Pourquoi le succès de Google+ est assuré

En ce moment la blogosphère est particulièrement agitée et surtout très partagée au sujet de Google+ : il y a ceux qui n’y croient pas, et ceux qui attendent de voir. Il faut dire que depuis le lancement de sa plateforme sociale (Google lance sa plateforme sociale unifiée Google+), Google peine à convaincre, même si les équipes avancent dans la bonne direction. Force est de constater qu’au fil des années, Google s’est éparpillé et qu’ils payent maintenant le retard accumulé sur le volet social. Qu’importe, même si ça n’a pas été officiellement confirmé, Google+ est au coeur de la stratégie de Google et je suis intimement convaincu que son succès est assuré.

L'interface de Google+

Des avis contradictoires

Il y a eu ces dernières semaines pas mal de bruits autour de la chute de l’audience de Google+ : Google+ Traffic Falls 60% From Post-Launch Highs. Je ne suis pas un spécialiste de la mesure d’audience et ne peux pas juger de la fiabilité de ces données. Toujours est-il, qu’il y a forcément un effet de nouveauté qui a poussé de nombreux curieux à s’inscrire, d’autant plus avec le système d’invitations.

Le service est maintenant ouvert à tous, et bénéficie même d’une promotion sur la page d’accueil de Google, un sacré coup de pouce ! L’audience va-t-elle continuer à baisser ? Je ne saurais le dire, mais je pense qu’en s’intéressant aux chiffres de Google+, vous ne regardez qu’une petite partie du tableau. Comme je l’avais expliqué à l’ouverture, Google+ n’est pas une plateforme sociale isolée, c’est la couche sociale de Google, celle qui relie les services entre eux. Par conséquent, si vous utilisez le moteur de recherche de Google, si vous visionnez des vidéos sur YouTube ou si vous possédez un smartphone Android, vous êtes utilisateur de Google+ sans le savoir : Bradley Horowitz says Google+ is now Google et It’s official: Google+ will be connected to everything.

Tout récemment, il y a également eu cet ingénieur qui s’est emporté contre sa hiérarchie : Google Engineer: “Google+ is a Prime Example of Our Complete Failure to Understand Platforms”. Plutôt qu’un aveu d’échec, j’y vois plutôt l’expression de la frustration d’un employé. Ce qui est reproché à Google+ (l’absence d’APIs d’envergure, l’incapacité de Google de bâtir une plateforme) n’est pas le reflet de la réalité. D’une part les APIs sont en cours de déploiement, mais cela prend beaucoup de temps (Ok, Maybe the Google+ API Was An Afterthought), d’autre part, Google sait bâtir des écosystèmes (comme le prouvent la Google Apps Marketplace et l’Android Market).

Pour bien comprendre le potentiel de Google+, il ne faut pas regarder ce qui est actuellement en ligne, mais ce qui a été récemment mis en ligne, donc la marge de progression. En d’autres termes : Google+ est un chantier ouvert et Google investit énormément d’énergie pour enrichir la plateforme.

Beaucoup de nouveautés et des fonctionnalités plus sophistiquées

L’annonce des résultats de Google cette nuit a justement été l’occasion pour Larry Page de faire le point :

  • Google+ compte maintenant plus de 40 millions d’utilisateurs actifs ;
  • Plus de 100 nouveautés ont été mises en ligne dans les 3 derniers mois ;
  • Près de 3,5 milliards de photos ont déjà été publiées ;
  • Les jeux les plus populaires sont maintenant disponibles, de même que les dernières nouveautés (Zynga’s Mafia Wars 2 Is On Google+)…

Plus de détails ici : Here’s What Larry Page Said On Today’s Earnings Call.

Et ce n’est pas fini, car ils ont également livré cette semaine la recherche en temps réel et les hastags, d’autres choses sont également en préparation (Google + Code Reveals Potential New Features).

