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MédiasSociaux.fr Le blog de MediasSociaux.fr Inbound Marketing Le piège de la création d'une page Facebook
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MédiasSociaux.fr Le blog de MediasSociaux.fr Inbound Marketing Le piège de la création d'une page Facebook

Pourquoi il ne faut pas tomber dans le piège de la création d’une page Facebook ?

5 Sep 2018

La stratégie de marketing social nous pousse inéluctablement à penser qu’il faut absolument créer sa page Facebook. C’est un raisonnement qu’on peut considérer comme un raccourci, puisqu’au-delà de la simple page, la maîtrise de son image sur les réseaux sociaux dépend de nombreux facteurs. 

Ainsi, c’est un tort si on pense que la gestion de son image sur les réseaux sociaux ne passe que par des outils. Un terme a été inventé pour ces personnes qui misent toute leur stratégie de marketing social de cette manière. Il s’agit de « Social Média Washing », un terme directement inspiré du « greenwashing ». Comment alors s’assurer d’avoir choisi la meilleure méthode pour entamer sa stratégie sur les réseaux sociaux ?

Maîtriser son image sur les médias sociaux

Ils font partie intégrante de nos vies quotidiennes, c’est une réalité à laquelle il est désormais impossible d’échapper. Qu’il s’agisse tout simplement de la marque d’une société, d’une entreprise ou même d’une personnalité, quasiment tout le monde est présent sur ce nouveau canal de communication.

C’est une situation où on se retrouve tous quand on sait que certaines plateformes comptabilisent près de 3 milliards de personnes et par laquelle se sont engouffrés des opportunistes qui en profitent. D’où la naissance du terme social media Washing.

Plus généralement dans ce milieu, on retrouve les agences de buzz qui se revendiquent en phase avec le social media et prétendent notamment faire de l’influence. On y retrouve également les consultants Internet qui se prétendent être des gourous du social media ou encore des agences qui gèrent une page Facebook et pensent tout maîtriser sur le sujet.

Il y a enfin les annonceurs qui misent sur les campagnes marketing sponsorisé pour établir leur influence. Autant de structures et d’entités dont parfois il faut désormais se méfier, car leur expérience peut en effet apporter une valeur ajoutée, mais peut aussi être un blocage.

Le Modèle parfait n’existe pas

Quand une entreprise ou une marque se lance à la conquête des réseaux sociaux, il est de coutume qu’on lui vende quelque chose de déjà fait, de déjà prêt ou établi à l’avance. C’est une des spécificités du social media washing, car avant toute chose, intégrer cet outil de communication qu’est le réseau social dans sa communication d’entreprise, c’est l’adapter en fonction d’une démarche globale qui doit être pertinente.

On ne peut se fixer comme objectif que d’être présent sur les médias sociaux. Cela ne peut être considéré comme une fin en soi. Au contraire, chacun doit s’adapter en fonction d’une stratégie, d’une démarche, d’une culture, de ses clients ainsi que de son organisation. À chacun ensuite d’identifier les meilleurs outils qui sont les plus pertinents. Là où on est sûr que la communauté existe.

Dans un idéal de parfaite maîtrise de sa communication sur les médias sociaux, l’élément essentiel devient la relation et non la communication. Il sera ainsi jugé plus important d’établir le lien avec sa communauté plutôt que de lui imposer les traditionnels outils de la communication.

Quels risques court-on à suivre le modèle du social media washing ?

Etant donné la vitesse à laquelle se propage une information sur internet, il est primordial d’éviter justement d’avoir recours au social media washing. Beaucoup évoquent d’ailleurs la comparaison avec la méthode du bâton qui vient nous battre. En effet, oublier de mettre le social en figure de proue de sa stratégie sur les réseaux sociaux peut présenter un risque important. En effet, il n’existe pas de modèle préétabli qu’il faut suivre à la lettre.

L’adaptation permet non seulement de fournir du contenu personnalisé pour sa clientèle, mais aussi de créer sa propre réputation qui vient alors de notre propre comportement. En cas de situation fâcheuse, le client peut devenir un ambassadeur de la marque prêt à la défendre. Une inversion des rôles tout à fait bénéfique, surtout en cas de difficultés comme lorsque Toyota, grâce à sa réputation de produit de qualité, a pu se relever plus facilement après un événement négatif.

Selon un sondage, plus de 72 % des utilisateurs étaient satisfaits de la manière de communiquer de la marque et dans sa manière d’admettre l’erreur commise.

Ce qu’on retient de tout cela est qu’au final communiquer sur les réseaux sociaux suit exactement le même schéma qu’utilise une personne lambda dans son utilisation quotidienne des médias sociaux. Il est important de se méfier des agences qui vendent des packs « all inclusive ». Le tout, en évitant de dévier de sa philosophie d’origine ou encore de ne miser que sur un seul réseau social au point de négliger des canaux qui pourraient être plus intéressants.

Redéfinir l’importance des médias sociaux

En matière de marketing, l’idée est de répondre au besoin du consommateur. C’est une image nette qu’il faut garder en tête lorsqu’on communique sur les réseaux sociaux. Avoir beaucoup de fans sur sa page Facebook ou encore cumuler les vues sur ses vidéos ne sont pas forcément des atouts majeurs pour une marque.

Des marques comme Apple par exemple proposent à leurs consommateurs des produits uniques sans pour autant miser sur une stratégie online forte. L’écoute doit être la base de la communication, on ne peut définir les réseaux sociaux comme des objectifs, mais uniquement comme des moyens. Dans ce cas là, il est plus approprié de parler de « brand management » plutôt de que « community management ».

De plus, les réseaux sociaux se basent davantage sur l’engagement actuellement. C’est-à-dire l’intérêt que chacun des membres de la communauté porte aux publications d’une entité. Des éléments clés ressortent de cette notion d’engagement, il s’agit de l’écoute, de l’éthique ainsi que du développement des relations.

Les vrais objectifs qui se cachent dans la maîtrise des réseaux sociaux résident ainsi dans la fidélisation de l’internaute. Négliger cette partie transversale de la communication peut s’avérer fatale comme le montre déjà de nombreux exemples actuellement. Pour résumer tout cela, nous pouvons citer une phrase de Bernard Cova qui dit : « Créer du lien plus que du Bien ».