Le filtrage social comme remède à l’infobésité
  • 1
  • 7

L’infobésité, vous connaissez ? Oui forcément puisque vous la subissez tous les jours avec la multiplication des blogs et des sources (twitter…). Cette infobésité pose un réel problème de compétitivité dans la mesure où elle peut vous ralentir dans vos activités quotidiennes. D’ailleurs je connais nombre de collègues qui avouent ouvertement ne pas lire de blogs du tout car ça prend trop de temps.

Quel dommage quand on sait la valeur que peut représenter l’information disponible sur la blogosphère, aussi bien en terme de veille concurrentielle que d’affinités à une marque / produit. Pour faire simple, disons que la blogosphère fonctionne comme une immense chambre de résonance, à vous d’y prêter une oreille attentive.

À partir de là, comment faire pour suivre la blogosphère sans y passer trop de temps ? Tout simplement en ayant recours aux outils de filtrage collaboratifs. Google Reader étant le lecteur de flux de référence, je vous propose de découvrir deux plugins tout à fait intéressants. Le principe est simple : s’appuyer sur la sagesse des foules comme d’un filtre “social”.

Le premier plugin s’appelle PostRank, il est édité par AideRSS et permet aux utilisateurs de noter la pertinence d’un billet directement dans Google Reader. Les notes sont ensuite consolidées entre tous les utilisateurs et affinés avec des stats de fréquentation : par l’intermédiaire d’un widget que l’auteur du blog installe chez lui et qui mesure le nombre d’affichages et de clics du billet ; ainsi que par le nombre de fois où le billet est indexés avec Ma.gnolia ou cités sur Pownce.

Ce score (PostRank) va ensuite pouvoir être utilisé pour filtrer la masse de billets publiés et ne faire ressortir que les plus intéressants. Intéressants pour qui ? Là encore le service apporte une solution en introduisant la notion de Thematic PostRank : le système va récupérer les tags et dossiers associés aux billets et les consolider pour que les utilisateurs puissent également faire des recherches thématiques. Pour en savoir plus c’est ici : AideRSS launches PostRank.com and Thematic PostRank!.

Le deuxième s’appelle Feedly, c’est un plugin qui permet de transformer votre Google Reader en page de démarrage. Comme Netvibes ? Non pas tout à fait. Pour faire simple disons que le mode de présentation / lecture est plus proche des sites média (avec un long fleuve de news), mais que le système filtre la masse de contenus selon un algorithme de pertinence “maison” pour faire ressortir en tête de liste les billets les plus pertinents pour l’utilisateur.

Ce service est plutôt bien fait puisque l’importation des flux RSS de Google Reader se fait en 1 seul clic et que l’étape de paramétrage est assez courte (il suffit d’indiquer quelles sont vos sources favorites). Plus d’infos ici : Feedly relance la course à l’innovation des concepts de start-page.

Voilà en tout cas deux services de filtrage “social” tout à fait intéressants pour vous aider à combattre l’infobésité et pour mettre en place une activité de veille efficace.

Exclusif, cartographie des forums francophones par Christophe Druaux
  • 1
  • 7

Allez, un petit scoop pour bien profiter des vacances d’été: J’ai le plaisir de vous annoncer en exclusivité et en avant-première la création de la première cartographie des forums francophones réalisée par Christophe Druaux, rédacteur du blog , mais aussi designer de talent.

Cette réalisation s’inscrit dans la continuité de son travail réalisé en 2007, avec la cartographie des blogs francophones, qui avait suscité à l’époque pas mal de discussion et de Buzz sur le web et dans les medias traditionnels.

Genèse du projet de cartographie des forums francophones

Pour la petite histoire, nous (Public Système .m) collaborons régulièrement avec Christophe Druaux sur des problématiques de cartographies des médias sociaux pour nos clients.

Et lorsque l’idée a germé dans la tête de Christophe en Décembre dernier, nous avons immédiatement décidé de soutenir son projet car bien que les forums restent sans doute les médias sociaux historiquement les plus fréquentés par les internautes, aucune cartographie (ou modélisation) n’existait vraiment.

C’est un projet qui a nécessité 6 mois de travail intensif à Christophe, tant sur la mise au point de la méthode et le recensement des données que sur la représentation graphique des forums.