Il semble donc que Google s’est réorganisé pour se lancer dans une course à l’armement et prendre de vitesse Facebook, qui du coup fait également évoluer sa plateforme à vitesse grand V (100 Days Since Google + Launch – Facebook’s Lightning Response). La question que je me pose est la suivante : les membres ont leurs habitudes sur Facebook, vont-ils accepter toutes ses nouveautés ?

Sur ce point-là, Google+ bénéficie d’un avantage certain : la plateforme n’a pas d’héritage à gérer, elle peut évoluer plus vite et proposer des fonctionnalités plus sophistiquées. Que se soit le système de publication, de partage, les commentaires ou l’application mobile, force est de constater que sur les fonctionnalités de base, Google+ est nettement plus riche que Facebook. Cette richesse va-t-elle suffire à séduire et fidéliser les utilisateurs ? Je suis bien incapable de le dire, toujours est-il que je constate des interactions beaucoup plus riches sur Google+ que sur Facebook ou Twitter.

L’écosystème identitaire américain qui va pérenniser Google+

Les équipes de Google ne font pas mystère du coeur du système : Google+ Isn’t Just A Social Network, It’s An « Identity Service ». La plateforme sociale de Google est donc très clairement orientée vers de la gestion d’identité en ligne afin de pouvoir tracer tout ce que font les internautes. Un choix tout à fait logique, surtout quand on constate à quel point Google est présent dans notre quotidien numérique (Search, Maps, YouTube, Gmail…).

Là où ça devient intéressant, c’est quand on regarde de plus près l’annonce récente du gouvernement américain qui veut établir un système de gestion identitaire à l’échelle du web américain, la National Strategy for Trusted Identities in Cyberspace (cf. Qu’est-ce que le NSTIC ?). L’objectif du gouvernement est simple : accroitre sa surveillance de l’internet dans la cadre de la lutte antiterrorisme. Dans ce cadre, le gouvernement va mettre en place un framework d’identités fiabilisées (trusted identities). Dans la mesure où le budget de la Defense ne peut pas augmenter (eux aussi ils ont un problème de dette), ils vont donc s’appuyer sur le secteur privé pour déployer ces identités fiabilisées.

Le gouvernement US et Google ont donc un objectif commun : savoir qui fait quoi sur le web. À partir de ce constat, il n’est pas très compliqué de comprendre pourquoi la pérennité de Google+ est assurée : tout simplement parce que les équipes de Google vont bénéficier du soutien du gouvernement US. Cette perspective peut faire peur (Google+ As ‘Identity Service’: Embracing Public Nature Of Internet), mais elle est tellement mutuellement profitable qu’ils ne vont pas se gêner pour la concrétiser.

Les annonceurs n’auront pas le choix

Au-delà de ces aspects Big Brother, il faut également savoir prendre du recul vis-à-vis de cette compétition au sein de la sphère sociale et de la place qu’occupe Google sur le web. Pour résumer une longue histoire : Google est et restera l’interlocuteur privilégié des annonceurs, que ce soit au travers des pages de résultat, de ses offres publicitaires (AdWords, DoubleClick…) ou des offres destinées aux marchands (Trusted Stores, Commerce Search, Shopping…).

Nous ne savons pas encore quelle sera l’offre destinée aux marques dans Google+ (Quelle place pour les annonceurs dans Google+), mais je suis persuadé qu’aucun annonceur ne pourra faire l’impasse. Lorsque mes clients me demandent s’ils doivent commencer à s’intéresser à Google+, ma réponse est invariablement la même : « bien évidemment, vous n’avez pas le choix« .

Cela prendra des mois ou des années, mais Google mettra tout en oeuvre pour forcer à la fois les internautes et les marques à être présents sur sa plateforme. Encore une fois : si vous utilisez les services de Google, alors vous êtes également un utilisateur de Google+, mais vous ne vous en êtes pas encore rendu compte.

