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MédiasSociaux.fr Dangers du Cloud E-commerce L’internet marchand, l’ami qui va nous détruire
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MédiasSociaux.fr Dangers du Cloud E-commerce L’internet marchand, l’ami qui va nous détruire

L’internet marchand, l’ami qui va nous détruire

7 Oct 2018

L’internet a 20 ans, il a changé nos vies en nous donnant un accès rapide à l’information, à la culture, à la connaissance. Ce sont aussi les réseaux sociaux, qui amènent de nouvelles façons de communiquer ou le web marchand, qui permet de nouvelles manières d’acheter et de consommer des Biens et des Services.

Mais les processus commerciaux du Web Marchand et du E-commerce vont tuer l’économie Française. Comment ? C’est malheureusement très simple.

1/ Les processus commerciaux dans la vente de Services

Description des processus

La nature même de l’internet est de se passer des frontières pour consulter des pages, pour télécharger des documents, pour visualiser des vidéos et pour payer des Services achetés sur la toile.

On peut acheter en un seul clic et payer par Carte Bancaire le téléchargement ou le streaming d’une vidéo, l’abonnement mensuel à un service de gestion d’entreprise, débloquer un niveau sur Candy Crush, jouer au poker, au tiercé, acheter un billet d’avion, un voyage aux Seychelles, l’abonnement à un site de rencontre ou envoyer de l’argent à sa famille restée en Afrique.

Le paiement d’un Service par Carte Bancaire sur un site web est extrêmement simple : Il suffit de mettre sa commande dans un panier virtuel, de remplir le formulaire de paiement avec son numéro de carte, de sécuriser le paiement d’une manière ou d’une autre et de se faire instantanément livrer le Service qu’on vient d’acheter.

Mais analysons un peu plus en détail le processus sous l’angle unique de la facturation et du flux de trésorerie qui paye cette facture. Dit autrement : quelle est la société qui facture et qui encaisse l’argent ?

Plutôt qu’un long discours, je vous propose de prendre quelques exemples qui illustrent ces processus.

Video Futur et Netflix

Il y a 15 ans, on louait une K7 vidéo ou un DVD chez vidéo futur. Aujourd’hui, on s’abonne à Netflix. Dans ce nouveau modèle économique, le consommateur est totalement satisfait.

Video Futur était une entreprise Française, qui avait un modèle économique traditionnel, c’est à dire que les magasins franchisés payaient des droits de franchise, payaient des loyers, employaient des salariés, payaient de la publicité, de la TVA, des charges et taxes, etc.

Aujourd’hui, quand vous vous abonnez à Netflix, il n’y a aucune activité économique en France, à part la pub. Tout est géré aux Etats Unis, de manière centrale et unique pour le monde entier, la facturation est hors taxe depuis les Bahamas et vous payez sur un compte bancaire dans la mer des Caraïbes.

Qu’est ce que ça veut dire ? Tout simplement que les 100 millions d’euros que réalisait le groupe CFPK, le franchiseur de la marque Vidéo Futur il y a 15 ans, quittent aujourd’hui la France et partent à l’étranger. En échange, il n’y a aucun emploi créé en France, aucun loyer, aucune taxe, pas de TVA, pas d’Impôts sur les Sociétés.

La théorie de la destruction créative

Vous pouvez dire : « C’est la théorie de la destruction créative. On détruit des emplois dans des secteurs obsolètes pour les recréer ailleurs dans des secteurs modernes ». C’est vrai, mais là, on les perd en France pour les recréer à l’étranger et on remplace des flux de trésorerie qui restaient en France, qui faisaient tourner l’économie Française par une sortie définitive d’argent vers l’étranger.

La seconde remarque que je fais est que la valorisation des importations est nettement supérieure avec ce processus.

Avant l’internet, le groupe CFPK achetait des droits de diffusion à l’étranger et y apportait une valeur marchande, en l’occurrence le fait d’apporter la vidéo à un consommateur, ce qui justifiait le prix de vente ttc au client final.

