L’invasion des meta-agrégateurs sociaux

Les agrégateurs sociaux, vous connaissez ? Mais si enfin, c’est grosso-modo la traduction barbare des services de socialstreaming, ceux qui vous servent à centraliser votre vie sociale en ligne (avec des acteurs comme FriendFeed et Facebook). Et bien figurez-vous que la sphère sociale est tellement riche que les agrégateurs ne suffisent plus, il faut maintenant avoir recours à des méta-agrégateurs, des outils qui permettent de « consommer » plusieurs agrégateurs en même temps.

Il y a tout d’abord les rich desktop applications comme TweetDeck, Thwirl, AlertThingy ou encore Skimmer qui se livrent une bataille acharnée pour avoir la maîtrise des flux (lire à ce sujet Tweetdeck and Seesmic: The Twitterization of Facebook Comes to the Desktop).

L'interface de TweetDeck
L'interface de TweetDeck

Vous avez ensuite les extensions de browser comme Feedly qui permettent d’améliorer votre « productivité » en vous livrant une start page qui mélange flux RSS et socialstream (lire à ce sujet : 20 Firefox Extensions for Social Media Addicts).

La start page de Feedly
La start page de Feedly

Et vous avez enfin des services en ligne comme Streamy qui poussent encore plus loin cette logique de meta-agrégation : Streamy Takes Social Media Aggregation to the Next Level. Le principe de se service est de vous permettre d’agréger autant de flux que vous le souhaitez dans une interface horizontale à base de colonnes :

L'interface horizontale de Streamy
L'interface horizontale de Streamy

Bon là c’est sûr que ça commence à ne plus être très lisible, mais l’exploit technique réalisé est tout de même louable.

Je me permet de mettre un bémol à cette surenchère : il y a assez peu de chance que tous ces services survivent. J’anticipe un avenir proche (début 2010) où les logiciels d’agrégations vont petit à petit grignoter des parts de marché aux services en ligne mais il ne peut y avoir que 2 ou 3 concurrents sur ce créneau. Attendez-vous également à voir apparaître des versions mobiles de ces services.

J’ai adopté TweetDeck, et vous ?

Social Media for Small Business – Powered by Dell

Ca fait un bout de temps que j’avais envie de mettre en avant cette initiative de Dell pour la promotion de l’utilisation des medias sociaux auprès des PME au travers de Facebook.

Dell Social Media Facebook

Je trouve l’approche vraiment bien faite à plusieurs titres:

1- D’un part le choix de Facebook comme épicentre du dispositif, plutôt que de créer un énième site Internet.
Le fait de capitaliser sur le media communautaire est à mon avis un excellent choix en terme d’efficacité et de visibilité. Il suffit de jeter un oeil aux nombres de Fans pour s’en rendre compte.

Dell FB Fan

2- L’approche  qui mixe pédagogie  et viralité: par la mise à disposition de guides en pdf intégré dans dans modules de partages auprès de la communauté Facebook.

Là aussi, beaucoup de pertinence, car n’oublions pas que la plupart des PME (et des grandes entreprises du reste) ne sont pas peuplé de geeks qui passent leur temps à bloguer, tweetter, et livestreamer leur vie professionnelle ;-)

Module Dell/Facebook

3- L’utilisation de toutes les fonctionnalités de publication de Facebook pour partager des contenus, notamment les « screencasts » qui présentent en video les principales plateformes de Social Media, tel que twitter, wordpress, Facebook, Netvibes, technorati..

Dell Screencast FB

En faisant ses choix stratégiques, Dell fait ni plus ni moins une démonstration par l’exemple de la pertinence d’une stratégie de Social Media Marketing auprès de sa clientèle PME…Et je trouve ça très efficace.

