Google Profile : une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

Depuis déjà presque deux ans un an et demi (je préfère le préciser car beaucoup parlent aujourd’hui d’un lancement de Google Profile), Google propose un service de gestion de son profil via un service Google Profile (cf : Google Profile : Google propose la gestion centralisée de son profil) Vous en avez probablement pas entendu parler jusqu’à cet article puisque ce service était effectivement resté dans l’ombre. Pourquoi alors en parler aujourd’hui ? Tout simplement, parce que Google a décidé de se montrer plus offensif dans le domaine de la gestion de son identité numérique et du social via ce service. En effet, à date, Orkut, le réseau social de Google, était la seule véritable immersion de Google dans le social (si j’omets Google Friend Connect qui s’est fait largement prendre la vedette par Facebook Connect et Lively qui a été arrêté à la fin de l’année dernière : Google met fin à son monde virtuel 3D, Lively). Mais ce service n’est aujourd’hui qu’un succès… au Brésil, donc pas de quoi pouvoir concurrencer des acteurs majeurs comme Facebook, Bebo ou LinkedIn.

Quoi de nouveau sur les Google Profile ?

google_profile.jpg

Google se montre plus offensif et a modifié ou complété ce service pour en faire un vrai cheval de Troie dans le domaine du social. Depuis quelques jours, Google propose aux  internautes la gestion d’un profil personnel plus complet que ce qu’il proposait à date : nom et prénom, les écoles que l’on a fréquentées, la ville où l’on a grandi, une brève biographie et quelques informations triviales. Comme sur un véritable réseau social, Google propose d’ajouter des photos, de gérer ses adresses et ses téléphones de contact. Si vous souhaitez vous créez le vôtre, ca se passe ici.

Bref les deux questions qui naturellement se posent sont : quels risques et quels bénéfices de communiquer ses informations à Google ?

Commençons par le côté positif : l’argument mis en avant par Google est la gestion facilitée de son identité numérique. Google se propose de permettre aux utilisateurs de référencer leur page Google Profile et du coup d’inciter les personnes faisant une recherche sur vous de plutôt visiter votre page Google Profile plutôt que de tomber sur Facebook par exemple. Ainsi lorsque vous « googlerez » une personne, Google fera attention a préféré vous diriger vers Google plutôt que vers un autre service.

Côté négatif, on voit tout de suite la question de la protection et de l’utilisation des données ainsi communiquées par Google. ReadWriteWeb met clairement en évidence ses dangers, n’hésitant pas même à parler de « pacte avec le diable » dans son article Now you can change what Google says about you.

A l’heure où l’on parle beaucoup de « Online Reputation Management » ou de « Personal Branding », ce service est certes pertinent mais je préfére largement une solution plus globale de communication auprès des internautes sur l’importance de la gestion de son identité numérique et des traces que l’on laisse sur la Toile. Ces sujets, très actuels, et qui finalement concernent aussi bien les entreprises que les particuliers, sont sans nul doute une des préoccupations majeures de ces derniers et chaque service ou acteur cherche naturellement à se positionner.

Myspace, grand perdant face à Facebook et Twitter ?

MySpace ! Il y a encore pas si longtemps c’était le numéro 1, la plateforme de référence au niveau mondial. Mais de nouveaux acteurs sont arrivés et ont connu une croissance rapide voire exponentielle comme Facebook ou Bebo… et MySpace n’a pas su évolué aussi rapidement. En effet, d’un point de vue stratégique, MySpace est largement différent des deux services présentés ci-dessus : MySpace centre son service autour du contenu crée par les utilisateurs et principalement la musique afin d’être en mesure derrière de mieux monétiser (par le biais de la publicité) auprès d’annonceurs. Facebook ou Bebo, a contrario, place l’utilisateur et son social graph (les relations qu’il peut avoir avec les autres membres) au centre et cela finalement indépendamment des actions et interactions qu’il peut avoir.

Dans ce cadre avec l’explosion de Facebook ou la forte montée en puissance de services comme Twitter, les temps s’annoncent durs pour MySpace. La « place for friends » commencent à sentir bien vide et mis à part les cibles captives du début, force est de constater que MySpace est loin d’être le service dont la Toile parle le plus, et ce depuis déjà un certain nombre de mois. Je le vois rien que sur ce blog où finalement je n’écris quasiment plus sur MySpace à quelques execeptions d’opérations près (OuiFM lance une nouvelle emission avec MySpace). Le graphique ci-dessous montre le trend sur Internet des deux services.

facebook_myspace_trends

En 2007, j’avais déjà écrit un article sur la montée en puissance de Facebook qui serait sans nul doute le service qui ferait le plus de mal à MySpace : Stratégie de développement de MySpace face à Facebook.