En terme de flux de trésorerie, seul le montant des droits de diffusion quittait la France, le reste y restait et faisait tourner notre économie. Aujourd’hui, pour le même Service rendu, pour la réponse au même Besoin, c’est la totalité du Chiffre d’Affaires hors taxe qui quitte la France.

Avec l’internet et le Cloud, les importations de Services ne sont plus valorisées sur les composants qu’on importe, mais sont valorisées sur la totalité du Chiffre d’Affaires hors taxe, sans aucun droit de douane, sans aucun contrôle.

La France n’a aucune arme pour lutter contre la Sillicon Valley

Vous pourriez dire : « 100 millions d’euros, c’est bien dommage pour Vidéo Futur, mais ça ne va pas tuer l’économie Française »

C’est vrai, mais acceptons le fait que c’est un processus irréversible qui démarre et que la France n’en tire pratiquement aucun bénéfice, car elle a très peu d’armes pour lutter contre la Sillicon Valley.

La France a quelques belles entreprises dans le web, mais elles sont peu internationalisées. Quelles sont les entreprises Françaises, de la taille des GAFA, qui attirent par Carte Bancaire la trésorerie des consommateurs Américains ou Chinois et qui la rapatrient quotidiennement en masse et en France ? Je n’en connais pas.

Prenez vous même des exemples personnels dans lesquels vous pourriez vous retrouver comme client et comme contributeur de ces processus : A titre personnel, si vous êtes amateur de jeux en ligne, de jeux d’argent, de téléchargement de musique ou de film ; A titre professionnel, si votre entreprise s’abonne ici à un logiciel de gestion de projet, là à un service d’hébergement de datas sur le Cloud ou encore à une offre quelconque de web marketing vendu et payé sous forme d’abonnement mensuel.

Regardez les mentions légales de la société qui vous facture et qui encaisse l’argent. C’est très souvent une entreprise étrangère.

Un risque énorme de délocalisation en chaine dans les Services

Meetic, une des plus belles réussites Française de création d’entreprise dans le net, a été vendue en 2011 à son concurrent américain Match.com. Si ce groupe américain décidait demain de tout relocaliser en Californie, rien de plus simple. Il lui suffirait d’embaucher des jeunes Francophones à Los Angeles, de fermer ses bureaux de Paris et d’encaisser par Carte Bancaire le Chiffre d’Affaires, ne laissant plus rien en France, que sa capacité à consommer et à essuyer les larmes de ses nouveaux chômeurs.

C’est exactement ce qu’a fait BuzzFeed au Printemps 2018. La maison mère à Los Angeles a décidé de fermer ses bureaux parisiens et de relocaliser l’activité francophone aux Etats Unis, mettant 14 personnes au chômage en France. Mais le Chiffre d’Affaires généré par la France continue de se faire directement aux Etats Unis en suivant les processus que je décris.

Je vous parle de Meetic ou de Buzzfeed, mais le risque est présent de la même manière avec seloger, blablacar, Promovacances, Fram, Criteo, Daylymotion, Prestashop ou toutes les startup qui se créent en ce moment ou qui se créeront demain pour vendre des Services sur Internet.

Parlons aussi de Paypal, qui a encaissé en France +18 millions d’euros de commissions en 2017, représentant entre 600 et 800 millions de transactions dans le E-commerce, dont beaucoup sont parties à l’étranger.

Et que dire de Western Union, qui a enregistré 6,2 millions d’euros de commissions en 2017, représentant plus de 120 millions de transferts d’argent, principalement vers l’Afrique. Heureusement que le Front National ne s’est jamais emparé de cette idée, pour ne jamais s’en être jamais aperçu.

Et Uber, Rb&B, hôtel.com, Tripadvisor, Booking.com ? Ces américains qui prennent des commissions sur les revenus des chauffeurs de taxi Français, des restaurants de nos quartiers, des hôteliers en France.

C’était techniquement impossible avant l’arrivée de l’internet marchand. Auparavant, ces services de mise en relation et de communication faisaient vivre des agences de publicité locale qui concevaient des flyers, des imprimeurs qui les imprimaient et des étudiants qui les posaient sur les pares brise des voitures ou dans les boites aux lettres.

