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MédiasSociaux.fr Le blog de MediasSociaux.fr Inbound Marketing Quand le marketeur achète ses consommateurs
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MédiasSociaux.fr Le blog de MediasSociaux.fr Inbound Marketing Quand le marketeur achète ses consommateurs

Quand le marketeur achète ses consommateurs

3 Oct 2018

Une tendance inexorable de la communication digitale est qu’il y a toujours des opportunistes pour profiter de leur public. 

Dans la course aux followers sur Twitter, ces profiteurs étaient présents dès le début de l’existence du réseau social. On fait face aux faux comptes de célébrités et de sociétés ainsi qu’à des méthodes étranges. L’entreprise américaine Devumi n’a pas hésité à créer de faux compte au nom de personnes réelles, elle a été condamnée pour usurpation d’identité. Les exemples pullulent tellement qu’on peut dire que l’oiseau bleu est gangrené de l’intérieur.

A la conquête du follower

Sur Twitter, l’important est d’avoir le plus grand nombre de followers. Un véritable Graal qui peut pousser certains à tomber dans les pratiques les plus viles quant à l’utilisation de la plateforme. En tant qu’influenceur,  la base est d’avoir le plus grand nombre d’abonnés possible. En tant que marque ou entreprise, cela permet de montrer qu’on est soit apprécié, soit qu’on a une large audience lorsqu’on publie du contenu.

Face à ces deux problématiques, certains ont cru sentir le bon filon. Dès 2009, des services comme uSocial permettaient d’acheter à grand renfort de dollars des milliers de nouveaux followers. Une pratique désormais courante, qu’elle soit intentionnelle ou non. Et malheureusement, Twitter semble jusqu’à maintenant ne vouloir que peu ou pas du tout intervenir afin de stopper cette accumulation de fausse audience.

Certaines entreprises réagissent et tentent à leur manière d’éviter ce type de pratique ou tout au moins d’avoir recours à des personnes usant de ces pratiques. En juin dernier, l’industriel UNILEVER a  annoncé vouloir mettre fin aux collaborations avec les comptes d’influenceurs corrompus.  Il est le deuxième plus gros annonceur mondial et mise quelques dizaines de millions d’euros dans le marketing d’influence. La bonne foi de ces « influents » est primordiale pour l’entreprise.

Quel intérêt de truquer ses comptes ?

Sans plus ni moins et quelle que soit la technique utilisée, gonfler les chiffres en payant est une méthode des plus abjectes.

Non seulement cela ne va pas améliorer la manière de communiquer, mais en plus on peut dire qu’il s’agit d’arnaques. Pourquoi ? Tout simplement parce que la plupart de ces comptes n’existent pas et n’existeront même peut-être jamais. On brasse du vent.

Ainsi, selon les derniers chiffres en date, une étude de l’Université de Californie du sud et de l’Université de l’Indiana, plus de 48 millions de comptes sur Twitter seraient de faux. Plus précisément, ce seraient des bots qui se cacheraient derrière la plupart de ces comptes Twitter. Et quand on voit ces comptes de plus près, on n’en doute même pas au vu de leurs publications ou encore de leur bio par exemple.

En outre, 40% des influenceurs pourraient avoir accidentellement avoir déjà fait usage de ces faux comptes. Des chiffres impressionnants qui n’apportent pourtant clairement rien dans l’utilisation qu’on fait des réseaux sociaux.

Pour les influenceurs peut-être afin d’attirer les entreprises ou les marques pour utiliser leurs services, mais pourtant de nombreux outils permettent aujourd’hui de détecter ces faux comptes.

Des méthodes stériles

Recourir à ce type de pratique n’apporte finalement pas grand-chose quand il s’agit de marques ou d’entreprises. Twitter est d’abord un outil de communication et d’échanges. Mais quand il s’agit de parler à des robots, à des comptes temporaires ou encore à des comptes sans une personne derrière, la communication aura obligatoirement du mal à passer.

A quoi bon alors culminer à 100 000 followers s’il ne se passe strictement rien ? Certes, on pourra impressionner au premier abord, mais ensuite….

C’est bien cette suite qu’on doit intégrer dans sa stratégie de communication sur les médias sociaux. A part l’achat de followers, d’autres méthodes sont également monnaie courante sur Twitter. A une certaine époque, des entreprises proposaient aux utilisateurs d’offrir des cadeaux dès l’utilisation d’un hashtag. Ce sont ces mots-clés mis en avant qui permettent de faire partie des TT ou Trending Topics en cas d’utilisation massive. Sur le court terme et en terme de visibilité, cette méthode peut sembler intéressante, mais passé l’effet miroitant, quand on parle de gains, cela n’apporte rien concrètement.