L’article récent du Guardian MySpace shrinks as Facebook, Bebo, Twitter grab its users décrit bien cette tendance… En terme d’audience, l’article relate que MySpace fait aujourd’hui moins de la moitié de l’audience de Facebook. Un chiffre qui se suffit à lui même… A ce titre, Michael Arrington de TechCrunch US précisait  « What was a bad situation in November 2008 is starting to turn outright ugly – Facebook is now well over twice the size of MySpace … It was less than a year ago that MySpace and Facebook were the same size. »

Les temps semblent donc s’annoncer compliqués pour MySpace mais aussi en France pour d’autres services au premier rang desquels les skyblogs.

Article précedemment publié sur www.cedricdeniaud.com

Révélation exclusive : certains annonceurs peuvent se passer des médias sociaux

Normalement si vous lisez ce blog c’est que vous devez vous intéresser un minimum au sujet. Je ne vais pas vous faire l’article sur l’intérêt d’être présent sur les médias sociaux (pas tout de suite en tout cas) mais plutôt vous parler de cet article très intéressant : When to avoid social media. L’auteur y a ainsi listé 5 cas de figure où il est déconseillé d’être présent sur les médias sociaux :

  • Si vous avez un nombre très limité de clients qui vous payent une fortune (luxe ou BtoB) ;
  • Si vous êtes en guerre avec vos collaborateurs (citons l’exemple dévastateur de Domino’s Pizza) ;
  • Si votre direction est sceptique et ne souhaite pas jouer le jeu ;
  • Si vous n’avez pas de vision à long terme (si vous cherchez juste à faire du buzz) ;
  • Si vous êtes soumis à des impératifs légaux.

Très peu d’entreprises répondent à ces 5 cas de figure mais peu ne répondent qu’à un seul. Traduction : Vous n’avez que très peu d’excuses pour ne pas être présent sur les médias sociaux. Pour compléter cette réflexion je vous propose également un deuxième article où il est question du ROI : When to Use and When Not to Use Social Media.

Le ROI… encore et toujours le spectre du ROI. Ce fameux ROI qui conditionne les investissements et finit par transformer les marketeux plein de bonnes volontés à dociles acheteurs de mots clés. Bien évidement je sais que nous sommes en contexte de crise, qu’il faut surveiller les dépenses et que les budgets doivent être optimisés mais laissez moi vous rappeler quelques évidences :

  • Est-il pertinent de parler de ROI dans une démarche d’amélioration de l’image de marque ? (car c’est à ça que son utiles les médias sociaux : se rapprocher des prospects / clients pour améliorer la relation, affiner le discours et travailler le branding) ;
  • Vous pouvez être présent sur les médias sociaux sans dépenser 1 seul centime (c’est juste une question d’organisation et de bonne volonté) ;
  • Il n’est pas question d’abandonner un mode de communication pour un autre, mais de compléter un dispositif de marque (les médias sociaux sont un canal de plus dans votre stratégie de relation client).

J’ai parfois l’impression de me répéter dans mes articles (notamment sur un débat similaire au sujet du social scoring) mais je suis persuadé qu’il y a encore un gros travail d’évangélisation à faire pour se débarasser de nombreuses idées reçues (les campagnes virale ne coûtent rien, le bouche à oreille est idéal pour faire de déstockage de produit à moindre frais, seules les agences de buzz sont capables de bien dialoguer avec les blogueurs « influents »…).

En résumé : Être présent sur les médias sociaux n’est pas une option ou une stratégie, c’est un impératif. Bien évidement il existe différents degrés d’engagement pour une marque mais les médias sociaux sont à mon sens ce que nous avons de mieux en ce moment pour améliorer l’image de marque, maintenir les marges et passer la crise.