Je dois dire que le résultat est à la hauteur de mes espérances et même si, comme pour la cartographie des blogs, Christophe risque d’avoir des commentaires contrastés autour de la méthode, les forums “oubliés”, etc… Ce type de représentation graphique va m’ être très utile dans mon quotidien de “Social Media Marketer” ;-).

La carte est disponible ici en format PDF interactifs (tous les liens sont cliquables), elle est diffusée gracieusement par son auteur, sous réserve du respect du copyright.

L’historique de la démarche et la méthodologie est également disponible (format PDF).

Je terminerais ce billet par un grand bravo et merci à Christophe, car je sais à quel point ce travail est important lui, et le nombre d’heures que cela lui a demandé pour produire cette carte.

Présence des marques sur les réseaux sociaux : un échec ?
  • 1
  • 9

Une étude récente de Jupiter Research met en avant les résultats de la présence des marques sur les principaux réseaux sociaux (Bebo, MySpace, Facebook…) Il en ressort une donnée intéressante à analyser : 3/4 des annonceurs présents sur ces réseaux sociaux attirent moins de 5 000 internautes. Lorsque l’on compare ce chiffre avec la réalisation d’un mini-site,  ou avec le trafic que connaissent certains groupes ou applications développées par la communauté, on pourrait croire que ces résultats sont largement en dessous de ce que peuvent attendre les marques en termes de “trafic” sur leur page dédiée sur les réseaux sociaux.

Toutefois, je pense qu’il faut s’arrêter quelques minutes sur ces données pour en voir qu’elles en sont les raisons.

  1. La donnée brute de “moins de 5 000 internautes” correspond en fait à des personnes qui s’inscrivent, qui se déclarent “fan”… Il ne s’agit donc pas du chiffre de visiteurs sur la page de la marque.
  2. La plupart des actions menées sur les réseaux sociaux se résument encore trop souvent à de la simple présence de marque, à de la communication pure et, malheureusement, encore trop peu à de la véritable mise en place d’outils propres à développer un dialogue entre la marque et ses consommateurs, ou entre ses consommateurs. Il s’agit donc plus de “mini-sites” que de réels espaces communautaires dédiés à une marque.
  3. La présence sur les réseaux sociaux ne doit pas être décoréllée des actions webmarketing classiques. C’est bien beau d’être présent sur un carrefour d’audience mais encore faut-il permettre à son message d’émerger de la masse des opérations disponibles désormais sur les réseaux sociaux. Communiquer sur sa présence sur les réseaux sociaux est effectivement indispensable (cf : Social Media vs Webmarketing ?)
  4. Passer de la simple présence à de la réelle interactivité : l’un des points majeurs que révèle l’étude de Jupiter Research est la corrélation qui existe entre l’interactivité et le succès d’une intégration d’une marque sur les réseaux sociaux. Ainsi on retrouve les pages des groupes du monde des médias (presse, télévision, musique…) parmi les pages de marque les plus visitées sur les réseaux sociaux. Ces pages en effet offrent de l’interactivité, de l’actualité… ce qui intéressent forcément les utilisateurs. Elles sont perçues, par les internautes,  commes des sources de contenus. L’internaute y trouve des gadgets, des applications et des vidéos à télécharger, qu’il peut ensuite diffuser sur sa page ou sur son blog.

Vers une hiérarchisation des médias sociaux ?
  • 1
  • 5

J’avais déjà rédigé un billet sur une hypothétique pyramide des besoins 2.0, mais la lecture de récents billets sur des sujets proches me poussent à revisiter le mythe de la pyramide et de la hiérarchisation des utilisateurs / besoins / médias sociaux.