Dis Papa, c’est quoi Twitter ?

twitter_logo_125x29.pngCette question, certains d’entre vous qui n’utilisent pas ce service se la pose sûrement :  quel est l’intérêt d’un outil permettant d’envoyer de courts messages publiquement à d’autres personnes ? Effectivement dur de résumer, si l’on présente Twitter que du côté fonctionnel et non du côté de l’usage qu’il permet. Alors, certes peut être parle-t-on trop de Twitter comme le pointait Fred dernièrement et que certains n’hésitent pas à faire un parallèle du point de vue du buzz généré, entre Twitter et Second Life (Twitter is this year’s Second Life), mais si plus de personnes parlaient plutôt de l’usage et des opportunités (Quelle utilisation une entreprise peut-elle faire de Twitter ?) que permet des outils comme Twitter, plutôt que juste de la courbe de croissance de Twitter, (certes +1382% en 1 an) cela permettrait à beaucoup d’y voir plus clair dans cette masse d’information.

Je me suis donc prêté à un petit exercice qui allie pour une fois le fond et la forme : vous présenter Twitter en 10 tweets (messages de 140 caractères). Twitter, outil de microblogging ? outil de veille ? outil de communication ? Voyons quelques usages en quelques tweets…

  1. Twitter vous permet de diffuser rapidement une information auprès des contacts qui vous suivent : article, petite annonce, question…

  2. Twitter vous permet d’échanger simplement avec les autres utilisateurs, publiquement ou de manière privée.

  3. Twitter peut être utilisé au sein d’une entreprise pour permettre aux collaborateurs d’échanger entre eux et de partager des informations.

  4. Twitter vous permet de suivre un fil de discussion autour d’un thème, d’un événement… et peut alors être un formidable outil de veille.

  5. Twitter vous permet de rechercher parmi les discussions l’information que vous souhaitez et de rentrer en contact avec son auteur.

  6. Twitter vous permet de pouvoir suivre l’actualité des stars ou des entreprises : @LaRedouteFR, @BarakObama.

  7. Twitter vous permet de diffuser des offres commerciales exclusives : ventes privées…

  8. Twitter a déjà permis à Dell de se faire comme cela plus d’1 million de $ en 2008.

  9. Twitter n’est pas Facebook, Twitter n’est pas Google, mais sera le prochain outil dont vous entendrez souvent parlé.

  10. Twitter c’est l’activity stream » et le « real time search » et nul doute que Google s’y intéresse et s’intéresse de près à Twitter.

Pour aller plus loin sur le sujet, n’hésitez pas à me suivre sur Twitter : http://twitter.com/cdeniaud ou à regarder cette vidéo cartoon, volontairement tournant en ironie Twitter.

Un tableau périodique des éléments des médias sociaux

Dans la série « ça sert à rien mais j’aime bien les beaux schémas« , je vous propose ce tableau périodique des éléments des médias sociaux : The Periodic Table of the Social Media Elements.

Tableau périodique des éléments des médias sociaux
Tableau périodique des éléments des médias sociaux

Différente entités sont représentées dans ce tableau :

  • Les comportements en bleu (partager, convertir, dialoguer…) ;
  • Les outils en mauve (Facebook, Delicious, FlickR…) ;
  • Les actions en rose (follow, post, link, update…) ;
  • Les personnalités à forte audience (dans la blogosphère, sur Facebook, Twitter, YouTube…).

Un exercice de style intéressant et surtout une vision alternative au Conversation Prism car les « gros » utilisateurs sont cités au même titre que les outils. Un point de vue intéressant, surtout dans le contexte des médias sociaux qui reposent intégralement sur les utilisateurs (« People is the media« ).

Bon… tout ça me rappelle que je n’ai toujours pas publié ma seconde version du panorama des médias sociaux

(via Samarkande)

Quand Ford explique sa stratégie engageante de Social Media…

Vous savez que j’aime bien de temps en temps vous présenter des vidéos de responsables ayant mis en place des stratégies de Social Media engageantes pour leur entreprise (Dell + Social Media = 2 vidéos pour mieux comprendre leur stratégie et Dell+ Twitter = la vidéo). Je parle bien ici de stratégie car indépendamment des actions que certaines entreprises mettent en place, il est surtout intéressant de voir dans quelle stratégie la démarche se place-t-elle et surtout quel est finalement le niveau d’engagement que l’entreprise place. C’est pour cela que dans le cas d’entreprises comme Ford, Dell ou SNCF, Crédit Foncier en France de voir les directions générales résolument s’engager dans cette voie.