Medias sociaux et cybersquatting : quelques conseils…

De la même manière historiquement que pour les noms de domaines, les marques, à l’ère du « Online Reputation Management« , doivent veiller à leur présence sur les médias sociaux et aux risques de cybersquatting. Aujourd’hui, comme en parlait dernièrement Grégory Pouy, de nombreuses marques parmi lesquelles les plus prestigieuses (Adidas, Nokia, Audi, Reebok..) ont ou ont eu leurs noms de marque cybersquattés sur Twitter. Twitter est un exemple mais il est important de prendre en compte également les autres réseaux sociaux, plateformes participatives ou de partage. Quelques conseils :

  • Surveiller : vérifier la disponibilité de vos noms de marques / produits / dirigeant sur les différents médias sociaux. Je vous recommande par exemple les outils UserNameCheck ou NameChk qui vous permettent rapidement et simplement de voir la disponibilité d’un nom sur un vaste panel des plateformes et réseaux..
  • Ce qui vaut une marque vaut pour les personnes : on pense souvent au cybersquatting de noms de marques ou de produits, et dans une certaine mesure de personnalités (politiques ou culturelles) qui sont les cas les plus fréquents ou les plus médiatisés (rappelez-vous il y a quelques années, le cas de l’affaire Milka). Mais il en de même pour les personnes. On parle beaucoup en ce moment de notions de « E-reputation » ou de « Personal Branding », le terme Online Reputation Management est le mot utilisé outre-Atlantique qui a mon sens décrit mieux la problématique ainsi que les nécessaires actions. J’intervenais récemment à Strasbourg lors d’une conférence à destination de jeunes sur ces sujets là. Pour vous donner un exemple, il y a encore quelques semaines, je me suis fait avoir par un compte Twitter dans le nom était celui de Guillaume Pepy, président de la SNCF, alors qu’il s’agissait en fait d’un usager de la SNCF (plus de détails dans Infos SNCF : Twitter, info en direct…) . Les cas sont nombreux et pour se prémunir, voici d’ores et déjà quelques conseils…

Dans ce cadre, j’aborderai dans un prochain article deux cas récents de cybersquatting et les réactions qui ont été mises en place par les marques.

200 millions de membres sur Facebook… et après ?

Si Facebook était un pays, ce serait le 5ème pays le plus peuplé… Alors certes, vous le verrez dans la vidéo ci-dessous,  la population Facebook se concentre sur certaines zones et ont voit par exemple que la Chine est totalement absente (QQ est le réseau social numéro 1 dans le monde avec une très forte population chinoise).

C’est l’occasion de revenir sur le situation actuelle de Facebook… Rappelez-vous il y a quelques semaines on parlait des récentes difficultés de Facebook avec ses membres, sur la modification de ses CGU (Facebook fait appel à sa communauté pour les CGU) et sur la récente refonte de ses pages profils qui séduit que peu de membres. Sur ces deux aspects, Facebook est prêt à revoir sa copie, ce qui est une bonne chose en terme d’écoute de client mais certainement une bonne mois chose en terme d’identité et de stratégie.

Om Malik, gouru US du Web, nous parlait justement hier dans Facebook : Population 200M, faces an identity crisis, de ce problème stratégique que semble rencontrer Facebook. La croissance exponentielle de ces derniers mois, les revendications de ses membres, le nécessaire besoin de monétiser viablement l’audience et la montée en puissance de services comme Twitter et Friendfeed, semblent obliger Facebook a plus se montrer opportuniste en se plaçant dans la réaction qu’en donnant une vision claire de son service.

Alors cette vision est peut être caricaturale mais il faut prendre conscience qu’une croissance trop rapide n’est pas nécessairement synonyme que d’opportunité pour un service car celui-ci doit trouver le temps pour plus de placer dans la proaction que dans la réaction.

A ce titre, aujourd’hui, on commence nécessairement à se poser les mêmes questions pour l’un des services dont on parle le plus sur la Toile: Twitter (Dis Papa, c’est quoi Twitter ? pour ceux qui auraient besoin d’un cours de rattrapage). J’exprimais il y a quelques semaines mes doutes sur la possibilité pour Twitter de devenir un service grand public (Les 5 raisons pour lesquelles Twitter ne deviendra jamais grand public) Ce n’est pas tant sur l’usage que je trouve au contraire pertinent mais sur la pérennité d’un service qui certes connaît une très forte croissance, notamment ces derniers mois (Twitter : une croissance annuelle de 1382% !), mais qui faut le reconnaître a peu évolué depuis un an, ce qui à mon sens laisse la place à des services similaires potentiellement plus innovants et plus complets. Alors cette vision, certes, est pessimiste je le reconnais : l’avenir de Twitter est sans nul doute dans l’intégration de fonctionnalités supplémentaires pour enrichir l’expérience et surtout de se diriger vers celui de la recherche dans les conversations instantanées. Si aujourd’hui, Google se montre très intéressé par Twitter (Google and Twitter : of course they’re talking), c’est bien à ce titre…

Quand Twitter envahit les salles de marché

Les traders sont connus pour être de gros utilisateurs d’outils de communication web comme la messagerie instantanée, il semblerait qu’ils soient maintenant pris également de la « fièvre Twitter ». Plusieurs services sont ainsi apparus pour adresser cette population.

