Les 5 critères du Business modèle de Meetic
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Ça date un peu maintenant, mais je l’avais loupé lors de la session en live sur LeWeb08, et ça vaut le coup d’être vu/revu sur Youtube. (Merci à Loïc Lemeur, au passage, pour la mise à disposition sur le web de l’intégralité des contenus des conférences).

Marc Simoncini faisait donc ce jour là, le closing de la 1ère journée de conférence du Web’08 pour expliquer le business model de Meetic.

Ce qui est assez étonnant, c’est qu’il a tendance à positionner Meetic, comme un business modèle 1.0, alors qu’on pourrait a priori, penser que le principe même de Meetic repose sur l’échange, le partage, la communauté…donc très 2.0 dans l’esprit.

Dans cette période “de crise”, où de nombreux sites web 2.0 se cherchent encore un business modèle rentable, j’ai trouvé intéressant vous faire partager sa vision des choses, et en particulier les 5 critères qui font que, selon lui, Meetic est un succès ( voir à partir de la 3ème minute de l’interview):

1- L’UGC: Ne pas devoir payer pour avoir du contenu sur son site.
2- Le Pay per use: Faire payer l’utilisation des services du site, qui dans le cas de Meetic est un gage de “qualité” des profils.
3- L’auto-contrôle: la modération des contenus est assuré principalement par les internautes entre eux, donc pas de surcoût non plus de ce côté là.
4- Une adaptation locale simple: Le site doit pouvoir être facilement adapté à l’international dans son concept et son contenu.
5- Faire croître l’audience chaque jour: Plus l’usage et l’audience du site croît, plus la barrière à l’entrée est difficile pour la concurrence.

A ces 5 critères, Marc Simoncini en ajoute un dernier que l’on retrouve en fin d’interview, celui de capitaliser sur une marque ombrelle unique dans tous les pays pour conforter le leadership du site, même si le marketing est totalement adapté en local.

De mon point de vue, au delà de ces critères plein de bons sens, je crois que la grande idée de Meetic, c’est surtout de taper sur un besoin universel, celui d’être aimer…Comme quoi on peut marier business et sentiment ;-)

De la publicité au marketing conversationnel
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Lorsque l’on parle de médias sociaux, on parle nécessairement de conversation, d’échange, de dialogue. Il est aujourd’hui alors primordial pour les marques de comprendre l’enjeu de ces “conversations” afin d’être en mesure de pouvoir y participer efficacement. Ceci implique, culturellement pour les entreprises, un nécessaire passage de l’ère du mass-media et “tout publicitaire”, à celle du vrai relationnel guidée par l’écoute, le dialogue et la participation.

Ce passage nécessite la compréhension des enjeux liés au marketing conversationnel, mais aussi une utilisation pertinente et cohérente des outils à disposition aujourd’hui sur Internet.

Je vous recommande donc de regarder cette vidéo de l’agence Sholz & Friends et cette présentation de Greg Verdino, qui chacune par un biais différent tente d’exprimer la même idée : le passage de l’ère de la publicité à celle de la conversation permettant d’engager de vrais relations durables avec et entre les consommateurs.

Net-map, le meilleur moyen de représenter son graphe social
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Représenter son graph social est une tâche délicate car complexe. L’objectif étant de positionner sur une carte soit les différents outils de son “existence sociale”, soit les différents points de connexion de votre réseau.

Dans les eux cas ça donne des schémas pas très exploitable, soit parce qu’ils sont illisibles car beaucoup trop denses (comme ce graphe social d’un profil Facebook réalisé avec l’application TouchGraph) :

Un graph social représetné avec Facebook Touchgraph
Un graph social représenté avec Facebook Touchgraph

Soit car ils manquent d’explications (comme ici la social map de LLM) :

Le social graph de Loic Lemeur
Le social graph de Loic Lemeur

Bref, tout ça pour dire qu’il n’existe pas de solution réellement intéressante pour représenter ce fameux graphe social. Il existe bien un blog sur le sujet (Social Graph Central) mais il est surtout utile pour flatter l’égo de ceux qui publient leur carte. De plus, un graphe sans les explications qui vont avec ne sert pas à grand chose car ces représentations sont généralement assez complexes à appréhender du premier coup d’oeil.

J’en étais à ces réflexions quand je suis tombé sur Net-Map, une méthodologie de représentation d’interactions sociales qui repose sur la pédagogie et la collaboration. L’idée derrière cette méthode est d’utiliser des outils très simple (feuille, crayons…) et de construire une représentation à plusieurs pour faire en sorte qu’elle soit beaucoup plus facilement compréhensible.