Aujourd’hui, c’est pratiquement terminé, ces acteurs et offres commerciales ont pour beaucoup disparu, car les processus ont changé. Le consommateur recherche maintenant quasi exclusivement ce genre d’information en sortant son Smartphone de sa poche.

Demandez vous pourquoi les pages jaunes, entreprise bien Française, sont en train de disparaître ? Parce que leur offre est complètement obsolète face à cette concurrence américaine.

Google Adwords

Dernière chose, Adwords, le programme de publicité de Google dans les résultats de recherche. Le principe de facturation est le coût au clic, défini par un système d’enchères. Si vous êtes commerçant dans une zone rurale sans concurrence, le coût au clic va être de quelques centimes. Si vous êtes serrurier ou plombier à Paris, le coût au clic est supérieur à 100 euros, facturé hors taxes depuis l’Irlande et payé par Carte Bancaire sur le compte de Google Irlande.

Si vous êtes serrurier à Paris, combien vous couterait la première place durant tout un mois pour la requête « serrurier Paris », qu’on tape tous sur notre Smartphone quand on a claqué la porte de son appartement avec la clé à l’intérieur ?

Le calcul à faire est le nombre de recherches x coût au clic x 33% (le % de clics de la première position). Le résultat donne 400 000 euros pour le seul mot clé « serrurier paris », uniquement pour la 1ère position sur une dizaine de places potentielles et pour un seul mois. Sachez qu’on dénombre des centaines d’entreprises en France qui dépensent plus de 100 000 euros mensuel dans le programme Google adwords.

Une agence web avait estimé il y a 2 ou 3 ans à 2 milliards d’euros le Chiffre d’Affaires annuel de Google Adwords en France, ce qui me paraît totalement cohérent.

A mon avis, je pense que le web marchand et le Cloud coûtent plus de 3 milliards d’euros par an à l’économie Française.

Le fonds de roulement des ménages et des entreprises se réduit à grande vitesse

Pour conclure sur cette première partie, je dirais que ce qui est grave selon moi, c’est que cet argent sort directement de la caisse des entreprises et des ménages. Ce n’est pas le budget de l’Etat qu’on peut compenser par de la dette, c’est le fonds de roulement de la consommation Française, c’est le fonds de roulement des entreprises Françaises qui s’échappe chaque année et qui ne reviendra jamais.

Et que se passe-t-il quand le fonds de roulement est trop bas, quand la trésorerie et les bas de laine sont trop bas, eh bien on ne consomme plus, même s’il nous reste un peu d’épargne. A ce moment là, c’est toute la machine qui s’enraye et qui s’arrête.

Vous me direz, 3 milliards d’euros, çà n’est pas ça qui va nous tuer. Mais 3 Milliards par an sur les 15 dernières années, ça fait 45 milliards d’euros qui sont déjà partis en Californie via les Bahamas. Et ça va continuer et ça va s’accélérer. Et en plus, je ne peux pas comptabiliser les emplois perdus.

45 milliards d’euros, c’est presque le montant de la dette de la SNCF que nous n’arrivons pas à financer, c’est plus de la moitié de la collecte annuelle de l’impôt sur le revenu, c’est 2/3 de la collecte annuelle de l’Impôt sur les Sociétés.

Pour conclure sur cette partie, si mon propos n’est pas suffisant pour vous éclairer sur ces processus dans les Services vendus dans l’Internet Marchand et le Cloud, je vais maintenant vous parler des processus dans la vente de Biens par Internet, c’est à dire le E-commerce et plus particulièrement de l’arrivée d’Alibaba en Europe.

2/ Les processus dans la vente de Biens et notamment l’arrivée d’Alibaba en Europe

Les processus que je viens de décrire sont aussi valables pour la vente de marchandises, mais avec une différence très importante, c’est la livraison. En effet, un Service se consomme immédiatement par streaming ou par téléchargement, un Bien doit être livré.

La première clé du E-commerce n’est donc pas le site internet, c’est la logistique.