Voilà pourquoi je suis persuadé du succès de Google+, pas forcément une éclatante victoire sur ses concurrents (ils se sont lancés bien trop tard), mais une demi-victoire méticuleusement préparée. La grande question est maintenant la suivante : êtes-vous prêt ? La suite est à lire ici : De l’urgence d’anticiper votre présence sur Google+.

34 commentaires pour “Pourquoi le succès de Google+ est assuré”

  1. Posté par jm a dit : le

    Bon on peut quand meme noter une sorte de contradiction: si on est tous un peu utilisateur sans le savoir, c est facile alors a Google de pretendre avoir 40 millions d utilisateurs non?
    Dans les 40 millions, combien sont des utilisateurs qui le savent???
    JM

  2. Posté par Marie-Alice Boyé a dit : le

    A contrepied de ce qui se dit ailleurs et super intéressant ‘comme toujours Mr Cavazza !

    Après, personnellement je ne suis pas encore convaincue du succès à venir de Google +.

    Je te suis complétement sur la logique d’avoir une identité numérique au plus proche des outils Google que nous utilisons au quotidien (après sont ils encore tant utilisés que ça ?) .

    En revanche, en ce qui concerne Google qui est l’interlocuteur des annonceurs – je pense que les annonceurs iront où sont les utilisateurs (à moins que ce ne soit la poule et l’oeuf ?)

    En tout cas merci pour cet article qui ouvre l’esprit !
    Oui, pourquoi pas voir en Facebook comme un éclaireur qui a créer des usages / un marché que d’autres exploiteront (mieux)… (Facebook : un Altavista des années 2010 ?)

  3. Posté par Fred Cavazza a dit : le

    @ jm > Les 40 millions d’utilisateurs de G+ annoncés par Larry Page sont ceux qui ont effectivement créé un compte G+. Quand Google aura unifié tous les comptes (Google profile, YouTube…), la fusion Google/Google+ sera effective, mais avant c’est du théorique.

  4. Posté par Sébastien JOUVE a dit : le

    Google+ va sûrement continuer de se développer mais Facebook restera Facebook.
    Et Google+ restera une affaire de spécialiste. Rien ne peut faire passer le grand public de Facebook à Google+.
    J’observe dans mon entourage, mes parents, mes enfants, mes neveux et nièces, mes cousins, mon frère, ma soeur… personne ne veut entendre parler de Google+.
    J’ai pourtant voulu y croire au début mais je me suis rendu à l’évidence. Je suis admiratif de Google+, c’est bien conçu. C’est sûr on pourrait remplacer le couple Facebook+ Twitter. Mais voilà quand je suis sur Google+ j’ai l’impression d’être dans un grand halle d’entrée, il passe une personne de temps en temps. Et quand je suis sur Facebook je suis dans un halle de gare aux heures de pointe, ça grouille.

  5. Posté par victor a dit : le

    Personnellement, moi aussi je suis convaincu du succès de Google+.

    Au risque de me tromper sur les chiffres, mais il me semble qu’après une hausse de +1200% de son audience, suivi d’une baisse de 60%, cela donne toujours +480% de gains d’audience depuis l’ouverture publique de G+.

    Je pense que le public est assez similaire à celui de Twitter. Combien de comptes sur Twitter inactifs? A mon avis, la part doit être sensiblement la-même que sur Google+. Les internautes s’inscrivent mais n’ajoutent que très peu de personnes, ce qui donne peu de fraîcheur à leur fil d’actualité et donne le sentiment qu’il est peu utilisé. Tout comme cela peut-être le cas sur Twitter. C’est en cerclant les bonnes personnes que l’on trouve un intérêt à G+. Pas en attendant que ses amis ou sa famille rejoignent ce réseau social.