TradeMonster est une plateforme de courtage en ligne qui donne la possibilité aux traders de tweeter leurs opérations (achat / vente) ou de lancer des discussions sur des valeurs ou des secteurs en particulier. Une alternative très intéressante aux systèmes de messagerie instantanée car la dimension sociale y est bien plus poussée (possibilité de créer des groupes, de solliciter la communauté…).

L'interface de tweet de TradeMonster
L'interface de tweet de TradeMonster

Le microblog est ainsi vu comme un authentique outil de productivité (directement intégré dans l’interface de courtage) permettant d’avoir un ressenti en quasi temps réel des échanges, un tableau de bord permettant de suivre la conscience collective (très utile pour détecter / anticiper des mouvements de panique). Lire à ce sujet : Trade Monster Introduces Twitter tradeSHARE.

Il y a aussi StockTwits qui permet de partager les échanges (« what are you trading now« ) mais pas de façon intégrée comme le propose Trade Monster. Là où la plateforme est par contre très intéressante, c’est qu’elle permet d’agréger les mouvements de la communauté (les membres de StockTwits) mais également toutes les discussions relatives à la bourse à l’aide d’un moteur syntaxique qui va repérer les tweets où apparaissent le symbole $ et les tickers des actions (4 lettres en majuscules comme AMZN ou GOOG).

Discussions en cours sur l'action Google
Discussions en cours sur l'action Google

Nous avons donc ici une communauté étendue qui vit sur la plateforme mais également en dehors, ces deux couches sociales sont alors mélangées pour faire émerger des tendances et pouvoir anticiper des mouvements de fond. StockTwits est donc aux actions ce que Twistori est aux sentiments.

Tout aussi intéressant, la plateforme affiche la liste des membres les plus influents ainsi que des plus gros gains / pertes (les leaderboards sont un grand classique des communautés en ligne). Il y a enfin un système de recommandations pour ceux qui découvrent la plateforme et ne savent pas qui suivre (peut-être un moyen de monétiser la plateforme ?).

Voici donc deux exemples très intéressants de communautés verticales « ouvertes » (tout le monde peut regarder / participer) par opposition aux communautés financières fermées comme Marketocracy ou Covestor. Ces deux initiatives nous permettent d’y voir plus clair sur le positionnement de Twitter (ou plutôt sur son non-positionnement) qui en fait une brique sociale essentielle sur laquelle va reposer un certain nombre de services à plus forte valeur ajoutée (du moins pour le public ciblé). L’écosystème autour de Twitter grandit donc de jour en jour et surtout acquiert plus de maturité au travers de ces « social mashups« . A ce titre nous pourrions comparer Twitter à Delicious, Pipes ou FlickR (les plateformes sociales ouvertes de Yahoo!).

Dans le même esprit de communauté verticale fondée sur le microbloging je vous recommande de jeter un oeil sur Blellow (cf. Twitter + Yahoo! Answers + LinkedIn = Blellow).

(via SocialTimes)

Quel avenir pour Youtube ?

On reparle de Youtube, suite à l’annonce d’un analyste de Crédit Suisse, Spencer Wang, relayée sur plusieurs blogs des résultats financiers « médiocres » et c’est peu de le dire de la plateforme de partage de vidéo de Google. Et oui, il faut se replacer que il y a quelques années, lors du rachat de Youtube par Google, ce dernier visait la rentabilité pour ce service en 2008. Il faut bien le constater les résultat ne sont pas là : 470 millions de $ de pertes en 2008, on est bien loin d’atteindre le seuil de rentabilité. Wang estime, par ailleurs, que les revenus générés par la plateforme devraient atteindre 240 millions de dollars fin 2009 (+20% environ sur un an), au lieu des 500 millions de dollars attendus.