Sur les deux derniers exemples, pour s’en convaincre, sachez que Guillaume Pepy, PDG de SNCF, va rencontrer début avril les 100 meilleurs contributeurs de la plateforme de dialogue en ligne Opinions & Débats. Un bon exemple de comment un dialogue commencer sur Internet entre SNCF et ses usagers trouve un écho et un relais « offline ». Autre exemple celui de Crédit Foncier qui a lancé au début du mois une plateforme d’échange Vivons l’immobilier (Crédit Foncier + Feedback2.0 = ouvrir le dialogue sur Internet avec ses clients) et où le Directeur Général, François Blancard, présente sous format vidéo le but et le fonctionnement de cette plateforme de dialogue.

Bref, pour en revenir à la vidéo dont je vous parlais initialement, il s’agit de Scott Monty, Head of Social Media chez Ford, qui présente comment le Président et CEO de Ford, Alan Mulally répond aux questions des internautes via Twitter notamment. C’est là que l’on voit que Ford ne prend pas le Social Media comme un moyen de communiquer ou comme des actions marketing mais bien comme un véritable moyen de pouvoir échanger et interagir directement avec les consommateurs, et ce d’une manière transparente.

Pour informations, Scott Monty interviendra le 30 et 31 mars à la conférence Marketing 2.0, The Power of Social Media, à Paris.

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2009, l’année du Social Influence Marketing ?

Connaissez-vous le Social Influence Markting (SIM), il s’agit de l’usage des médias sociaux comme levier dans la cadre d’une campagne marketing et plus généralement dans le cycle de vie d’un produit / service. Lancé l’année dernière par les cerveaux de Razorfish, ce terme prend tout son sens dans la dernière version du Digital Outlook Report, un rapport publié annuellement par l’agence et qui détaille les dernières tendances en matière d’internet en général et de médias sociaux en particulier.

L'édition 2009 du Digital Outlook Report
L'édition 2009 du Digital Outlook Report

Un certain nombre de thèmes sont abordés dans cette édition 2009 comme par exemple l’avènement du mobile et le la Web TV, les évolutions des pratiques et attentes des consommateurs ainsi que les expériences de marque multi-canal. On y apprend entre autre chose que l’audience continue de se fragmenter, que les internautes veulent moins de bannières et de spams et que les budgets publicitaires risques de fondre avec la crise (cf. Banners Go Bust?: New Razorfish Report Finds Social Media Ad Spend Flattening).

Jusque là rien de révolutionnaire mais ça devient plus intéressant avec les enseignements et prédictions suivantes : Les budgets publicitaires des portails risquent de s’effondrer, les campagnes de Search Engine Marketing( achat de mots-clés) ne sont pas obligatoires et la croissance des médias sociaux va ralentir (cf. Razorfish Ad Report: Verticals Slide A Bit, As Portals Decline; Social Nets ‘Flatten Out’).

Mais le chapitre qui nous intéresse le plus est celui qui s’intéresse aux pratiques liées aux médias sociaux : Trends in Social Influence Marketing.

Les tendances en latière de SIM
Les tendances en latière de SIM

10 tendances ont ainsi été identifiées :

  1. L’influence des médias sociaux va croître avec les usages ;
  2. Les influenceurs vont gagner en visibilité / influence ;
  3. Les marques ne participant pas (« top-down brands« ) vont perdre le contrôle de leur message ;
  4. Les campagnes intégrées aux médias sociaux vont prendre plus d’importance ;
  5. La portabilité des graphes sociaux va faire naître de nombreuses opportunités ;
  6. La notion d’amitié au sein des réseaux sociaux va mûrir (les noeuds faibles vont délivrer leur potentiel) ;
  7. Les enseignements liés à une présence au sein des médias sociaux seront plus importantes que le ROI ;
  8. Les métiers du marketing digital vont se ré-organiser autour du SIM ;
  9. Les collaborateurs vont de plus en plus être impliqués dans les campagnes ;
  10. Votre patron sera sur Facebook.

Ne vous fiez pas à l’aspect « enfonçage de protes ouvertes » de ces 10 tendances, il y a beaucoup de vrai dans ce chapitre.