La méthode est la suivante :

  1. Vous listez les acteurs clés ;
  2. Vous les reliez à l’aide de connecteurs indiquant une direction et une couleur (en fonction de la nature du lien) ;
  3. Vous évaluez l’influence des acteurs (à l’aide des piles de jetons) ;
  4. Vous identifiez les objectifs de chacun (à l’aide des abréviations).

Au final vous avez quelque chose comme ça :

Vue d'ensemble d'une Net-Map
Vue d'ensemble d'une Net-Map

Ici une vue rapprochée avec les piles de jetons et les abréviations :

Vue d'ensemble d'une Net-Map
Vue rapprochée d'une Net-Map

Alors effectivement c’est un peu dur à transporter ou à envoyer par email mais nous pourrions comparer cette méthode à celle du prototypage papier : un outil simple et très souple pour construire un modèle en collaboration avec le client / commanditaire. Ce type d’outil pourrait parfaitement être utilisé lors de l’élaboration de la cartographie de présence d’une marque sur les médias sociaux où seraient représentés les différents services, les gros influenceurs…

Une méthode à tester d’urgence !

Un petit déjeuner sur les médias sociaux le 12 février prochain à Paris
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Que faites-vous le 12 février prochain ? Nous vous invitons à un petit déjeuner consacré aux médias sociaux : Quelles opportunités pour votre marque dans les médias sociaux ?.

L’objectif de ce petit déjeuner (qui se déroulera à Paris à l’échangeur (66 rue des Archives, 75003 Paris) sera de vous apporter une vision synthétique et réaliste de ce que les médias sociaux peuvent apporter à votre marque. Pour en savoir plus, je vous invite à consulter le programme.

Ce petit déjeuner sera également l’occasion de rencontrer l’équipe de rédaction de ce blog (Cédric, Bruno et moi) et même un invité (Patrice qui est également rédacteur sur Inside Facebook) pour échanger nos points de vue.

Comme pour les autres petits déjeuner que j’ai déjà organisé, cet événement est gratuit mais réservé aux annonceurs. La salle n’est pas très grande donc nous ne pouvons pas inviter tout ceux qui en feront la demande mais rassurez vous, comme à chaque fois, les présentations seront filmées et les supports disponibles au téléchargement.

Pour participer à ce petit déjeuner, c’est ici : Demande d’inscription.

À très bientôt.

Mon social score est de 93, et alors ?
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Suite à un précédent billet publié sur le sujet (Social scoring : le Saint Graal des médias sociaux), il semblerait que nous nous dirigeons petit à petit vers une accumulation de social scores “fermés” qui pourraient peut-être nous conduire à un social score plus global.

Cette semaine ont ainsi été lancés deux outils de calcul du score social sur Twitter et Facebook par Hubspot, une agence spécialisée dans les outils de mesure dédiés aux médias sociaux.

Pour Twitter j’obtiens un score de 99,4 :

Mon social score sur Twitter
Mon social score sur Twitter

Pour Facebook je suis à 94 :

Mon social score sur Facebook
Mon social score sur Facebook

Et pour compléter cette analyse, je me réfère aux données d’URLmetrix :

Les statistiques de mon blog
Les statistiques de mon blog

Ici le score qui nous intéresse est le page rank (à 6). Mais comme il n’existe pas de blog avec un PR supérieur à 7 (je ne compte pas des faux blogs comme Techcrunch ou le Huffington Post) je me permet de pondérer ce score qui ramené sur une base 100 donne un 85,7.

Nous obtenons donc trois scores dont je fais la moyenne et j’obtiens un score moyen de 93.

Bon… et alors ? Alors rien. Ces scores sont avant tout utiles pour flatter l’égo de ceux qui les calculent. Il n’y a pas de modèle mathématique fiable derrière, juste une base de données de l’ensemble des scores calculés. Nous sommes donc bien loin d’un outil avec une méthode de calcul fiable et surtout largement déployée (sur la totalité des membres).

Retour à la case départ, CQFD.

MàJ (22/01/2009) : Notez qu’il existe une certain nombre d’autres outils d’analyse comme PostRank, SocialMeter ou encore SocialScan (plus d’infos ici : Collection d’outils d’analyse de popularité et de référencement pour blog).

Vers des applications anti-sociales ? (la suite)
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Pour faire suite à un récent article la semaine de Fred Cavazza sur l’application lancée par Burger King sur Facebook (Vers des applications anti-sociales ?) et dont le principe est de supprimer des amis Facebook pour avoir droit à un Whopper gratuit. Cette application a été fortement relayée sur les blogs marketing qui globalement trouvaient le principe intéressant. Mais en terme d’image de marque, il faut bien constater qu’il a les “pros” et les “contre” comme le soulignait Fred dans son article.