La logistique

Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, l’a bien compris dès le milieu des années 90 quand il a décidé d’investir dans des entrepôts, alors que la plupart de ses concurrents mettaient en ligne des sites web toujours plus gros.

Au final, ses concurrents vendaient. Lui, il livrait à la date promise.

Les prix d’achat

La seconde clé du E-commerce est la même que celle qui a été mise en place dès 1963 avec l’apparition du premier hypermarché Carrefour à Sainte Geneviève des Bois, dans l’Essonne. C’est la répercussion dans les prix de vente des prix d’achat très bas obtenus grâce à l’achat en grandes quantités. La différence concurrentielle sur les prix de vente a ainsi permis l’essor de la grande distribution et a entrainé la mort du petit commerce.

Amazon

Les coûts de distribution d’Amazon ne sont composés que de quelques entrepôts géants équipés d’Intelligence Artificielle, de robots et de quelques centaines de manutentionnaires et livreurs payés au SMIC, alors que les centres commerciaux sont fortement consommateurs de capitaux et de personnel qualifié pour pouvoir vendre.

Le résultat est qu’Amazon est en train de faire à la grande distribution ce que la grande distribution a fait au petit commerce, c’est à dire du dumping à très grande échelle sur les prix de vente.

Grâce à cela, Amazon pèse aujourd’hui 20% du commerce de détail en France quand Carrefour est passé de la seconde place mondiale à la 9ème en moins de 15 ans.

Alibaba

Pour rappel, Alibaba est le clone d’Amazon pour le marché Chinois. Son chiffre d’affaires est énorme, il adresse 1,5 milliard de consommateurs Chinois.

Alibaba et Amazon ont exactement les mêmes profils. Ce ne sont pas des sites E-commerce, mais des places de marché et ça change tout.

Un site E-commerce appartient à une entreprise qui y vend ses propres produits, qui facture, qui livre et qui encaisse l’argent pour son propre compte

Une place de marché ne vend rien en propre, mais donne la possibilité à des industriels et des commerçants d’ouvrir une boutique virtuelle pour y vendre les produits qu’ils souhaitent aux prix qu’ils souhaitent. Ni Alibaba, ni Amazon ne contrôlent les produits vendus par leurs E-commerçants et encore moins les prix de vente

Alibaba en France et en Europe

A l’automne 2017, une centaine de salariés Chinois du groupe Alibaba sont arrivés en France pour conquérir notre marché. Un accord a été signé entre les gouvernements Français et Chinois en février 2018, un second accord avec le groupe Bolloré et un 3ème avec Auchan Retail. Un entrepôt géant est en construction en Belgique pour livrer dans toute l’Europe du Nord.

La 1ère question à se poser est : Qui va vendre sur Alibaba.fr ?

La réponse est très simple : Alibaba est une place de marché destinée aux industriels Chinois, pas aux distributeurs occidentaux. Les E-commerçants seront les usines Chinoises qui vont vendre en direct sur Alibaba.fr et qui vont donc devenir les concurrents de nos marques occidentales. Les Chinois vont se faire concurrence entre eux, depuis leur bureau à Shangai ou à Pékin, sur Alibaba.fr

Alibaba va leur permettre de passer d’un canal de vente indirect, c’est à dire vendre à un intermédiaire qui vend au client final, à un canal de vente direct, c’est à dire du producteur au consommateur, en se passant des services des intermédiaires. Et les intermédiaires, ce sont les marques occidentales qui achètent en Chine et qui vendent en occident.

Pourquoi cette réponse est-elle une certitude ?

Tout simplement parce que quand un industriel Chinois vend un produit 1 euro à une marque occidentale, la marque occidentale doit la revendre 20 euros ttc en boutique spécialisée ou chez Carrefour ou Auchan pour financer les emplois et charges en France.

Alibaba va permettre à l’industriel Chinois de vendre ce même produit 15 euros ttc en direct sur Alibaba.fr

Les consommateurs vont être ravis d’acheter à de tels prix bas, mais ce processus ne va créer aucun emploi en France, au contraire, il va en détruire !

