas de choses à concevoir et à faire.

    Et puis la bonne question est sans doute “qui a un gmail ?”…

    Et puis, il y a quand même l’idée d’être encore et toujours chez Google. Je ne suis pas sûr que Google ne soit pas aussi effrayant que Facebook sur le plan de la privacy, pour ceux qui sont sensibles au sujet. Alors changer pour changer …

  17. La performance principale de Google en lançant Google+, c’est qu’il est en train d’installer un gros réseau social s’en en créer réellement comme l’a fait de bout en bout Facebook. C’est seulement l’interface et l’approche du public qui changent avec Google+.

    Car, tout ce qu’on trouve sur Google+ existe en fait déjà ! Ce sont autant d’outils déjà créés par Google himself qu’il a su unifier, coordonner en se basant sur les “défauts” de Facebook et aussi sur ses propres échecs précédents… Maintenant, sa bataille à lui, c’est séduire les aficionados de Facebook à venir le rejoindre.

    Et là, la bataille est loin d’être vraiment gagnée parce que Facebook ne dort pas sur ses lauriers !

  18. Bonsoir Cédric,
    Bonsoir à tous,

    Je détaillerai mon propos dans un article sur mon blog.

    Simplement, Google réaffirme sa propre identité avec Google+ en réorganisant son propre écosystème pour une meilleure visibilité.

    L’idée est toujours la même : avoir sa propre plate-forme pour maintenir le plus longtemps possible l’utilisateur dans un environnement unique et monétiser par la publicité. Derrière cette bataille, on bloque les passerelles comme une arme dissuasive. L’utilisateur dans tout cela ? Cette pratique me fait penser à celle d’Apple.

  19. Pour moi Google+ est déjà mort, ça va marcher un moment mais jamais il n’arriveront a faire migrer les gens de Facebook a Google+ facilement et a mon avis on va pas tarder a voir sur le mur google+ le flux facebook comme MSN le fait.

    Dans la tete des gens : Google = recherche + mail
    Facebook = Social.

  20. @mononokehime je te rejoins en partie : le bénéfice aujourd’hui a migrer de l’un à l’autre n’est pas assez fort, et Google+ n’apparaît pas dans son usage comme complémentaire à Facebook (à la différence de Twitter qui l’est pour une certaine cible influente et hyperconnectée)

  21. Je ne vois pas pourquoi tt le monde s’acharne sur Google vis à vis de leur stratégie pour dominer le marché des réseaux sociaux puisque les réseaux sociaux ne représentent même pas 1% des services interactifs du web et des services que proposent Google, par conséquent au lieu de dire que Google se trouve au fond du trou juste parce qu’ils ne connaissent pas le même succès que Facebook ns devrions plutôt plutôt comparer le chiffre d’affaire des 2 entreprises…

  22. Google est une montagne…Facebook un insecte….La guerre des réseaux sociaux n’aura aucun impact sur ce statu quo

  23. À mon sens, Google ne vise pas tant l’affrontement avec Facebook, quand il lance Google+. Il s’agit avant tout de donner davantage de cohérence à la palette d’outils développés depuis une décennie, de façon trop disparate.

    Plus qu’un nouveau réseau social, Google+ vient compléter et harmoniser la gamme du géant de Montain View.

    C’est en ce sens que j’ai écrit ce post, pas plus tard qu’hier : http://basilesegalen.blogspot.com/2011/07/google-ou-le-defi-de-la-coherence.html

  24. Je vois 3 choses qui pourraient favoriser l’adoption de Google+ :
    1. L’ergonomie : on doit pouvoir faire mieux que Facebook sans problème
    2. La rapidité (FB rame un peu…) voir tout simplement le fait de pouvoir y accéder (bcp d’entreprise “blacklistent” FB…)
    3. Le bouton +1, qui si il un impact référencement naturel fort devrait fleurir rapidement sur les sites web au côté du bouton like”…
    Wait and see.
    Malcolm

  25. Encore un bon article…. Pour ma part, Facebook est là pour rester, s’il sait evoluer vers un système de rétention et stockage de données, car à part les photos, tout y est volatile. Sur ce terrain, Google + est plus fort. La notion de cercle, si gadget soit-elle, est plus intéressante, de même que la non appropriation des informations au contraire de Facebook. Cependant, c’est justement cette centralisation des données personnelles qui fait la force de Google+ qui est en même temps son pire ennemi. En effet, cet aspect Big Brother est loin de plaire à tous, il ne s’agit pas seulement de fonctionnalités en plus, mais de mise a disposition généralisée dans une base de données commune de ses données personelles… Et malgré de bons débuts, c’est cela qui risque d’être le talon d’Achille de Google +…

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