La réaction de Facebook s’est fait quelque peu attendre mais la décision été prise de supprimer l’accès à l’application qui était en désaccord avec la charte d’utilisation du réseau social : Le Whopper privé de sacrifice par Facebook. Il faut dire que faire de l’anti-social sur un réseau social, l’idée était intéressante  d’un point de vue du buzz (vision court terme) mais risquée du point de vue de l’image (vision moyen terme).

Burger King et son application pour le Whopper n’est pas le premier exemple d’opération anti-sociale. On peut par exemple se rappeler il y a quelques mois le lancement du réseau anti-social Hatebook dont le but vous l’aurez compris est de mettre en avant ses ennemis plutôt que ses amis. On vous en avait parlé sur MediasSociaux dans Hatebook : un vrai média (anti)social.

hatebook.png

Un récent article de Chris Dannen sur FastCompany nous donne 7 autres exemples d’applications Facebook jugées comme anti-sociales : 7 Anti-Social Facebook Apps
. J’en retiendrai principalement deux :

  • Social Profile : donner une note à ses amis s’ils sont “hot or not”. Le visuel ci-dessous parle de lui-même.

social_profile.jpg

  • Status shuffle : donne un statut à votre profil facebook aléatoirement, ce qui est plutôt un non sens par rapport à l’utilité et l’usage du statut.

status_shuffle.jpg

Et vous, en connaissez-vous d’autres ?

Twitter + Yahoo! Answers + Squidoo = Questions / Réponses sur Twitter
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logo.pngVous connaissez probablement pas la société Squidoo, par contre vous avez déjà entendu parler de Yahoo! Answers (ou Yahoo! Questions / Réponses en français). Squidoo vient de lancer un service dédié aux utilisateurs de Twitter avec un nom très simple TwttrStrm et qui a un principe simple : poser des questions sur Twitter et laisser vos followers vous répondre.

A priori présenter comme cela rien de nouveau car vous pouvez d’ores et déjà naturellement sur Twitter poser des questions visibles par tous vos followers qui peuvent vous répondre. C’est l’un des usages possibles de Twitter au même titre que l’alerting, la diffusion d’information, ou le partage d’informations / liens (cf : 6 usages possibles de Twitter pour une entreprise avec ses clients)

Mais le service lancé par Squidoo apporte un plus sinon il n’y aurait pas d’intérêt : c’est la possibilité d’agglomérer toutes les réponses en un seul droit…

Personnellement je doute de l’utilité d’un tel service qui me semble être plus du gadget que autre chose avec un bénéfice utilisateur plutôt faible. En effet, la force de plateforme comme Yahoo! Answers comme pour des forums est de fonctionner de manière asynchrone. Or Twitter fonctionne plus dans la quasi-immédiateté puisque un twitt a une durée de vie courte (il se retrouve rapidement perdu dans la masse des twitts réalisés). En tout cas, ce service prouve encore une fois que Twitter peut avoir de multiples usages et comme je le présentais dans D’une fonctionnalité à un produit : l’exemple de l’écosystème Twitter, la force de Twitter est avant tout son ecosystème de services développé sur la base d’un service simple (poster un message de 140 caractères).

Social scoring : le Saint Graal des médias sociaux
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Le scoring est un élément clé du marketing (en et hors ligne), ce score est en effet un outil très efficace pour cibler une campagne en limitant le nombre de cibles (à celles qui ont un score minimum). Ceci permet d’améliorer mécaniquement le ROI (moins d’envoi = meilleur taux de réponse). Oui mais voilà, ce qui est valable (mesurable) sur les médias traditionnels ne l’est plus sur les médias sociaux. D’une part car les prescripteurs sont difficilement identifiables et d’autres part car de nombreux paramètres rentrent dans l’équation.

Avec l’avènement des médias sociaux le besoin de disposer d’outils de mesure fiables se fait de plus en plus ressentir à mesure que les initiatives gagnent en ampleur (plusieurs pays, une multitude de supports…). Voilà pourquoi calculer le scoring des utilisateurs des médias sociaux est un casse-tête sur lequel les spécialistes planchent depuis de nombreux mois. Le but ultime étant de pouvoir identifier à moindre coût et de façon fiable les socionautes (contraction d’internautes et de médias sociaux) qui présentent le plus gros potentiel et sont le plus à même de relayer une campagne.