Pyramides et échelles en tous sens

Souvenez-vous, il y a tout d’abord ce célèbre triptyque creator / synthetizers / consumers (autrement appelé la règle du 1/10/89) pour décrire la répartition de la population des médias sociaux :

SocialUsers.jpg

Il y a ensuite la non moins célèbre social ladder de Forrester qui introduit une segmentation plus fine :

SocialLadder.gif

Il y a aussi cette théorie sur la community hierachy (Consumers Seeking Esteem Drive Communities) :

CommunityHierachy.jpg

Et maintenant je vous propose de découvrir cette pyramide hiérarchique des outils “sociaux” : The Hierachy of Social Media Marketing.

socialmarketing.gif

Selon l’auteur, un utilisateur des médias sociaux débute sont “parcours initiatique” par les blogs et passe par différentes étapes d’implication sociale où il va expérimenter les outils “sociaux” selon l’ordre suivant :

  1. Les blogs (lecture, commentaires)
  2. Les flux RSS (agrégation dans un lecteur)
  3. La recherche sociale (notation ou publication de tests de produits, de restaurants ou de lieux de vacances)
  4. Les liens sociaux (publication d’articles sur des portails de journalisme collaboratif)
  5. Les réseaux sociaux (création d’un profil, création / adhésion à un groupe)
  6. Le microblogging (micro-publication de son statut, de son activité, de photos…)

Étonnant, non ? Le microblogging serait donc le stade ultime de la sociabilisation en ligne. Un point de vue très intéressant mais qui à mon sens ne reflète pas la réalité des médias sociaux.

Le monde se divise en deux…

De mon expérience je dirais qu’il ne faut pas une mais deux échelles pour décrire l’implication sociale d’un utilisateur des médias sociaux. Je suis fermement convaincu qu’il y a deux populations : ceux qui publient chez les autres et ceux qui publient chez eux.

Autant il serait délicat de hiérarchiser l’implication du premier groupe d’individus (où commence-t-on à publier chez les autres ?), autant je vous propose ce schéma de progression pour ceux qui publient en leur nom :

  1. Blog, vous commencez par un blog pour partager vos points de vue (pro ou perso) ;
  2. Microblog, vous enchainez avec de la micro-publication pour diversifier vos écrits et augmenter le rythme ;
  3. Lifestream, vous agrégez l’ensemble de vos publications (photos, vidéos…) ;
  4. Lifecast, vous êtes devenu un personne public, vous n’avez plus rien à cacher et vous vous filmez aussi souvent que vous le pouvez.

Bien évidement tout le monde ne suit pas cette progression mais je pense qu’il y a une logique dans cet enchainement : toujours plus d’exposition (nombre de canaux / durée) et de proximité.

Je suis presque au stade terminal. C’est grave docteur ?

Social Media vs Webmarketing ?
  • 1
  • 2

Malgré le fort engouement actuel pour tout ce qui touche au Social Media, il ne faut pas oublier que les outils webmarketing restent des vecteurs de recrutement, de communication, de fidélisation de clients à ne pas négliger.

Comme le présente Matt DICKMAN dans Dont’t forget the rest of digital puzzle, le Social Media ne doit pas être vu comme un moyen supplémentaire et indépendant de communiquer, de fédérer une communauté et de fidéliser mais bien comme un large panel d’outils (blogs, réseaux sociaux, micro-blogging, plateformes de partage …) dont leur intégration ou leur mise en place doivent être réfléchis dans le cadre de vos actions webmarketing. Lorsque l’on regarde les marques les plus présentes sur les médias sociaux (cf : L’impact du Social Media sur les marques), on comprend que des grands groupes comme Starbucks, McDonald’s, Coca-Cola, Nike mènent des campagnes intégrées où la présence sur les médias sociaux est une stratégie pertinente et cohérente par rapport à leurs cibles visés, mais que les moyens de communication sur Internet  (webmarketing) jouent un rôle important dans le succès de leur campagnes de communication, de recrutement ou de fidélisation.

Des actions webmarketing pour faire connaître votre présence sur les médias sociaux

Un exemple simple : aujourd’hui une marque qui souhaite lancer sa campagne sur MySpace devra nécessairement faire connaître celui-ci auprès de ses clients, de ses prospects que ce soit :

  • E-mail Marketing : par une campagne d’e-mailing sur la base de données membres ou sur une base louée
  • Affiliation : par une campagne d’affiliation auprès de sites relais
  • Search Marketing : par une campagne d’achats de mots clé
  • Publicité : par l’achat d’espaces publicitaires sur des portails ou des sites en affinité avec la cible visée