Une fois enlevé les frais logistiques, la TVA et la commission d’Alibaba, l’industriel Chinois va multiplier sa Marge Nette par 10 !

Qui passerait à côté d’un tel Jackpot ? Personne ?

C’est donc ce qui va se passer !

La 1ère conséquence

La première conséquence est la même que celle qui a entrainé la mort du petit commerce de centre ville en France.

Reprenons l’exemple du produit vendu 20 euros ttc en boutique, dont le prix de revient de l’importateur occidental est par exemple de 15 euros.

Le prix de revient du fabriquant Chinois qui le vend 1 euro à la marque Française est de 50 centimes. Il n’a donc aucun problème pour le vendre 15 euros sur Alibaba.fr. Dans ce contexte, l’importateur français ne peut pas s’aligner sur le prix et disparaît à terme.

Je pense que ce dumping sur les prix va se généraliser à l’échelle Européenne, que tous les produits vendus sur Alibaba.fr vont être bradés à des niveaux de prix de plus en plus bas, ruinant l’ensemble des acteurs occidentaux de ce secteur.

La 2ème conséquence

La seconde conséquence est encore plus grave, c’est le processus que je vous ai décrit dans la première partie de cet exposé pour la vente de Services sur Internet.

Quand un industriel Chinois vend un produit 1 euro à une marque Française, c’est 1 euro qui quitte la France

Quand ce même industriel Chinois vend le même produit 15 euros sur Alibaba.fr, c’est 10 euros qui quittent la France une fois la TVA et les frais logistiques payés

Alibaba va donc multiplier par 10 la valeur des importations Chinoises, sans augmenter ni le volume d’importations, ni donner une contrepartie commerciale sous quelque forme que ce soit à la France.

Valorisation

Faisons un rapide petit calcul : La France a importé en 2017 pour 50 milliards d’euros de marchandises Chinoises.

Si Alibaba prend 10% de ce commerce, ce qui sera le cas dès la 1ère année, c’est une certitude, les 5 milliards d’euros qui représentent les 10% vendus en indirect en 2017 deviendront 50 milliards en direct sur Alibaba.fr en 2019.
Si Alibaba prend 20% de ce commerce, ce qui sera le cas dès la seconde année, la valeur des importations Chinoise sera supérieure à 100 milliards d’euros par an dès 2020.

Pour comparer, la collecte de l’impôt sur le revenu + de l’impôt sur les société est d’environ 140 milliards d’Euros / an. N’oublions pas que c’est la même caisse qui paye, c’est le fonds de roulement des entreprises et des ménages.

Ces achats sur Alibaba.fr ne seront pas payés par le budget de l’Etat qu’on finance chaque année par de la dette. Quand le fonds de roulement des ménages et des entreprises sera vide, la consommation s’arrêtera immédiatement.

Conclusion

Le déficit commercial avec la Chine était de 30 Milliards d’euros en 2017.

A cause d’Alibaba.fr, il va passer à 100 ou 150 milliards d’euros dans les 2 ou 3 ans qui viennent, entre 2019 et 2021, sans aucune augmentation du volume des importations.

En parallèle, le dumping sur les prix va tuer la plupart des industriels du secteur du jouet, des vêtements et de l’électronique grand public qui produisent majoritairement en Chine.

Rappelez vous ToysRus, le leader mondial de la distribution de jouets, qui a déposé le bilan en 2017, principalement à cause de la concurrence d’Amazon. Et le potentiel d’Alibaba pour casser les prix est très nettement supérieur à celui d’Amazon.

Et enfin pour terminer, regardez les conséquences de la crise en Europe. L’extrême droite est au pouvoir ou à sa porte en Italie, en Hongrie, en Autriche, en Allemagne, en France. Si j’ai raison, et j’espère avoir tord, Marine Le Pen a toutes les chances de prendre le pouvoir en 2022.

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Auteur de l'article : Jean François Boscher

Directeur Général MediasSociaux.fr

Jean-François Boscher
Jean François Boscher est expert en référencement naturel