À la recherche du Saint Graal

C’est dans ce cadre que le Symposium du WOMMA Measurement & Research s’est tenu en Novembre dernier, débattre autour des différents modèles d’évaluation existants. Quatre modèles ont ainsi été présentés :

  • La Customer Value Matrix qui repose sur la Customer Referral Value en mettant l’emphase sur le recrutement de nouveaux clients et la réduction des coûts d’acquisition ;
  • La NetPromoter Economics dont le principe est de favoriser l’adhésion de nouveaux consommateurs au travers d’un bouche à oreille positif et inversement de minimiser le départ de clients suite à un bouche à oreille négatif ;
  • La Social Value of Opinion Leaders qui privilégie l’accélération du processus de vente grâce à l’action positive des influenceurs ;
  • La Conversation Value Model qui mesure la valeur des conversations favorisant l’acte d’achat.

Ces 4 modèles sont tous dérivés de la CLV (Customer Lifetime Value) et reposent à priori sur une approche scientifique rigoureuse. OK et alors ? La grande question que je me pose est la suivante : Existe-t-il un algorithme suffisamment robuste pour rester fiable quelque soit le contexte ? Ou formuler autrement : Le Père Noël existe-t-il ?

Soyons réaliste : tout comme il n’existe pas de recette miracle pour initier une dynamique virale, il n’existe pas de modèle mathématique viable pour mesurer le potentiel d’un influenceur, du moins dans un environnement “ouvert” (le web). Autant il est possible de mettre en oauvre des social score à usage interne (dans des environnements fermés comme le Karma de Plurk ou le feedback d’eBay) autant il me semble illusoir de vouloir scorer l’ensemble de la blogosphère ou des forums sur des critères neutres.

Et le Page Rank ?

Jusqu’à présent le seul scoring universel est celui de Google, le Page Rank, mais qui souffre de nombreux lacunes pour être exploitable à des fins de social marketing :

  • Il manque de précision car sur une échelle de 1 à 10 (avec un palier critique à 6 où la plupart des “gros” blogs plafonnent) ;
  • Il manque de transparence (impossible de savoir quelle est la formule exacte ni quand on lieu les mises à jour) ;
  • Même s’il est public, ça reste une propriété privée (on ne peut pas prévoir ce que Google va en faire).

Bref, le Page Rank n’est pas la solution.

Privilégiez plutôt le travail de terrain

Ceci étant dit, cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas de soluition, juste qu’elle n’est pas mathématique. Comprenez par là qu’il est tout à fait possible d’établir pour un contexte donné une short list d’influenceurs (ou de cibles) sur lesquels il est préférable de concentrer les efforts, mais l’établissement de cette liste est un processus purement subjectif qui repose avant tout sur une très bonne connaissance des sphères sociales et sur l’intuition.

Cartographier votre “écosystème social” (blogs, forums, réseaux sociaux…) est pour le moment la moyen le plus fiable d’identifier les influenceurs (les noeuds forts au sein de cet écosystème) évoluant dans votre infosphère. Non seulement il est indispensable que cette cartographie soir exhaustive mais en plus ele doit être très régulièrement mise à jour (pour détecter les “étoiles montantes” et les “départs de feu”).

Oui c’est une tâche très laborieuse, mais s’implanter au sein des médias sociaux est un processus long et complexe (au même titre que l’établissement d’un réseau de distribution) mais c’est un passage obligatoire pour pouvoir en tirer un maximum de bénéfice. Rassurez-vous, il n’est pas ici question de budget, mais plutôt de temps et d’énergie.

Conclusion

Encore une fois, je doute fortement qu’il existe un modèle mathématique universel pour le social scoring car les paramètres de l’équation sont spécifique à chaque secteur / marque / média social. Il est plus prudent de s’éloigner de cette approche scientifique pour adopter une démarche “terrain” qui repose plus sur l’observation et le feeling. Car après tout, observation et feeling ne sont-ils pas les armes préférés des entrepreuneurs agiles ? Vous pouvez toujours tenter une approche mathématique, mais cela risque de vous coûter de l’argent et du temps. Ors, comme le disait Cicéron : “L’argent c’est le nerf de la guerre” (comprenez par là que les budgtes vont être plus que sérrés en 2009, crise oblige) et comme le disait également Napoléon : “En temps de guerre, rien ne rattrape le temps perdu“. (wow, deux référence guerrières en une seule phrase !).

Moralité : Il n’est pas trop tard pour vous y mettre, tout ce dont vous avez besoin c’est de volonté et d’organisation. Deux ingrédients essentiels pour vous accompagner dans l’appropriation des médias sociaux, terrain d’expression si vaste mais tellement prometteur…

Vers des applications anti-sociales ?
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Seriez-vous prêt à succomber à la toute dernière application Facebook : Whopper Sacrifice ? Le principe est simple et il me fait dresser les cheveux sur la tête : supprimer 10 amis de votre liste et vous recevez un bon pour avoir un Whopper gratuit.