    Pour l’utiliser quotidiennement, ce qui fait la force de Google+ selon mon avis est l’interaction. Facebook est trop fermé et centré sur famille/amis. Hors G+ est beaucoup plus ouvert comme Twitter. Ce qui permet de suivre de réelles conversations dans les commentaires des posts, à l’instar de Twitter où l’on répond simplement à un tweet sans voir ceux des autres personnes. Cela permet ainsi d’échanger, d’élever le niveau des débats et de rencontrer beaucoup plus de nouvelles personnes par ce biais comme pourrait le faire un blog, tout en facilitant le cerclage des personnes, ce que l’on ne peut pas faire sur un blog.

    Le partage de cercles également est un outil à fort potentiel. Robert Scoble en a partagé pas mal. Venant d’une source comme lui, les utilisateurs de G+ font confiance et ajoutent automatiquement presque 400 personnes à chaque fois. Cela permet également très vite de classer des personnes dans des profils de communautés et de les partager ensuite à ceux qui sont intéressés et ainsi rencontrer une multitude de personnes, de profils différents plus facilement que n’importe quel autre réseau social.

    J’ai vu un post de Jason Calacanis ce matin ( https://plus.google.com/103716847685048716973/posts/PWFuHphF7PA ) il dit utiliser Google+ désormais comme principal réseau social avant de partager automatiquement ses posts ensuite sur Twitter et Facebook. Il reprends également ce que j’avance plus haut, pour lui, « les discussions sur Google+ sont 100X plus intéressantes à mener que sur Twitter et 25X par rapport à Facebook ». Venant d’une source comme la sienne, je pense que l’on peut tout à fait lui faire confiance sur ce point.

    Je pense que l’on devrait arrêter de se focaliser sur les chiffres en France. Savoir que 40 millions de personnes se sont inscrites sur Google+, que le réseau social a perdu 60% de chiffres d’audience n’avancent à rien. C’est probablement la faute aux blogs de news tech qui reprennent simplement des infos sans s’en détacher. On devrait plutôt réfléchir à comment en tirer parti et comment améliorer son utilisation sur G+. Parce que pour moi, c’est vraiment un outil à fort potentiel si on le regarde à long terme, et j’espère qu’il y aura d’autres blogueurs comme toi Frédéric qui sauront le faire.

  6. Posté par Dominique De Vito a dit : le

    ok, G+ est au carrefour de tous les services Google, et c’est ce qui en fait sa force, via sa capacité d’intégration et sa capacité à fournir toujours plus de nouveaux services intégrés.

    Maintenant, dire « si vous utilisez les services de Google, alors vous êtes également un utilisateur de Google+, mais vous ne vous en êtes pas encore rendu compte », c’est aller un peu trop vite en besogne IMHO :
    – si vous n’êtes qu’utilisateur du moteur de recherche Google, vous êtes peut être client de G+ ‘(et encore…), mais on ne peut pas dire que vous appartenez de facto au réseau social G+…
    – idem si vous n’utilisez que gmail…
    – etc.

    Certes, Google va pouvoir exploiter les données issues des actions de l’utilisateur pour ces services (Google Search, gmail..), mais dés lors, si l’on suit cette voie, alors on ne compte plus la même chose : le nombre d’utilisateurs ne va plus vouloir dire la même chose pour FB et pour G+.

  7. Posté par Stafe a dit : le

    Les levier de développement de Google + seront à mon avis :

    1 – les pages pro , Google n’aura qu’à se reposer sur les entreprises pour drainer de la visites
    2 – L’intégration du facteur de popularité d’un auteur et de partage dans les critères de référencement, alors tous les acteurs du web devront passer par Google +

    Personnellement , je pense que Google a les moyens de rendre indispensable Google+

  8. Posté par François Combes a dit : le

    Bonjour Fred,
    Merci pour votre article qui me donne envie de débattre avec vous sur le sujet.
    Bien que ne le partageant pas, je comprends le fond de votre pensée. Mais je trouve au contraire que « forcer » les internautes à utiliser un service est extrêmement risqué. Dans un contexte ou les « gens » ont peur des risques associés au web et aux réseaux sociaux (confidentialité, respect de la vie privée), imposer un compte sur une plateforme social (peu importe que ce soit Google) est très dérangeant à mon sens.