Au final ce document est conséquent (180 pages) mais sa lecture reste très instructive pour avoir une vision complète du paysage et pour prendre du recul sur cette actualité bouillonnante.

Intégrer le Social Media au coeur de votre site

Aujourd’hui les médias sociaux c’est Internet… Pour s’en convaincre, il suffit de voir le temps passé en moyenne sur des sites rentrant dans cette catégorie. Et oui, car les médias sociaux, comme on vous le rappelle régulièrement sur ce blog ce ne sont pas que les réseaux sociaux, et encore moins que Facebook : ce sont toutes les plateformes de partage de contenus (video, photo, bookmarks, …), les blogs, les wikis, les outils de microblogging, de lifestreaming… Bref la liste est longue…

On voit clairement la tendance se dessiner pour les sites de marque qui sera demain d’intégrer le Social Media au cœur de leur site Corporate. Les sites vitrines statiques ont fait leur temps, et intégrer la participation de l’internaute, en montrant ainsi qu’on l’écoute, qu’on lui donne la parole et que finalement la marque c’est un peu (beaucoup ?) de lui est primordiale. C’est l’une des composantes essentielles du marketing conversationnel : participer aux conversations là où elles ont lieu (Twitter, Facebook, Youtube…) mais également initier et fédérer le dialogue sur votre site. Voici quelques exemples possibles, plus ou moins pertinents comme le dernier cas de Skittles (que Bruno vous a présenté dans Skittles.com se fond dans les médias sociaux) qui malgré une bonne intention n’est finalement pas ce qui faut faire, surtout si on le compare à ce qu’avait fait Jeep il y a quelques mois ou encore Ford (Ford Digital Snippets), Virgin (VirginEye : visionner le buzz autour de la marque Virgin) ou Nike (Nike met en avant la chaîne communautaire des blogs)

En effet, mettre sur la homepage de son site de marque, les conversations existantes sur les médias sociaux est une bonne intention, car la marque valorise ses clients et les contenus qu’ils créent (Comment manager le User Generated Content ?), mais cela ne met pas en avant la participation directe de la marque. Skittles montre que des conversations existent autour de sa marque… so what ?

Le marketing conversationnel ce n’est pas seulement montrer que l’on écoute, c’est également participer à ces conversations. J’aimerai par exemple pouvoir faire vivre la marque en leur faisant des suggestions de packaging, de goût, de nouvelles publicités et de pouvoir voir si mes suggestions sont populaires auprès de d’autres consommateurs fidèles plutôt que de juste voir un flow de discussion qui dit « Skittles c’est cool ». Dans un cas, le consommateur est plus qu’un consommateur et devient finalement partie prenante de la vie et de l’évolution de la marque alors que dans l’autre il est un consommateur, outil de promotion de la marque à son insu.

La démarche de Skittles montrent deux choses :

  • Il est pertinent de vouloir réintégrer sur son site les conversations existantes sur les médias sociaux mais si c’est le cas le faire dans une partie dédiée me semble plus cohérente (voir les exemples que je vous donnais au dessus avec Ford, Nike ou Virgin…). Je vous renvoie à ce titre vers l’exemple de la marque Jeep :

  • Les médias sociaux sont un ensemble d’outils où des conversations se créent et les marques doivent être accompagnées dans leur bonne utilisation, plutôt que de simplement se faire, dans un rôle traditionnel celui de simple diffuseur. En effet, la marque doit aujourd’hui devenir un facilitateur (l’entité qui va aider les clients à échanger entre eux, à avoir une expérience complète, ludique, fun … de son univers) et un animateur (l’entité qui participe aux discussions) et non pas seulement un diffuseur de messages ou comme dans le cas de Skittles un relayeur des messages des clients.