Être présent sur les médias sociaux comme un partie du Digital Mix Marketing

De la même manière que les outils webmarketing peuvent permettre de relayer et de faire connaître la campagne menée par une marque sur des médias sociaux (lancement d’un blog de marque, lancement d’un portail communautaire…), les médias sociaux peuvent également être utilisés comme outil de communication. Le but est de profiter de forts carrefours d’audience que peuvent représenter les réseaux sociaux par exemple pour promouvoir le lancement global d’une nouvelle campagne de communication d’une marque, le lancement d’un nouveau produit / service…

Manager son identité et sa réputation numérique

A force de publier des photos, des posts, des videos perso, des profils Facebook etc…, l’internaute, pour ne pas dire l’être humain va être confronté de plus en plus à la gestion de son image et de sa réputation numérique.

Et oui, le web 2.0 c’est génial, on partage tout avec tout le monde….Sauf que c’est pas toujours facile d’apparaitre comme quelqu’un de sérieux lors d’un entretien d’embauche, lorsque l’employeur trouve une photo de vous en pleine beuverie avec des potes sur Facebook (Ca c’est du vécu, côté employeur)  ;-)

Des moteurs de recherches d’ individus ?

D’autant qu’un certain nombres de moteurs de recherche d’individus commencent à fleurir outre atlantique, comme par exemple www.wink.com ou www.peekyou.com qui permettent d’avoir tout le pédigré de quelqu’un mis à jour en temps réel sur l’ensemble des sources et flux disponibles.

www.peekyou.com

 

Des outils pour manager sa réputation en ligne ?

A l’image des anti-virus qui sont apparus avec le développement de l’email, des outils de gestion de “réputation numériques”  (ORM = Online Reputation Management ) pointent leur nez sur le marché avec le développement des medias sociaux.

J’en ai repéré 2 (il y en a sans doute d’autres, je ne prétends pas faire un panorama du marché ) dont notamment Reputation Defender qu a développé une véritable Suite logiciel aux noms très évocateurs:

Mychild: pour “assurer une bonne réputation de ses enfants ados en ligne”
MyReputation: pour ” monitorer et manager sa réputation personnelle et professionnelle”
MyPrivacy: “pour “supprimer ses infos personnelles des databases commercialisés”
MyEdge (encore en béta): pour “maitriser les infos qui s’affichent sur vous dans les moteurs de recherche”

Tout ceci est parfaitement marketé, à l’américaine…et vous offre le parfait couteau suisse pour manager son image numérique ;-)

Dans le même genre, vous pouvez allez voir www.trackur.com , dont voici une présentation video faite par son fondateur Andy BEAL, qui a également publié un bouquin sur le sujet: Radically Transparent.

 

…Je ne sais pas si ces outils fonctionnent, je ne les ai pas testé, mais ce qui me semble assez clair, c’est qu’il y a sans doute un gros marché pour ce business au vu du développement des utilisateurs des medias sociaux.

Bon, personnellement, je ne trouve pas ça très rassurant pour la santé mentale de l’être humain , c’est déjà pas simple de trouver un équilibre entre sa vie personnelle, famillale, amicale, professionnelle ;-)

Et vous est-ce que ce type d’outils vous interesserait ?

 

CPA + médias sociaux = CPE (Cost per Engagement)
  • 1
  • 2

Lu ce matin sur le blog conversion un bon article sur le modèle de CPE (“Cost per Engagement“) : CPE, naissance d’un nouveau modèle basé sur la mesure de l’implication pour rémunérer la qualité du trafic.

Pour faire simple, le CPE est né de deux choses :

  • La nécessité pour les annonceurs de montrer des chiffres à leur Direction Générale afin de justifier un budget ou une action ;
  • L’incompatibilité des modèles précédents (CPM, CPC, CPA) avec la réalité des médias sociaux et surtout les modes de consommation des services dit “sociaux”.