    Concernant l’écosystème identitaire Américain que vous évoquez et l’objectif affiché du gouvernement d’accroitre sa surveillance de l’internet dans la cadre de la lutte antiterrorisme je suis une fois de plus en désaccord avec vous. Je pense que cela va à l’encontre d’un développement pérenne pour Google + et va inciter les gens à se désinscrire de la plateforme. Ce sentiment de flicage et d’un big brother qui pourrait surveiller « l’ensemble de votre activité » sur le web sera néfaste au groupe.

    Sans vouloir faire de publicité mais pour vous montrer le fond de ma pensée je vous invite à lire mes trois articles suivants afin de connaitre mes arguments :
    http://www.mycommunitymanager.fr/social-paranoia-the-social-dark-side/
    http://www.mycommunitymanager.fr/google-plus-echec-et-mat/
    http://blog.francoiscombes.fr/community-management/les-10-raisons-de-lechec-de-google

    Dernier point, je suis utilisateur de Google + et de Facebook et n’ai pas compris sur quoi vous vous basez pour affirmer « que se soit le système de publication, de partage, les commentaires ou l’application mobile, force est de constater que sur les fonctionnalités de base, Google+ est nettement plus riche que Facebook »pouvez-vous m’éclairer ?

    N’hésitez pas à me contacter. Je serai ravi de débattre avec vous sur le sujet !

  9. Posté par Solenne Vaulot Morel a dit : le

    Vous oubliez bien vite qu’un réseau social ne représente aucun intérêt sans « amis ». Le nombre d’utilisateur dans cette position est très loin d’être négligeable !

    Le problème de Google est qu’il souhaite jouer sur tous les terrains du social. Dans ce sens et avec un vrai soucis de pertinence, les Cercles s’affirme comme un « grand réservoir » de profils publics ou chaque utilisateur vient piocher part dizaines pour alimenter sa timeline.

    Ceci étant, à trop vouloir mélanger des fonctionnalités d’interactions privées comme sur Facebook à des liens publics comme sur Twitter, on arrive très facilement à un réseau « four tout » abominable et sans réel positionnement.

    PS: Facebook s’engouffre dans la même voie… Il y a de l’avenir pour la concurrence ;)

  10. Posté par doc herbst a dit : le

    OK, les chances de succès du grand GG avec G+ sont énormes. Vu sa puissance de feu. OK, je me rend.

    Mais … et si nous allions tous (les internautes, blogueurs, webmestres, annonceurs, institutions, entreprises, etc.) nous faire avoir ?

    Parce que, vous je ne sais pas, mais perso, je tiens à ce que mes données restent les miennes, non soumises à d’obscures conditions générales d’utilisation (terms of use), à ce que mon site reste le mien, contrôlable et paramétrable selon *mes* souhaits. Si pour écrire sur le web il faudra à l’avenir avoir un compte GG, la liberté d’expression deviendra relative (cf GG et la Chine).

    J’ai supprimé mon compte Facebook. J’utilise Twitter en dupliquant mes tweets importants par un billet — ou plutôt en y renvoyant. Idem pour ce que j’écris sur les listes de discussion/forums.

    Et puis, le coup des « amis » ou des « cercles », merci bien ! Sur 150 « amis, seuls 10 en moyenne sont des correspondants réguliers. Ceux-là connaissent mon e-mail, mon n° de mobile, mon site et savent me joindre. Les autres .. Eh bien j’aurai moins de followers et puis voilà. Mais j’aurais ceux qui comptent. Qui peuvent influer.

    Doc Herbst

  11. Posté par Fred Cavazza a dit : le

    @ Sébastien JOUVE > Si votre entourage ne veut pas entendre parler de Google+, le fait q’ils utilisent Google, Youtube ou Maps suffit à en faire des utilisateurs potentiels.