Pour terminer, quelques exemples d’intégration du Social Media dans votre site Corporate

  • Création d’une rubrique « Communauté » relayant la participation de la marque et des internautes sur les médias sociaux
  • Mise en place d’une rubrique Feedback pour avoir des suggestions / feedbacks / questions depuis n’importe quelle page de votre site
  • FAQ dynamiques et collaboratives : imaginer que sur chaque page produit, je puisse poser des questions et que la communauté ou des experts de la marque me répondent… Je vous recommande la lecture de ce précédent article Abandonner les FAQs et passer aux FAQs dynamiques !)
  • Rubrique participative transversale : qu’elle soit expérientielle (partage autour de l’expérience de la marque) ou autour de l’univers de la marque (la musique pour une marque de téléphonie, le sport comme une marque d’habillement…), il est important pour une marque de développer le contenu sur son site. D’un point de vue référencement (pour jouer sur la partie richesse et mise à jour du contenus), faire appel aux internautes peut se révéler très pertinent.
  • Focus group online réservé aux membres inscrits : travailler avec les membres les plus fidèles sur des, co-conception ou  bétâ testing de nouvelles fonctionnalités…

Delicious + photos = FFFFOUND! (ou We Heart It)

Vous connaissez sûrement le principe des services de social bookmarking : vous partagez vos signets avec la communauté et les contenus les plus pertinents sortent du lot. Des services comme del.icio.us, StumbleUpon ou encore Mister Wong se sont ainsi imposés sur le créneau du partage social de liens. L’avantage est de pouvoir bénéficier de l’avis cumulatif des membres de la communauté et de favoriser une découverte empirique par rebond successifs ou par recommandation (ceux qui ont consulté cette page ont également consultés celles-ci…).

Mais ça ne s’arrête pas là car il existe des services pour partager d’autres types de contenu que les liens et notamment les photos. Sur ce créneau un site comme FFFFOUND! a été pionnier en lançant son service dès 2007.

La page d'accueil de FFFFOUND!
La page d'accueil de FFFFOUND!

Le mode de fonctionnement est assez simple :

  • Dès qu’une image vous plait, vous l’ajoutez à vos signets (à l’aide d’un bookmarklet) ,
  • Ces derniers sont mélangés avec les signets des autres membres pour former un flux public avec les dernières images ou les plus populaires ;
  • En parcourant ce flux public ou celui d’un membre, vous pouvez re-bookmarker des images qui vont venir alimenter votre profil ;
  • Profil dont se sert le moteur de recommandation pour vous proposer des images.

Voilà, rien de très neuf puisque cette mécanique sociale est calquée sur d’autres services du même type (partage de ressource, profils publics, recommandations, découverte empirique…) mais la particularité de ce service est d’être très simple d’utilisation (cf. la description publiée sur Tecznotes) et de bénéficier d’une grosse base d’utilisateurs.

Chose très surprenante : le service n’est accessible que sur invitation. C’est à priori un choix très limitatif pour la prolifération du service et la croissance de la base d’utilisateurs et pourtant… c’est plutôt l’effet inverse que cette limitation a provoquée : avoir accès au service est plus vu comme un privilège réservé aux happy fews. A stratégie de la rareté qui a bien fonctionnée mais qui a également engendrée l’apparition de concurrents : Still No Invite to FFFFOUND? Try We Heart It Instead.

Encore une fois, même si cette stratégie de fermeture a plutôt bien réussie à ce service je ne vous la recommande tout de même pas, sauf si vous êtes en phase de beta test et que votre plateforme technique est limitée.

Skittles.com se fond dans les medias sociaux

C’est un peu le Buzz du moment Outre-Atlantique, la marque Skittles (des petits bonbons acidulés pour ceux qui ne connaissent pas) à fait le choix assez « audacieux » de tout miser sur sa présence dans les medias sociaux.

Ainsi, le site skittles.com est transformé en hub permettant d’être aiguillé vers les différentes plateformes sociales via une sorte de widget qui reste toujours présent en haut à gauche de l’écran.

skittles HP


Par défaut, la Home Page est celle du flux Twitter search avec le mot skittles, les autres contenus renvoient vers la page Facebook des fans de Skittles (qui sont quand même plus de 500 000 personnes), les pubs et video vers une page youtube brandée, les photos sur flickr..et même la présentation des produits renvoie vers des pages wikipedia.

skittles FB

Skittles Youtube

Le sujet fait polémique, il y a les pour et les contre comme toujours, je vous à lire sur ce sujet un très bon article du wallstreet journal pour vous faire une idée.