Bref, tout ça pour dire que le marché se structure autour de nouveaux indicateurs de la performance d’une campagne au sein des médias sociaux. Pour schématiser grossièrement les choses, il serait ainsi possible de mesurer l’efficacité d’une campagne selon les ratios suivants :

  • Cost-per-Post = Coût total d’une campagne auprès de la blogosphère / Nombre de billets publiés sur le sujet
  • Cost-per-Tweet = Coût total d’une campagne menée sur la twittosphère / Nombre de tweets publiés sur le sujet
  • Cost-per-Friend = Coût total d’une campagne menée sur un réseau social / Nombre d’amis recrutés sur le profil de l’annonceur

Bien évidement ces ratios n’ont de sens que si vous êtes en mesure de calculer le coût réel d’une campagne “sociale” : les frais engagés (achat de profils corporate + consulting + rémunération des intermédiaire et agences de buzz…) ainsi que le temps passé par les équipes de modération / animation (à multiplier par un coût horaire moyen).

Est-ce que tout ceci à du sens ? Non, pas dans un premier temps dans la mesure où il est encore très délicat d’évaluer l’impact d’une campagne “sociale” et surtout parce qu’il n’existe pas de comparaison possible au niveau des ratios et indicateurs issus du search vis à vis des ratios issus des médias sociaux.

Conclusion : c’est un chantier encore ouvert mais des progrès peuvent être réalisés assez rapidement. Alors ne tardez pas à vous y mettre.

Du marketing à la conversation
  • 1
  • 6

Prenez un internaute lambda et un marketeur sur Internet : aujourd’hui tous les deux ne parlent plus le même dialogue sur Internet. Le marketeur garde une vision de son métier basée sur la communication, la maîtrise de son message et des budgets drivés par la publicité, le nombre d’inscrits à sa newsletter… L’internaute, quant à lui, est rapidement passé à l’ère du Web Social. Ce qu’il recherche aujourd’hui sur Internet, c’est communiquer, échanger, partager, dialoguer…(cf : Nous sommes passés au Web Collaboratif : les usages se démocratisent)

On comprend que si le marketeur garde sa vision, il n’arrivera jamais à satisfaire les besoins actuels de l’internaute. Il faut donc passer du marketing à la conversation. (cf : Du monologue au dialogue et Du marketing à la communauté)

Est-ce à dire que le marketing sur Internet est mort à l’ère du Web Social ? Bien sûr que non, on parle toujours d’acquisition et fidélisation client mais il faut aujourd’hui ajouter une dimension supplémentaire afin de satisfaire son client ou prospect : celle de pouvoir dialoguer et échanger avec lui.

Mais le dialogue ne sous-entend pas la simple utilisation des réseaux sociaux afin d’y diffuser une campagne virale. Non, là il s’agit de l’utilisation par les marques de médias sociaux à des fins marketing et cette vision ne peut qu’être vouée à l’échec à terme. Il n’est donc pas étonnant de voir les résultats des campagnes de buzz utilisant les réseaux sociaux commencer à s’essouffler. L’internaute arrive à saturation et comme sur les autres médias, trop de messages publicitaires polluent et ne permettent pas à une opération particulière de ressortir dans la masse des opérations lancées.

Comme le résume Phyllis KORKKI du New-York Times : “The idea behind viral marketing is irresistible: plant your message in the right place, then sit back and watch people spread it through social networks, e-mail and word-of-mouth.” On ne peut alors pas vraiment dire que l’entreprise a une véritable démarche d’utilisation des médias sociaux.

Alors créer et participer à la conversation ou faire du buzz pour promouvoir votre produit, à vous de faire votre choix… moi j’ai déjà choisi !

Abandonner les FAQs et passer aux FAQs dynamiques !
  • 1
  • 8

Le Service Client sur un site Internet, à l’heure des médias sociaux, possèdent une formidable marge d’évolution et d’amélioration. Si l’on prend le cas des FAQs (Foire aux questions) qui demeurent, je trouve, un vestige de l’ère du Web 1.0, de nombreuses améliorations sont possibles dont l’utilisation d’un système de FAQ dynamique.