L'application Whopper Sacrifice sur Facebook

Si le procédé peut parraître novateur (une application sociale qui génère du trafic en point de vente, car un Whopper n’est en général jamais consommé seul), le procédé est plus que discutable car à ce jour ce sont près de 185.000 amis qui ont été sacrifiés.

Au-delà de l’effet de buzz qui a indéniablement bien fonctionné, je m’interroge sur la pertinence de cette opération : Quel est le message ? Quelles sont les valeurs de marque véhiculées ? Loin de moi l’idée de jouer les rabat-joie, mais est-ce bien moral de “sacrifier” ses amis (surtout pour un Whopper) ? Est-ce là la raison d’être des restaurant Burger King ? Moi qui pensais que ces restaurant devaient être des lieux de convivialité, je tombe de haut. Pourtant Burger King nous avait habitué à des campagnes bien plus inspirées, notamment avec les jeux pour Xbox ou avec les Whopper Virgins.

Serions-nous face à une nouvelle vague d’applications ? Lire à ce sujet : 7 Anti-Social Facebook Apps.

Encore une fois je me retrouve face à une incompréhension : Le monde (digital) dans lequel nous vivons est-il à ce point amoral que l’on peut sacrifier ses amis. Quoi que… encore faudrait-il redéfinir ce que nous entendons par “ami” (lire à ce sujet : Qu’est-ce qu’un ami ?). Déjà que le sexe est omniprésent (cf. Les dérives du marketing viral) et que l’on essaye de nous faire croire que l’on peut s’amuser avec des batons de dynamites (cf. Les dérives du marketing viral – bis), je me demande quelle sera la prochaine étape…

Finalement peut-être que Diesel est précurseur avec sa nouvelle campagne très trash qui ne fait pas l’unanimité : Le viral de mauvais goût est-il encore du viral ? et Does Diesel’s Pete the Meat Puppet Video Really Sell Jeans?. Mais bon, tant qu’il y a des blogueurs pour en parler, ça vaut le coup, non ?

Mise à jour (15/01/2009) : Visiblement cette application fait grincer des dents puisque l’équipe de Facebook a désactivé l’application pour des raisons de confidentialité : BK’s ‘Whopper Sacrifice’ Burned on the Altar of Privacy.

Cisco EOS : la solution logicielle de Cisco pour créer votre plateforme communautaire de marque
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logo_cisco.gifConnaissez-vous la solution de plateforme communautaire de Cisco : Cisco EOS ? Non… pourtant déjà en 2007 on en parlait : Cisco’s EOS online-content platform coming next year. Toutefois, le lancement a pris quelque peu de retard car ce n’est que ce début d’année que Cisco lance sa communication sur le lancement de cette nouvelle offre (voir l’article de cNET : Cisco adds social networking to its forte).

Cette solution logicielle a pour but de permettre à toute entreprise de pouvoir créer sa plateforme communautaire à la croisée entre le réseau social et une plateforme de diffusion de contenus (rich media entre autres). Pour en savoir plus sur les bénéfices mis en avant par Cisco de leur solution, je vous invite à directement consulter leur site : Cisco EOS : Connecting Content and Consumers.

Vous l’aurez donc compris : le but avoué de l’outil est de permettre à toute entreprise de pouvoir connecter clients et contenus sur un même espace. Tout le positionnement de communication centré autour du message “Human Network” (cf : Human Network, plateforme participative autour de l’impact des technologies) prend alors son sens.

L’idée d’EOS est de permettre de ne pas avoir d’un côté des outils participatifs et de l’autre son site corporate mais bien d’avoir un espace où les deux sont liés et où le contenu push (mis en avant par la marque) et pull (créé par les utilisateurs) se mélangent. La cible prioritaire de la solution reste les acteurs média pour qui faire participer les utilisateurs et mettre en avant du contenu est une priorité.

En terme de statégie, comme d’autres acteurs du BtoC comme Nokia par exemple, Cisco bouge du hardware vers le software. Le rachat en 2007 de la plateforme commnautaire Five Across (Cisco dives into Web 2.0 buys Five Across), la récente participation à Xobni et la stratégie de communication grand public de Cisco (voir à ce titre le récent article de Fred sur la présence de Cisco sur les médias sociaux) montre sa volonté de s’orienter de plus en plus vers des solutions avec un usage direct par le grand public.