    @ Solenne > Vou abordez le problème par le mauvais angle : G+ n’est pas un réseau social, c’est la couche social du plus grand fournisseur de services du web.

  12. Posté par Laurent a dit : le

    Tout à fait d’accord avec @Stafe un peu plus haut (et donc le com’ de frederic) : Google Plus est conçu à mon sens comme un écosystème de services aux entreprises (on pourrait ajouter les GDocs par exemple, aux autres services connectés à G+, comme G Chat et le propre service visio-chat, les bulles).

    C’est plutôt les Yammer et autres BlueKiwi qui ont tout à craindre de G+, plutôt que Facebook.

    Concernant la compétition entre FB et G+ : tout se jouera certainement sur le « temps de cerveau disponible » des utilisateurs « traditionnels » de FB : auront-ils réellement envie de raconter deux fois leur vie, sur deux réseaux différents. Et s’ils ont éventuellement envie, auront-ils le temps de le faire ?

    Depuis que j’utilise G+ s’est opéré ce distinguo dans mon esprit. En gros : Facebook, c’est pour la déconne (kikoulol), G+, c’est pour les choses « sérieuses ».

  13. Posté par Olivier a dit : le

    Salut Fred,

    Excellente analyse et réflexion pertinente. Néanmoins, j’ai aussi tendance à rejoindre le point de vue de Sébastien Jouve. La grande masse des utilisateurs, celle qui fait le succès d’un service, n’a, à mon sens, que faire des fonctionnalités évoluées proposées par G+.
    Elle s’engage avant tout par intuition, en fonction de ses attentes, ses besoins et usages. Et une fois que les habitudes sont ancrées, elle y renonce difficilement.
    En face de moi au bureau , j’ai un stagiaire de 14 ans :
    Question ; « tu connais Google + ? »
    Réponse : « non, connais pas »
    Question : « si on te proposais un réseau social mille fois plus génial que Facebook, renoncerais-tu à ce dernier ? »
    Réponse : « Bof, seulement si tout le monde y est »
    Evidemment, cette conversation ne revèle pas grand chose. Mais je suis convaincu que si Facebook a révélé un vrai besoin utilisateurs, Google+ n’offre pour l’instant rien qui puisse surpasser son ainé.

  14. Posté par Dominique De Vito a dit : le

    Quand je lis sous la plume de Tim O’Reilly : « One of the things I love best about Google+ vs my blog is the ability to +1 insightful comments that readers make », je m’interroge sur la pertinence des médias sociaux.

    Ou dit autrement, je me dis que les blogs représentent sans doute le meilleur concurrent des réseaux sociaux, comme je l’ai envisagé dans [2]. Et vu que les blogs s’améliorent de version en version, ils vont sans doute arriver à fournir une plate-forme suffisamment bonne (good-enough) pour challenger Facebook. D’autant que Facebook lui-même a fait un pas en direction de la techno blog en introduisant la fonctionnalité Timeline, qui est, peu ou prou, une présentation d’informations façon blog.

    De ce fait, que dirait un gars comme Tim O’Reilly si, demain, son blog préféré fournissait la fonctionnalité « +1 » qu’il préfère entre toutes sur Google+ ? Est-ce qu’il abandonnerait G+ ? Peut être.

    Bref, l’avenir de G+ me semble encore bien ouvert.