Ce qui est le plus inquiétant est que Youtube a essayé différentes manières de monétiser son audience mais cela ne semble pas prendre encore totalement : publicités dans les vidéos, partenariats, téléchargements payants de certaines vidéos … L’idée clairement est de continuer dans cette direction et notamment dans celle des partenariats avec les éditeurs de contenus même si cela va finalement contre le modèle originel de Youtube qui est « Broadcast Yourself » et donc une plateforme de User Generated Vidéo. Youtube commence donc à se lancer dans une voie qui semble un peu contraire aux UGV (User Generated Videos) : celle des contenus non produits par les utilisateurs et non uploadés par eux : la diffusion légale de contenus sous licence. Certains comme Marc Cuban n’hésite pas à voir là une contradiction profonde et stratégique avec le modèle original de Youtube qui a fait son succès (Youtube’s Desperation). Par exemple, les tentatives nombreuses, dernièrement, de trouver le meilleur moyen de monétiser ses contenus (publicité en overlay sur les vidéos) sont perçues comme très intrusives (voir détails ci-dessous de données datant de mars 2009)

youtube_ads_report_mar09.jpg

L’autre problème majeur pour Youtube et dont je vous ai parlé il y a quelques semaines est la montée en puissance, outre Atlantique, d’un concurrent de poids : Hulu.com (lire : Youtube sur la voie de Hulu ?) qui lui au contraire se positionne sur la diffusion de contenus de partenaires.

Bref un peu comme pour MySpace (MySpace : grand perdant face à Facebook et Twitter ?), il semblerait que une nouvelle vague de services semble prendre le pas sur des services qui semblaient bien établis. Même si Youtube reste encore de loin la 1ère plateforme de partage de vidéos dans le monde d’un point de vue audience, il n’en demeure pas moins que le service peine à trouver un modèle économique viable et des coûts importants (bande passante, hébergement…) inhérents à ce type de service ne permettent pas de jouer sur la dimension charges pour atteindre plus rapidement la rentabilité.

Compte-rendu, diaporamas et vidéos du Digital Breakfast 2009

Nous avions organisé en février dernier un petit déjeuner sur le thème des médias sociaux (Quelles opportunités pour votre marque dans les médias sociaux ?). Cette mini-conférence a été l’occasion pour nous (les rédacteur du blog) de vous rencontrer et de pouvoir partager et échanger nos points de vue. Une expérience très enrichissante car le succès était au rendez-vous (salle comble !) et car les thématiques abordées ont semble-t-il répondu à un certain nombre de questions que vous vous posiez.

La conférence sur les médias sociaux du 12 février 2009
La conférence sur les médias sociaux du 12 février 2009

Bref, tout ça pour vous dire que les diaporamas et vidéos sont enfin disponibles ici : Quelles opportunités pour votre marque dans les médias sociaux ? N’hésitez pas à relayer ce lien et à recommander ces vidéos et supports autour de vous (c’est la raison pour laquelle nous mettons tout en ligne).

Après cette première rencontre concluante, nous espérons en organiser une autre lors du dernier trimestre de cette année, alors restez connectés.

Les commentaires sont fermés

Sekaï Camera: La réalité augmentée en live depuis son iphone


« We Want to make the World clickable »...and with us « what you see is what you get » C’est par ces mots que le fondateur de la start-up Japonaise Tonchidot a commencé son intervention dans un anglais très japonisant ;-)

Hier, je participais donc au 2ème jour de la conférence Marketing 2.0 organisé à l’ESCP/EAP par Vanksen…Et j’ai été absolument bluffé par cette start-up japonaise, Tonchidot , qui a développé Sekaï Camera,  une application Iphone qui permet d’intégrer des contenus virtuels sur des images filmées en temps réel avec son mobile….Bref une sorte de réalité augmentée interactive et cliquable depuis son Iphone.

Bon, OK je ne suis pas très clair ;-)…Le mieux est que vous regardiez cette petite video qui explique en image l’utilité et le côté révolutionnaire de l’application.

Les exploitations marketing sont multiples, 2 exemples simples:

M-Commerce: Vous flânez dans un magasin, vous repérez un vêtement qui vous intéresse, vous pointez votre iphone dessus à l’aide de la caméra, et immédiatement un descriptif du produit apparait en surimpression de l’image réelle sur votre mobile. Mieux, Il vous suffit de cliquer sur le l’image pour le réserver et l’acheter en caisse ou via un site e-commerce.

Communauté: Vous êtes dans une conférence, vous pointez votre iphone sur les visages des personnes qui vous entourent et immédiatement leurs « profils » apparaissent en surrimpression avec la possibilité de les contacter directement sous forme de chat ou de message audio.