En effet, la quasi intégralité des sites de marques, des sites marchands ou des services sur Internet possèdent leur fameuse rubrique FAQ. Je vous avoue que j’utilise rarement ces rubriques car je n’y trouve que trop rarement l’information pour les raisons suivantes :

  • des FAQs obsolètes : comme toute rubrique statique d’un site, si celle-ci n’est pas remise à jour, le contenu en devient vite obsolète. Le contenu de FAQ ne répercute généralement pas les dernières nouveautés produit ou du site. Exemple : une nouvelle technologie en téléphonie mobile vient de sortir, on regarde dans les FAQs d’une grande marque de téléphonie mobile pour en savoir plus et là, aucune information sur le sujet… Déception !
  • Un moteur de recherche souvent déficient : l’autre reproche que je fais souvent au FAQ, c’est le relatif mauvais fonctionnement du moteur de recherche intégré. En effet, la plupart du temps, il ne prend en compte que les mots pour faire sa recherche en proposant son propre système de classification des réponses : ordre chronologique de l’information sur le site, classification par catégories du site… Le problème c’est que le moteur de recherche utilise bien souvent la logique du site au lieu d’utiliser une logique customer centric. Une classification par pertinence (pages les plus vues par exemple) ou mettant en avant des liens recommandés par le site ou par les internautes seraient préférables.

Bref, on comprend que l’internaute peut être parfois plus enclin de trouver l’information qu’il recherche via des moteurs de recherches externes au site, sur des blogs, des forums…. Cela fait autant de trafic en moins pour le site et autant de chances de voir l’internaute se détourner vers une autre solution proposée par une autre marque.

L’utilisation de FAQs dynamiques faisant appel à la communauté est la solution à ce problème. Imaginez par exemple, l’intégration du système de Yahoo! Answers sur le site d’une marque en lieu et place de la traditionnelle rubrique FAQ. Les avantages sont nombreux :

  • La mise à jour se fait via votre communauté qui propose elle-même ses réponses aux questions des internautes. Vous avez alors, a priori, moins de chances que l’internaute contacte votre Service Client ne trouvant pas la réponse à sa question.
  • Les utilisateurs sont friands de ce type de service notamment en France où le service Yahoo! Answers connait son plus fort succès en Europe.
  • L’appel à la communauté est désormais de plus en plus courante dans des opérations UGC (User Generated Content). Pourquoi n’en serait-il pas de même en matière de CRM ?
  • Vous redonnez la parole à vos consommateurs et leur attribuer un rôle plus important que celui du simple client. Il devient conseiller, influenceur…

Si enfin vous souhaitez voir un exemple pertinent d’utilisation d’un système de FAQs dynamiques au sein d’un site, je vous conseille de visiter le site Ford Canada qui utilise déjà ce système.

Fotolog = une photo par log
  • 1
  • 4

J’ai découvert il y a peu de temps le site communautaire Fotolog (http://www.fotolog.com/)

Arrivé en France en avril dernier son principe est simplissime : on s’inscrit pour avoir le droit de déposer une photo – et une seule -  par jour.

 

Sur Fotolog on peut donc déposer sa photo (et une seule par jour mais je crois que vous savez déjà tout ça), afficher son humeur (en photo) sur sa page profil, inviter des amis à nous rejoindre et bien sûr créer des groupes (je vous invite d’ailleurs à consulter le groupe Converse sur les chaussures du même nom … assez sympa !).

 

Le design du site n’est pas très convivial (cet avis personnel n’engage que moi) mais il fonctionne très bien : 18 millions de membres dans le monde dont un peu moins de 64 000 en France, un million de nouveaux inscrits chaque mois et 4,5 milliards de pages vues… plutôt pas mal non ?

 

Ce site existe depuis 2002 et a été créé aux Etats-Unis par Adam Seifer et Scott Heifermann.

Pris d’assaut par les communautés hispanophones (ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien !) ce site s’est logiquement développé sur l’Amérique Latine dans un premier temps puis (dans le désordre) sur le Brésil, le Japon, les Pays Bas, le Royaume Uni, l’Espagne,  la Suède, l’Allemagne, l’Italie et la France.

 

Le modèle économique repose sur la vente d’espace publicitaire mais pas uniquement… et c’est malin. 

En effet, on peut devenir « Gold  Member » et accéder à de nouvelles fonctionnalités moyennant la modique somme de 45 € / an, 25 € pour 6 mois ou 5 € pour 1 mois histoire de tester avant de s’engager.

 

Et si le micro payement assurait la rentabilité des médias sociaux ? à suivre …