    [1] http://twitter.com/#!/timoreilly/status/123165313968779264

    [2] http://www.jroller.com/dmdevito/entry/two_ways_to_challenge_the

  15. Posté par Olivier a dit : le

    Je pense également que de nombreuses institutions ont intérêt à ce que google+ fonctionne pour mieux contrôler internet.
    Mais je crois que c’est la raison pour laquelle de nombreux utilisateurs vont rejeter, comprenant enfin le risque de « bigbrotherisation » lié à google.
    C’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle je ne trouvais pas souhaitable de donner une chance à ce produit à sa sortie:
    http://quolibets.fr/pourquoi-faudrait-il-donner-sa-chance-a-google-plus

  16. Posté par Philippe a dit : le

    Entièrement d’accord avec la dernière partie de l’article et avec Stafe ! A l’instar des bleus contre les galois ce samedi, je n’imagine pas également une grande victoire mais plutôt un passage obligatoire pour les marques d’être présent sur le réseau…

    La suite de l’alimentation de Google + en nombre de membres viendrait plus de l’apât des marques envers les internautes/consommateurs (déploiement de stratégie « social marketing » pour formation d’une communauté quantative mais qualitative) que de l’atrait même pour les fonctionnalités de bases de google +.

    En d’autres termes, Google + « forcera » les entreprises à être présentes sur le réseau (obligation de référencement, nouvel algorithme, prise en compte des commentaires pour le positionnement, prise en compte de la taille de la communauté, etc.) pour qu’à leur tours elles attirent les internautes à venir sur le réseau : Google + > Entreprises > Membre et non comme l’avait fait Facebook : Facebook > Membres > Entreprises

    Si cela fonctionne éffectivement de cette manière, alors on peut se poser la légitimité de la variable « sociale » du réseau, au moins dans sa définition la plus éthique !

  17. Posté par Kelsey a dit : le

    C’est incroyabe. Un profil pour touts les produits de google je ne sai oas s’l serraitt util. Est-ce que ça veux dire, que je pourrait lancer un video (example: http://youtu.be/8Z4jt6nGVWo) sur youtube et il serrait automatiquement sur mon profile de G+, sans ma permission? Est-ce que les gents voirraient les liaisons entre mon chaine de YouTube et le profle?

    Merci beaucoup M. Cavazza, et comme dans le video – 5 etoiles pour l’article!

  18. Posté par Annuaire Français a dit : le

    On ne peut souhaiter que du succès a Google+ , mais il faut reconnaitre qu’entre la part des attentiste et celle des détracteurs, il ne reste pas beaucoup de monde.

    Toutefois, la marque et l’utilisation des produits Google est puissante, et le jeu va dorénavant consister à trouver petit à petit, les leviers de toutes sortes qui vont faire ou non le succès de ce produit.

    il reste dommage, que pour le moment, il n’y a pas franchement de nouveaux services face à la concurrence qui s’active aussi. A suivre …

  19. Posté par Sélection en référencement & co #53 - Google | Référencement a dit : le

    […] Egalement utile pour bien comprendre toutes les possibilités du ciblage pour les publicités !Pourquoi le succès de Google+ est assuré ? Après un lancement en trombe, le succès de Google + est récemment sérieusement mis en doute […]

  20. Posté par Ludo a dit : le

    Dubitatif complet au début lorsque j’ai vu et commencé sur G+ mais force est de constater qu’une réelle évolution s’est opérée en très peu de temps et ce n’est pas finis !!!
    Pour n’en citer qu’une, je mentionnerais tout simplement que celle du « Partage des Cercles », une découverte d’un fil d’actualités aussi divers que variés.
    Une sorte de Twitter,en nettement mieux avec lectures complètes de Posts et autres.
    Je rejoints je ne sais plus qui, qui disait que Facebook restera à ses Kikoo,Lol, et comme un pressentiment que l’évolution va avoir du mal se faire, il y en aura c’est sûr…!! En ce Moment, ce qu’ils innovent non pas convaincus les Facebookiens,du moins à ce que j’ai lu et vu !!
    Une chose dont je suis à peu près certain, c’est que lorsque les gens maîtriseront mieux G+ ils ne reviendront pas systématiquement sur Facebook !!
    C’est actuellement mon cas…!!!
    Maintenant maîtriser Facebook et venir vers Google+ aussi est une autre question? et là est la grande question, les gens franchiront-ils le Pas?
    Amicalement
    @+1 pour l’auteur de cet Article.