Pour ma part, je trouve l’approche assez intéressante pour 3 raisons:

D’une part, cette approche « extrême » est créatrice de buzz…il suffit de faire une requête google pour le constater, et pour une marque de bonbons, qui n’a pas beaucoup d’actualité produit, je trouve ça très malin

– D’autre part, cette marque a déjà une vraie communauté de « fans », comme M&M’s, Nutella, et c’est une manière assez originale de leur rendre hommage..Puisque la marque s’efface presque devant sa communauté.

– Enfin, c’est une approche qui économiquement est assez rentable en terme de ROI, le rapport coût/efficacité étant à mon avis très avantageux.

Un petit graph pour corroborer cela ?

Il est vrai que le marketer que je suis peu resté dubitatif sur les aspects construction et storytelling de marque, car du coup tous ces aspects sont déportés vers la communauté..et à trop vouloir se fondre on peut finir par disparaitre.

Mais je dis chapeau d’avoir osé ;-)

Savez-vous ce qu’est une communauté ?

Cette question aura sans doute l’air basique pour la plupart d’entre vous, mais finalement en discutant avec des clients ou des étudiants, je me rends compte que comme pour des termes de « web social » ou de « web 2.0″, on peut facilement avoir tendance à mettre tout et n’importe quoi derrière (Nos marketeurs ne savent pas ce qu’est une communauté ou comme l’écrivait Fred Ne confondez plus communautaire et social).

Je pense qu’une petite piqûre de rappel n’est alors peut être pas négligeable… et qui mieux que Luke Wroblewski, gourou d’Internet, pour nous expliquer cela.

  • Une communauté est formée d’individus unis par des buts ou des intérêts communs.

  • Le contenu est roi : plus le produit, la marque, l’opération, la mécanique, les fonctionnalités sont pertinentes, novatrices ou intéressantes, plus la communauté sera dense, fidèle et active.

  • Les communautés sont constituées de créateurs (1% sur Yahoo! Groups), de synthétiseurs (10%) et de consommateurs (100%).

  • La valeur d’une communauté est créée par les interactions (contributions et partages) entre ses membres. L’animation d’une communauté est donc primordiale pour la faire vivre et la développer.
  • Les utilisateurs doivent pouvoir s’identifier et être reconnus au sein de la communauté.

  • Il ne faut pas négliger les risques possibles: distraction, spam, tribalisation, atteinte à la vie privée.

  • Les communautés ont une croissance organique et il est important de bien architecturer les interactions entre ses membres.

En somme, il est illusoire de croire que via un site vous allez pouvoir facilement créer une communauté : vous pourrez fédérer  et animer une communauté autour de votre entreprise, services, marques mais aujourd’hui rares sont les marques qui peuvent véritablement dire qu’elles ont créé une communauté (et cela prend plusieurs années…). Comme je l’écrivais dernièrement : « One rule if you want to federate a community around your brand / products : “Serve the community, don’t build it ». Cela revient en somme à trouver les bénéfices pour les utilisateurs à venir s’exprimer, partager, diffuser sur votre site « communautaire » plutôt que de la faire sur d’autres sites existants (Pensez bénéfice utilisateur…). Aujourd’hui certains programmes CRM de grandes marques qui souhaitent s’orienter vers le communautaire ont du mal à faire le passage les bénéfices pour les utilisateurs de venir échanger sur un service mis en place par la marque étant difficilement perceptibles.

N’oubliez pas qu’à l’heure du marketing conversationnel, les clients sont avant tout demandeurs d’interactions avec la marque. Cela nécessite un certain engagement de cette dernière qui ne peut pas juste mettre des outils ou des fonctionnalités à disposition. Ce ne sont pas les outils qui feront la différence mais la manière dont vous les scénarisez dans une stratégie cohérente, logique, engageante et où les utilisateurs y voient un bénéfices suffisamment intéressant pour pouvoir participer et s’impliquer (Avant de vour les outils, voyez les usages…).

Si ces sujets de gestion de communauté font partie de vos problématiques, n’hésitez pas à me contacter…