Petit démonstration live video, pris à la volé depuis mon appareil photo ici:


Sekaï Camera – Mobile augmented reality from Bruno CLEMENT on Vimeo.

Personnellement, je suis assez convaincu que ce types d’applications qui permettront de mélanger monde réel et monde virtuel, identité numérique et identité physique ont un bel avenir devant eux.

En tout, cas si on se fit aux regards bouche bée de l’assistance lors de la conférence, le degré d’attractivité était à son maximum ;-)

Toute la vérité sur OpenSocial

Je pense qu’il n’est pas faux de dire que pour les médias sociaux il y a eu un avant Facebook Platform et un après. Pour faire simple, disons que le principe est de pouvoir hébergé sur une plateforme sociale (en l’occurrence Facebook) des services extérieures (jeux, partage de playlist… pour en savoir plus c’est ici : What is Facebook Platform?). Le succès de la Facebook Platform a été immédiat (d’aucun dirons qu’elle a largement contribué à l’irrésistible ascension du réseau) et il existe maintenant plus de 7.000 applications disponibles.

Bien évidement ce succès a fait des jaloux et notamment Google qui a lancé quelque mois plus tard (Novembre 2007) une initiative équivalente : OpenSocial.

Explications sur OpenSocial
Explications sur OpenSocial

La particularité principale de cette initiative est qu’elle est « ouverte », c’est à dire que les spécifications sont librement partagées par plusieurs réseaux. Par tous les autres réseaux en fait (derniers en date : Netlog et Hyves). Face à la déferlante Facebook, les concurrents se sont empressés de rejoindre cette initiative et de profiter de la puissance de Google pour contrer Facebook. Dans les faits, OpenSocial est un socle technique qui touche maintenant plus de 800 millions d’utilisateurs :

+ de 800 millions d'utilisateurs touchés par OpenSocial
+ de 800 millions d'utilisateurs touchés par OpenSocial

Malgré ces chiffres impressionnants, OpenSocial souffre de nombreux défauts de jeunesse qu’il faut prendre en compte avant de se lancer dans le développement d’une application. Et c’est ce que nous propose ce très bon article : The 6 essential things you need to know about Google’s OpenSocial.

La lecture de l’article dans son intégralité est très enrichissante mais je vous en propose tout de même le résumé des points-clés :

  1. OpenSocial est limité au plus petit dénominateur commun. Comprenez par là que la nécessité de fournir un socle technique compatible avec un grand nombre de réseaux limite fortement les possibilités et nivèle la qualité.
  2. OpenSocial repose sur des standards. Là dessus rien à redire, il n’y a pas de nouveau langage à assimiler (contrairement au FBML de Facebook).
  3. OpenSocial est un premier pas vers la portabilité des données mais également à des possibles failles de sécurité. Forcément, lorsque les spécifications sont rendues publiques, il est plus simple pour quelqu’un de malveillant d’essayer de pervertir le système.
  4. OpenSocial est à la fois simple et puissant. Le fait que tout repose sur des technologies standards est un plus car vous pouvez déployer une application toute simple ou au contraire très puissante et vous appuyant notamment sur Flash.
  5. Une « ouverture » à la Google. Comme à son habitude, Google propose des solutions technologies ouvertes mais on ne sait pas trop ce qu’il va (peut) en faire.
  6. Il vous faudra plus que des compétences techniques. La réussite d’une application sociale est conditionnée par de nombreux facteurs, la maîtrise technologique est une conditions nécessaire mais pas suffisante.

C’est très certainement ce dernier point qui est à mon sens le plus important : au-delà d’une maîtrise technologique, les applications sociales requièrent des compétences très spécifiques pour bien comprendre et anticiper les besoins des futurs utilisateurs. Nous pouvons ici faire la comparaison avec les jeux vidéos : les meilleurs jeux ne sont pas ceux qui relèvent le plus grand défis technologique mais ceux qui proposent un gameplay adapté à la cible.

Dernier point important qui n’est pas précisé dans cet article : OpenSocial n’en est qu’à ses débuts, les premières versions de spécifications étaient légèrement décevantes (trop de limitations) mais la plateforme progresse petit à petit. Bien évidement elle ne progressera jamais aussi vite que celles de la Facebook Platform (car ils sont seuls à faire leurs choix) mais on ne peut pas avoir à la fois le volume (nombre d’utilisateurs) et la puissance (maturité des spécifications).

Peut-être la prise en charge de Flash va-t-elle changer la donne (cf. Integrating Flash with Facebook Apps Just Got Easier)…